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Israël participera à l'Exposition universelle de 2020 à Dubaï

Hamad Buamim, directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Dubaï (DCCI) à Dubai, le 1er novembre 2017.

Au moins 192 pays participeront à l'Exposition universelle de 2020 à Dubaï, ont annoncé jeudi les organisateurs, tandis qu'à Paris, le Bureau international des expositions a indiqué qu'Israël a été invité par l'émirat arabe du Golfe.

A Jérusalem, le ministère des Affaires étrangères a confirmé la participation de l'Etat hébreu. "Nous sommes enchantés de faire partie de cette entreprise commune", a-t-il souligné.

"Nous avons invité tous les pays du monde sans exception, conformément à notre engagement à faire d'Expo 2020 Dubaï un événement et une plateforme véritablement internationale pour toute l'humanité", a déclaré un porte-parole officiel à Dubaï, dans un communiqué.

Expo 2020 Dubaï sera "l'exposition la plus inclusive et internationale jamais organisée", a-t-il dit en rappelant que depuis plus de 170 ans, les Expositions universelles sont des événements "apolitiques".

Peu auparavant, à Paris, Vicente G. Loscertales, secrétaire général du Bureau international des expositions (BIE), a indiqué qu'en invitant l'ensemble des pays du monde, "y compris l'Etat d'Israël", à participer à cet événement, les organisateurs de l'Expo 2020 "reflètent véritablement l'esprit universel des Expositions".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué cette invitation, estimant qu'elle était "une nouvelle fois la preuve qu'Israël a le vent en poupe dans le monde et la région" du Moyen-Orient, selon un communiqué de son bureau.

Dubaï est l'un des sept émirats de la fédération des Emirats arabes unis, un pays qui n'entretient pas de relations diplomatiques avec Israël. Cependant, les Emirats ont accueilli récemment plusieurs ministres israéliens à un moment où des pays du Golfe partagent la même inquiétude que l'Etat hébreu vis-à-vis de l'Iran.

Expo 2020 commencera le 20 octobre de l'année prochaine et se poursuivra jusqu'au 20 avril 2021.

Les précédentes Expositions universelles de Milan en 2015 et de Shanghai en 2010 ont attiré respectivement quelque 21,5 millions et 73 millions de visiteurs.

Le gouvernement de Dubaï a déjà dépensé plus de 40 milliards de dollars (35,9 milliards d'euros) dans de grands projets d'infrastructure liés à l'Expo, y compris une nouvelle ligne de métro de 2,9 milliards de dollars, et l'agrandissement de l'aéroport international d'Al Maktoum, près du site de l'Expo 2020.

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De l'art pour valoriser l'Afrique

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Les enseignants du public mettent fin à leur grève

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Fin de la grève des enseignants du public

Un accord a été trouvé pour stopper la grève des syndicats de la santé, à Bamako, Mali, le 16 avril 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Le gouvernement malien et les syndicats de l'Education nationale, dont la grève faisait planer le spectre d'une "année blanche", ont signé un accord prévoyant la reprise des cours dès lundi matin, ont annoncé les deux parties.

Depuis plusieurs mois, les enseignants déclenchent des mots d'ordre de grève très suivis, qui ont notamment entraîné des manifestations de professeurs et d'étudiants.

L'accord en dix points a été conclu au cours d'une rencontre sur la crise scolaire samedi avec le Premier ministre Boubou Cissé.

"Nous avons décidé de mettre fin à la grève. Les cours reprendront lundi 20 mai sur tout le territoire national", a déclaré à l'AFP Adama Fomba, responsable d'un des huit syndicats d'enseignants signataires du procès verbal de conciliation avec le gouvernement.

Cet accord, consulté par l'AFP, prévoit notamment l'octroi aux enseignants d'une prime de logement et d'une prime de documentation, ainsi que "l'adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant" en Conseil des ministres.

Selon un communiqué du gouvernement, les parties sont notamment convenues de "20.000 FCFA (environ 30 euros) de majoration de l'indemnité de résidence".

"Il n'y a ni perdant, ni gagnant, c'est le Mali qui gagne. La fin de cette grève permettra à nos enfants de reprendre le chemin de l'école, et aux enseignants de jouer leur rôle", a déclaré à l'AFP le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko.

