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Togo

Jean-Pierre Fabre de nouveau candidat à la présidentielle togolaise

Lors du congrès de l’ANC, à Lomé, le 18 octobre 2019. (VOA/Kayi Lawson)

L’Alliance nationale pour le changement de Jean-Pierre Fabre a tenu ce week-end à Lomé, son 2e congrès ordinaire. En plus du renouvellement des instances dirigeantes du parti, le congrès a investi son président comme candidat à la présidentielle de 2020.

Jean-Pierre Fabre est candidat pour la troisième fois, au moment où tout le monde se demande si Faure Gnassingbé va rempiler pour un 4e mandat.

C’est dans un discours qui pourrait s'intituler "J’accepte" que Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC a accepté d’être candidat de son parti à la présidentielle de 2020.

Jean-Pierre Fabre candidat pour la présidentielle de 2020
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"J’accepte la mission que vous me confiez. J’accepte d’être le porte-étendard de l’ANC et de l’ensemble des populations togolaises qui ont toujours soutenu notre combat", a-t-il déclaré devant le Congrès.

"J’accepte d’être le porte-étendard pour bâtir avec vous un Togo réconcilié avec lui-même, un Togo libre, digne et prospère. J’accepte d’être le porte-étendard pour restaurer avec vous l’état de droit, la démocratie et la bonne gouvernance dans notre pays. J’accepte d’être le porte-étendard pour réaliser avec vous l’alternance et le vrai changement, que le peuple togolais appelle de tous ses vœux. Oui, j’accepte d’être le porte-étendard de la victoire des Togolaises et des Togolais en 2020", a-t-il dit dans son allocution.

Quelques congressistes à Lomé, le 18 octobre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Quelques congressistes à Lomé, le 18 octobre 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Pour le candidat Jean-Pierre Fabre, "le plus grand programme au Togo, concerne l’instauration de l’Etat de droit".

"Si vous ne mettez pas en place l’état de droit, aucun investisseur, digne de ce nom, ne viendra engager ses capitaux au Togo. Donc première chose, il faut instaurer un état de droit qui attire les investisseurs et qui permet aux populations de vivre en sécurité", a-t-il détaillé.

Avec une élection à deux tours, l’opposition togolaise ne se focalise plus sur une éventuelle candidature unique. Le combat actuel est axé sur des réformes pour de meilleures conditions électorales.

David Dosseh, au congrès de l’ANC, Lomé, le 19 octobre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
David Dosseh, au congrès de l’ANC, Lomé, le 19 octobre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"2020 doit être une année incontournable de la victoire du peuple togolais. Cela signifie que nous devons nous battre pour obtenir un minimum de conditions. Nous n’irons pas aux élections dans n’importe quelles conditions", a laissé entendre le professeur David Dosseh, coordonnateur du front citoyen Togo debout.

"Nous allons obliger le pouvoir à accepter un minimum de conditions qui puisse nous garantir la vérité des urnes", a ajouté cet acteur de la société civile.

Pour pouvoir arracher des conditions pour une élection transparente, il faut relever le défi d’une unicité d’action des forces dites démocratiques, suggère la coordinatrice de la coalition politique C14, Brigitte Adjamagbo-Johnson.

"C’est ensemble que les forces démocratiques doivent aller chercher les conditions de transparence des élections. Il n’est plus question qu’on organise dans notre pays une parodie d’élection. C’est tout un défi, un grand défi", a-t-elle indiqué, devant des centaines de militants de l’ANC, tous vêtus d’orange, la couleur du parti.

La présidentielle de 2020 devrait se faire sans Faure Gnassingbé, insiste Jean-Pierre Fabre.

"Le chef de l’Etat, dont le père a modifié la constitution pour qu’il en profite, est à son 3e mandat. Et qu’il compte briguer un 4e mandat, et je lui dis Stop", a dit en substance celui qui est candidat pour la troisième fois à la magistrature suprême au Togo.

"Ce ne sont pas les artifices juridiques ou constitutionnels, ou encore l’invocation de dispositions constitutionnelles qui comptent. Mais plutôt l’addition des mandats. Monsieur Faure Gnassingbé en a déjà fait 3, il ne peut pas raisonnablement penser faire un 4e mandat", a expliqué le candidat de l'ANC.

Pour son investiture, Jean-Pierre Fabre a reçu de son parti, une bougie allumée, qui est l’emblème du parti, le drapeau togolais et une sculpture en bois du Togo.

