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Togo

Jimi Hope est parti à l'âge de 62 ans

Capture d'écran de la page Youtube de Jimi Hope dans la vidéo de sa chanson "MANOLEKEA".

La nouvelle est tombée tôt ce 5 août: l’artiste togolais Jimi Hope a quitté ce monde. L’homme était souffrant depuis quelques semaines et a été évacué en France pour des soins appropriés. Jimi Hope était à la fois artiste musicien, peintre et sculpteur.

Surnommé le Johnny Halliday togolais pour ses scènes enflammées, Jimi Hope vient de rejoindre l’autre rive à l’âge de 62 ans.

L’artiste togolais Jimi Hope est décédé à Paris
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Kangni Alem, écrivain togolais, 6 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Kangni Alem, écrivain togolais, 6 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Pour l’écrivain togolais Kangni Alem, Jimi Hope est parti trop tôt, malgré ses 45 ans de vie sur scène. "C’est un homme accompli qui s’en va au milieu des clameurs", a déclaré Kangni Alem, appelant les Togolais à ne pas pleurer Jimi Hope, mais plutôt célébrer son passage sur terre.

Des artistes et musiciens qui ont côtoyé l’homme ont passé en revue son répertoire lors d’une veillée ce mardi 6 août au domicile du défunt au quartier Novissi à Lomé.

Musiciens en prestation au domicile de Jimi Hope, 6 août 2019 (VOA/Kayi Lawson)
Musiciens en prestation au domicile de Jimi Hope, 6 août 2019 (VOA/Kayi Lawson)

Jean-Baptiste Gbadoé, batteur de Jimi Hope, a annoncé que tous les soirs, ils revisiteront les tubes de l’illustre disparu, jusqu’à son enterrement. "C’est notre manière à nous de lui rendre hommage, pour tout ce qu’il nous a donné", a-t-il indiqué.

Ces tubes ‘‘Aglan’’ ou encore ‘‘Agbébavi’’ tournent en boucle sur les radios et télévisions locales. Les bars et débits de boisson ne sont pas en reste.

Sur les statuts et profils sur les réseaux sociaux, les Togolais rendent hommage à leur idole. Sur Twitter, le président togolais Faure Gnassingbé, "salue la mémoire de l'illustre défunt", avant de poursuivre: [c’était] "un grand homme qui honore notre pays. Jimi Hope était un ami, un artiste contemporain accompli qui rend le peuple togolais fier de sa culture".

Eugène Atigan, promoteur culturel togolais, 6 aout 2019 (VOA/Kayi Lawson)
Eugène Atigan, promoteur culturel togolais, 6 aout 2019 (VOA/Kayi Lawson)

Jimi Hope est décrit par ses proches comme un homme très sensible. Eugène Atigan, un promoteur culturel, qui l’a côtoyé ces deux dernières décennies, dira: "Jimi Hope, c’est aussi un homme qui est très fragile. Quelqu’un est malade, vous annoncez cela à Jimi, tout de suite tu le vois abattu".

Il ajoute que l'artiste évacuait ses émotions à travers sa musique ou ses toiles. Celui qu’Eugène Atigan définit comme un libre penseur était un homme très anecdotique.

Jimi Hope n’est pas qu’un auteur-compositeur et chanteur. Il est aussi un excellent peintre et sculpteur. On pourra apprécier l’une de ses dernières œuvres "Le chemin de la paix", une énorme fresque qui tapisse les murs de l’aéroport international de Lomé, ou encore le rond-point de la Colombe-de-la-Paix dans la capitale togolaise.

Comme s’il prédisait sa mort, il fredonnait cet air quelques semaines avant son évacuation sur Paris. "I feel so sad... I feel like I'm going back home", ce qui donne en français "Je me sens triste, j'ai l'impression que je rentre chez moi".

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La Lomé Fashion Week célèbre l'Afrique, la prochaine frontière de la mode

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Le made in Africa mis en avant lors de Lomé Fashion Week

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Du 7 au 14 septembre, la quatrième édition de "Lomé Fashion Week (LFW)" s’est tenue dans la capitale togolaise.

Un évènement qui a connu la participation des stylistes venus du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Sénégal et du Togo, sous le thème "l’Afrique, la prochaine frontière de la mode".

Le clou de "Lomé Fashion Week" 2019 était la soirée, samedi 14 septembre, sur l’esplanade du palais des Congrès.

Quatrième édition de la Lomé Fashion Week
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Pour ce dernier défilé de Lomé Fashion Week 2019, les petits plats ont été mis dans les grands. Pas moins de 10 stylistes ont présentés des collections aussi diverses que variées avec comme point commun l’Afrique, sa mode et sa culture. Les stylistes ont rivalisé de création et d’originalité pour offrir au public un spectacle riche en couleur.

Tissu pagne, batik, raphia, fourrure, et cuir ont été agencé de façon harmonieuse pour des créations qui font ressortir la beauté de l’Afrique.

Fall Touré, promoteur de Lomé Fashion Week, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Fall Touré, promoteur de Lomé Fashion Week, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Le promoteur de Lomé Fashion Week, a présenté à l’occasion sa collection qu’il a baptisée "Afrique". Pour Fall Touré, c’est plus qu’un devoir de s’inspirer de la culture et du savoir-faire africain pour créer ses modèles.