Auparavant, les cheminots maliens de la voie ferrée Dakar-Bamako, avaient repris le travail le 13 mai après presque cinq mois d'arrêt, dont un mouvement de grève de la faim, pour le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires.

"Pour Sama": le témoignage bouleversant d'une jeune mère à Alep, caméra au poing

Lupita Nyong'o lors du 68e festival internationational du film de Cannes, le 13 mai 2015.

Malgré les bombardements, un jeune couple syrien décide de rester avec leur bébé dans Alep assiégé et dévasté. Elle pour filmer, lui pour soigner. Un choix que Waad al-Kateab tente d'expliquer dans un documentaire qui a arraché des larmes aux spectateurs cannois.

"Pour Sama", le nom de sa petite fille, "sera à n'en pas douter un des chocs de cette sélection", avaient prédit les organisateurs du festival, qui ont vu juste.

Présenté en séance spéciale, le documentaire, coréalisé avec Edward Watts, a fait l'effet d'un électrochoc et se pose en candidat sérieux à l'Oeil d'or qui récompense depuis 2015 un documentaire à Cannes, toutes sections confondues.

"Le film est pour expliquer à Sama le choix incroyablement difficile que nous avons dû faire", explique Waad al-Kateab, qui n'a pas encore 30 ans. Celui de rester en Syrie pendant la période la plus meurtrière du conflit, dans l'hôpital où exerce son mari Hamza, cible des bombardements.

Sorte de lettre adressée à sa fille reprenant des vidéos extrêmement fortes qu'elle a tournées dans la rue ou à l'hôpital, "Pour Sama" suit le parcours de Waad, d'étudiante à femme mariée puis mère.

En 2011, ce petit bout de femme étudiait le marketing à l'université d'Alep, ayant abandonné l'idée d'être journaliste. Trop dangereux, avaient décrété ses parents. "Tout a changé quand ont commencé les premières manifestations" contre le régime de Bachar el-Assad, réprimées dans le sang.

"Dans les journaux télévisés, on ne parlait pas de manifestants, mais de terroristes. A l'université, il n'y avait pas de médias pour expliquer la situation. L'idée était de prendre son téléphone et de documenter ce qu'on voyait", explique-t-elle, lors d'un entretien sur la Croisette.

A partir de 2012, quand la ville est coupée en deux, entre l'est tenu par les rebelles et l'ouest sous contrôle gouvernemental, elle met la main sur sa première caméra.

- "N'importe qui ferait la même chose" -

Le virus ne va pas la quitter. Waad enregistre tout: les bombardements comme les babillements de son nouveau-né, les arrivées de blessés comme la naissance d'un bébé apparemment mort-né ou deux garçonnets pleurant leur jeune frère décédé. Des vidéos qui lui vaudront plusieurs récompenses, notamment le trophée télévision au festival de Bayeux des correspondants de guerre en 2017.

"Quand j'ai montré le film aux gens qui étaient avec nous à Alep, ils m'ont tous dit: c'est notre histoire, ce qui m'a convaincu que ce par quoi j'étais passé pour le réaliser valait le coup".

Caméra au poing, elle filme également son retour incroyablement périlleux à Alep en juillet 2016, avec son bébé, après un aller-retour de quelques jours en Turquie, pour voir son beau-père malade.

"Nous avons vécu avec les gens (que l'on voit dans le documentaire) pendant cinq ans, nous avons partagé des expériences notamment les bombardements. Sachant utiliser une caméra et ayant des contacts avec des chaînes étrangères, je pouvais faire beaucoup pour mettre un coup de projecteur sur la situation à Alep", souligne-t-elle, comme une évidence. "N'importe qui ferait la même chose".

De ses cinq années, elle a accumulé des centaines d'heures d'images. Elle en a partagé une petite partie sur internet en prenant soin de cacher son identité, par peur d'être arrêtée.

"Je suivais ses vidéos sur Channel 4. Quand je l'ai rencontrée début 2017, ce fut un véritable choc. On était dans un pub à Londres et je me disais +c'est elle, Waad ?+. Je m'attendais à une personne plus guerrière", se souvient Watts, qui a travaillé pendant deux ans pour mettre sur pied le film.

Car quand la ville est tombée au main du régime en décembre 2016, Waad, Hamza et Sama sont contraints de quitter le pays. Ils sont aujourd'hui installés à Londres et Waad travaille pour Channel 4.

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