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Joe Biden fait le bilan de ses 100 premiers jours devant le Congrès


Le président américain Joe Biden s'adresse à une session conjointe du Congrès sous le regard de la vice-présidente Kamala Harris (à g.) et de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi au Capitole à Washington, aux États-Unis, le 28 avril 2021.

Le président américain Joe Biden a exhorté mercredi le Congrès à agir sur toute une série de questions brûlantes dans un discours qui a abordé plusieurs thématiques dont la santé, l'économie, les relations internationales et les questions sociales.

M. Biden, qui est entré en fonction le 20 janvier, marque ce jeudi ses 100 premiers jours à la Maison Blanche.

Le discours, qui a duré un peu plus d’une heure, était la toute première sortie du 46e président devant les deux chambres du Congrès américain.

La cérémonie a été nettement différente des années passées : pour la première fois, les deux personnes assises directement derrière le président étaient toutes deux des femmes. Il s’agissait, en l’occurrence, de la vice-présidente Kamala Harris et de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.

L'événement s'est également distingué par le fait que seules 200 personnes environ étaient présentes en raison des restrictions mises en place pour contenir la propagation du coronavirus.

Coronavirus

Dès l’entame de son discours, le président Biden a vanté ses réalisations dans la lutte contre la pandémie de coronavirus.

"J'avais promis 100 millions de vaccins COVID en 100 jours, aujourd’hui nous avons fourni plus de 220 millions de vaccins", a-t-il précisé.

"Aujourd'hui, 90% des Américains vivent à moins de 8 km d'un centre de vaccination", a-t-il déclaré. "Ce soir, je peux dire que grâce à vous, le peuple américain, nos progrès contre la pandémie ont été l'une des plus grandes réussites logistiques que notre pays ait jamais connues", a-t-il souligné.

Emplois records

Autre sujet sur lequel le président américain a insisté : sa gestion de l'économie malmenée par la pandémie. Il a rappelé à l’auditoire que son administration a octroyé des aides financières à 160 millions d'Américains. Il s'est également attribué le mérite des prêts d'urgence accordés aux petites entreprises.

"Grâce au plan de sauvetage américain, nous sommes en passe de réduire de moitié la pauvreté des enfants en Amérique cette année", a-t-il déclaré.

Il a ajouté que son administration a facilité la création du plus grand nombre d'emplois dans ses 100 premiers jours que tout autre président américain de tous les temps.

Investir dans l’avenir

Son discours s'est également tourné vers l'avenir. Il a présenté son ambitieux plan d'infrastructures comme une passerelle vers la création d'emplois, la relance de l'économie et la préservation de l'environnement.

Sous des applaudissements, Joe Biden a soumis aux élus quelques nouvelles idées : l'augmentation du salaire minimum fédéral à 15 dollars, un plan de syndicalisation à l'échelle nationale, et la création d’une agence spécialisée pour la recherche sur le cancer.

Anticipant la résistance de l'opposition incarnée par le parti républicain, il a déclaré que son agenda fait le consensus parmi les Américains.

"De mon point de vue, ne rien faire n'est pas une option", a déclaré M. Biden. "Nous ne pouvons pas être tellement occupés à nous combattre les uns les autres au point d'oublier que nous sommes en compétition avec d'autres puissances mondiales", a-t-il ajouté en faisant référence à la Chine dont il a cité le président, Xi Jinping.

Racisme et fléaux sociaux

Abordant les questions sociales, Joe Biden a appelé les élus à l'aider à lutter contre le fléau du racisme dans le pays. Il a déclaré que des mesures devraient être prises le mois prochain pour coïncider avec le premier anniversaire de la mort de George Floyd, un citoyen américain de race noire mort l'an dernier lors d'une arrestation musclée. "Le pays soutient cette réforme, et le Congrès doit agir", a-t-il martelé.

Il a également demandé des lois pour aider à protéger les femmes contre la violence sexiste et pour mettre fin à la vente des armes à feu dites fantômes. Phénomène typiquement américain, il s’agit de fusils quasiment impossibles à répertorier car ils sont construits à la maison à partir de diverses pièces détachées sans numéro de série. "Aucun amendement à la Constitution n'est absolu", a-t-il ajouté, en faisant allusion au Second Amendement, qui consacre le droit individuel au port d’armes.

Comme le veut la tradition, un membre du parti de l'opposition a prononcé une anti-thèse immédiatement après le discours du président.

Cette fois, c'est au sénateur Tim Scott, un républicain représentant l'État de Caroline du Sud, qu'a incombé la tâche.

Seules 200 personnes au premier discours de Biden devant le Congrès
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