"Je me bats pour l’Afrique. Je me bats pour les textiles africains. Je me bats pour valoriser tout ce que nous pouvons trouver chez nous pour faire de beaux vêtements alors il fallait que je sois un exemple", a-t-il dit, expliquant les motivations qui sous-tendent le nom de sa collection.

Le spectacle de deux heures a rassasié les amoureux de la mode qui ont fait le déplacement de l’esplanade du palais des congrès de Lomé. Ils sont unanimes sur la qualité du spectacle.

Victor Akpani, spectateur, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Victor Akpani, spectateur, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"J’ai apprécié toutes les collections qui ont été présentées. On a trouvé la soirée très cool", s’est exclamé Victor Akpani. Il est rejoint par Georges qui a également été satisfait par la soirée. "C’était une soirée riche en couleur, riche en création. Cette édition de la Fashion Week, nous l’avions appréciée et nous espérons surtout que les créateurs vont donner encore une fois le meilleur d’eux même pour les éditions à venir", a-t-il commenté.

Malgré l’apparent succès constaté par les spectateurs, le combat de Fall Touré, est loin d’être gagné, assure-t-il. Le promoteur du festival veut s’attaquer maintenant aux préjugés et aux terminologies.

Une mannequin défilant lors de la LFW 2019, à Lomé, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Une mannequin défilant lors de la LFW 2019, à Lomé, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"Le terme 'mode africaine', je n’aime pas. Je préfère qu’on dise la mode made in Africa, la mode faite en Afrique. Mais quand on dit mode africaine, vous ghettoïsez l’Afrique, vous ghettoïsez les stylistes africains, parce que le blanc qui entend va croire que c’est une mode faite seulement que pour les africains", s'est indigné Fall Touré. Le créateur en est persuadé : "Les Africains aussi peuvent habiller le monde entier".

Quatrième édition de la Lomé Fashion Week

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Des élèves togolais mis à contribution contre la pollution du plastique

Les participants à la colonie verte à Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Une vingtaine d’enfants ont été sensibilisés sur la pollution du plastique pour mieux protéger l’environnement dans le cadre de la première édition de "colonie verte" à Lomé.

La pollution du plastique, les menaces sur l’environnement et le recyclage : ce sont des sujets abordés lors de la première édition de la "colonie verte".

Une journée d’échange au cours de laquelle les enfants ont pu mieux comprendre le danger que constitue la pollution des plastiques sur l’environnement.

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique
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"On a appris que chaque année, il y a 8 millions de tonnes de plastique qui tombent dans la mer et que des scientifiques ont estimé que d’ici à 2050, il y aura plus de déchets dans la mer que de poissons", a retenu Kylian, 9 ans, élève de CM1.

Son ainé de 3 ans, Jean-Bruno, réfléchit à des solutions. "Je vais faire une campagne pour dire à tout le monde de ne pas jeter les ordures par terre. A l’école, on va faire des poubelles pour les mettre dans la rue", a-t-il confié à VOA Afrique.

Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Agés de 4 à 12 ans, les enfants constituent une cible privilégiée pour une meilleure protection de l’environnement, a indiqué Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", donnant ainsi les motivations du choix de cette frange de la population.

"On a voulu faire une classe verte parce qu’on s’est dit qu’il fallait associer les enfants à l’écologie. Et de plus, ce sont les adultes de demain. Donc il est important de les former dès tout petit à l’écologie et les sensibiliser aux méfaits et au danger du plastique", explique Christelle Sélom.

A la fin de la colonie verte une mission a été confiée aux enfants. "Les sachets que vous avez dans votre environnement : ne les jetez plus dans la rue. Essayez de les jeter dans la poubelle. Essayez d’en parler autour de vous, à l’école, à vos parents pour sensibiliser toute la société togolaise", a insisté Mme Sélom.

Isis Noor Yalagi, entretenant les enfants sur la pollution du plastique, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Isis Noor Yalagi, entretenant les enfants sur la pollution du plastique, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Isis Noor Yalagi, qui a expliqué la pollution du plastique aux enfants estime qu’il est temps que l’écologie rentre dans les mœurs africaines. "Il est important aujourd’hui qu’à l’école, on commence à parler du plastique aux enfants. On va parler de la déforestation, on va parler d’une agriculture saine", soulignant "tout ça, c’est de l’écologie", a détaillé Mme Yalagi.

"Il est important que cette éducation rentre dans les mœurs de nos enfants comme apprendre, lire et compter", a-t-elle soutenu avant d’avertir que "si nous ne menons pas cette démarche pour que les habitudes changent au niveau de nos enfants, nous disparaîtrons".

Aristide Mensah, parent, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Aristide Mensah, parent, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Aristide Mensah a inscrit ses enfants à cette "colonie verte" pour renforcer leur vision sur les défis environnementaux. "C’est une opportunité pour les enfants de participer à quelque chose qui va édifier leur conscience surtout qu’en ce moment, il y a l’Amazonie qui est en train de partir en fumée. Je pense que c’est l’une des raisons qui m’a le plus motivé à venir avec les enfants", a laissé entendre M. Mensah.

Au cours de cette "colonie verte", les enfants ont pu produire différents objets à partir des bouteilles et couverts en plastique.

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique
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