La présidentielle devrait se tenir au 1er trimestre 2020. Les Togolais attendent que le président sortant, Faure Gnassingbé, se prononce sur son avenir politique, c’est-à-dire s’il sera candidat à sa propre succession pour un 4e mandat.

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La présidentielle est fixée au 22 février 2020

La présidentielle est fixée au 22 février 2020
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La présidentielle fixée au 22 février 2020 au Togo

Le président Faure Gnassingbé lors d'un sommet à Abuja, le 16 décembre 2017.

L’élection présidentielle au Togo, à laquelle Faure Gnassingbé devrait être candidat pour un quatrième mandat, se tiendra le 22 février 2020, a annoncé le gouvernement dans un décret pris en conseil des ministres.

Le décret publié jeudi soir "fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle au 22 févier 2020". Si aucun des candidats n'obtient de majorité à plus de 51%, un second tour sera organisé.

"Les bureaux de vote sont ouverts de 07H00 à 16H00 (heure locale et GMT) sur toute l’étendue du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les ambassades retenues pour le vote des Togolais vivant à l’étranger", indique le texte.


C’est la première fois que la diaspora togolaise votera, suite à une loi votée le 5 novembre par l’Assemblée nationale.

D’autres décrets ont été adoptés par le gouvernement en conseil des ministres et portent sur l’ensemble du processus électoral. Ainsi, la campagne électorale pour ce scrutin sera ouverte le jeudi 6 février pour prendre fin le jeudi 20 février.

Les forces de défense et de sécurité iront aux urnes 72 heures avant la date du scrutin général, une vieille tradition au Togo afin de leur permettre d’assurer la sécurité le jour du vote.

Plusieurs partis d'opposition et des responsables de la société civile, dont les évêques du Togo, ont demandé le 13 novembre la "suspension" du processus électoral et l'ouverture d'un dialogue avec le pouvoir pour permettre la recomposition de la Cour constitutionnelle, l'établissement d'un fichier électoral fiable et le réaménagement de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Le président Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après avoir succédé à son père, devrait être candidat à un quatrième mandat, malgré de nombreux appels de l'opposition à la démission.

Début mai, les députés togolais avaient voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d'une immunité à vie "pour les actes posés pendant les mandats présidentiels".

Ces dernières semaines, plusieurs associations proches de l’Union pour la République (Unir) au pouvoir), ainsi que certains cadres de ce parti, ont ouvertement invité Faure Gnassingbé à briguer un quatrième mandat.

"Nous appelons notre champion Faure Gnassingbé à être candidat à la présidentielle de 2020. Il est aujourd’hui l’homme de la situation. C’est lui qui peut gouverner notre pays dans la paix", a déclaré mercredi Noël de Poukn, président de la Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure (NJSPF), lors d’un meeting de ce mouvement.

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Gendarmes agressés au Togo : 18 assaillants présumés interpellés

Des policiers sur une route à Lomé, Togo, 6 septembre 2017.

La police togolaise a arrêté 18 personnes soupçonnées d’avoir participé le 23 novembre à des agressions contre des gendarmes à Lomé et à Sokodé, dans le centre du pays, a indiqué mardi le directeur de la police.

Des individus armés de machettes et de gourdins avaient attaqué des gendarmes à Agoè, dans la banlieue nord de Lomé, et à Sokodé, blessant cinq gendarmes dont un a depuis succombé à ses blessures.

"L’enquête nous a permis à ce jour d'interpeller 18 personnes : 15 à Lomé, 2 à Sokodé et 1 à Sogankopé (Ghana). Elles appartiennent à un mouvement dénommé +Tigre révolution+, créé il y a environ un an par un Togolais résidant en Belgique", a déclaré le directeur de la police, le lieutenant-colonel Yaovi Okpaoul, devant des journalistes.

Selon lui, les membres du mouvement sont recrutés lors des réunions du Parti National Panafricain (PNP), l’un des principaux partis de l’opposition dont le leader, Tikpi Atchadam, vit en exil et dit craindre pour sa sécurité.

Le PNP est le parti à l'origine de récentes grandes manifestations contre le régime.

Les 18 présumés assaillants ont été présentés aux journalistes ainsi que des machettes, gourdins et amulettes saisis lors des perquisitions.

Ces nouveaux heurts et arrestations interviennent à quelques mois de la présidentielle prévue début 2020.

Le président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après avoir succédé à son père, devrait être candidat à un quatrième mandat, malgré de nombreux appels de l'opposition à la démission.

Début mai, les députés togolais avaient voté une révision constitutionnelle qui permet au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, et de bénéficier d'une immunité à vie "pour les actes posés pendant les mandats présidentiels".

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