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Djibouti

Djibouti s'oppose à l'arbitrage de son litige avec Dubaï

L'entrée principale de la zone de libre échange internationale de Djibouti après la cérémonie d'inauguration, le 5 juillet 2018.

La présidence djiboutienne a affirmé qu'elle refusait d'accepter la décision de la Cour internationale d'arbitrage de Londres qui lui a donné tort dans son différend avec Dubaï sur le terminal de conteneurs de Doraleh.

Selon un communiqué du gouvernement de Dubaï jeudi, la cour a déclaré "illégale" la saisie par le gouvernement de Djibouti de ce terminal et confirmé la "validité de l'accord de concession et son caractère contraignant".

"La République de Djibouti n'accepte pas cette sentence qui consiste à qualifier d'illégale la loi d'un État souverain", a répliqué vendredi la présidence djiboutienne dans un communiqué.

Fin février, Djibouti avait résilié le contrat de concession du terminal de Doraleh attribué à Dubaï Ports World (DP World), l'un des grands acteurs mondiaux de la gestion des ports, estimant que ce contrat contrevenait à la souveraineté nationale du pays.

Ce terminal, exploité depuis 2006 par DP World sur la base d'une concession de longue durée, est essentiel pour l'approvisionnement de l'Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d'Afrique.

>> Lire aussi : Dubaï dit avoir eu gain de cause dans le différend avec Djibouti

Le gouvernement de Dubaï, majoritaire dans le capital de DP World, avait estimé que la saisie du terminal était illégale et s'était tourné vers la Cour internationale d'arbitrage de Londres qui lui a donné raison.

Djibouti maintient que la résiliation du contrat est "conforme au droit international" et qu'elle est de surcroît protégée par une loi adoptée en novembre 2017 "visant à protéger les intérêts fondamentaux de la Nation".

"De fait, la sentence (de la cour d'arbitrage) semble considérer que les stipulations du contrat de concession (...) sont au dessus de la loi djiboutienne. Elle ne fait aucun cas de la souveraineté de la République de Djibouti et ne tient pas plus compte des règles du droit international", estime Djibouti.

La présidence ajoute que les démarches actuelles de DP World sont vouées à l'échec et que "dans cette affaire, seule une issue indemnitaire équitable, conforme aux principes du droits international, est envisageable".

>> Lire aussi : La Somalie rejette un accord sur le port de Berbera au Somaliland

En 2014, le gouvernement de Djibouti avait mis en cause le contrat en accusant DP World d'avoir versé des pots-de-vin à un responsable des ports du pays pour obtenir une concession de 50 ans.

Outre ces accusations, Djibouti reproche plus généralement à DP World des volumes d'activité du terminal décevants malgré un environnement favorable dans ce secteur de l'import-export.

Le gouvernement djiboutien conteste aussi le fait que, malgré ses 66% de participation dans le terminal (le reste étant détenu par DP World), c'est la société de Dubaï qui en contrôle la gouvernance selon le contrat de concession.

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De Nixon à Djibouti, chronique d'une amitié sino-américaine ratée

Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping lors de leur réunion bilatérale en marge du sommet du G20 à Osaka, Japon, le 29 juin 2019. (Photo by Brendan Smialowski / AFP)

Le gouvernement chinois a publié jeudi une note qui réfute les accusations des États-Unis selon lesquelles Pékin ne respecterait pas les règles du monde civilisé.

"La Chine est le seul pays qui, au cours des dernières décennies, est devenu la deuxième économie mondiale sans recourir à la guerre, au colonialisme ou à l'esclavage", lit-on dans une vignette publiée sur Twitter par Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères. Les États-Unis, en revanche, précise la note, "ont mené des guerres et des opérations militaires injustifiées en Irak, en Libye, en Syrie, en Afghanistan et dans d'autres pays... causant plus de 800 000 morts".

Cette dénonciation montre à suffisance l’escalade des tensions entre les deux puissances économiques et militaires. Des tensions dont l’un des temps forts reste la fermeture d'un poste diplomatique et l'arrestation réciproque de ressortissants de leurs pays respectifs.

Mercredi Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, avait tweeté via le Département d'Etat que "la Chine s'efforce de faire reculer la liberté à travers le monde".

Pour sa part le président Donald Trump, qui ne mâche pas ses mots, a une fois de plus utilisé l'expression "virus chinois" lors d'un point de presse sur le nouveau coronavirus, un virus qui avait été détecté pour la première fois dans la province chinoise de Hubei.

A vrai dire, la rivalité entre les deux pays s’étend sur plusieurs domaines. Les deux pays sont en désaccord sur les thématiques aussi diverses que les règles du commerce mondial, la protection de la propriété intellectuelle, l’espionnage industriel et la technologie, les droits humains, ou encore les pratiques religieuses et le recours à la force militaire.

Avec la fermeture du consulat chinois à Houston mardi, l'opinion publique chinoise exige des représailles par la fermeture d'un poste diplomatique américain, de préférence le consulat américain à Hong Kong, selon le quotidien South China Morning Post.

Le journal ajoute que les autorités chinoises, pour ne pas perdre la face, devront probablement faire un geste de réciprocité, mais pas à Hong Kong. Selon le journal, les autorités chinoises viseraient plutôt le consulat américain à Chengdu, dans la province de Sichuan, en raison de sa proximité avec le Tibet, cher aux Américains.

De Nixon à Djibouti

Pourtant les relations entre Washington et Pékin n'ont pas toujours été tendues.

En fait, les deux pays se sont quasiment ignorés pendant une grande partie de leur histoire mutuelle. Tout a pris fin en février 1972, lorsque le président Richard Nixon a effectué un voyage officiel à Pékin. Une première pour un président américain en exercice.

En 2002, un autre président américain, George W. Bush, débarque à Pékin à l'occasion du 30e anniversaire du voyage de M. Nixon. Un an auparavant, le successeur de Bill Clinton avait donné le feu vert à l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce, ouvrant ainsi la voie à une relation commerciale plus approfondie.

Aujourd'hui, les choses ont pris une tournure décidément conflictuelle.

En Afrique, la rivalité entre la Chine et les États-Unis s'est étendue au domaine militaire, les deux pays ayant établi des bases à Djibouti.

Pour l'heure, le bras de fer est exacerbé par le calendrier électoral aux États-Unis. Le président Trump, déjà en perte de vitesse dans les sondages pour le scrutin de novembre, ne peut pas se permettre de paraître faible. Il est donc condamné à réaffirmer son message de "l’Amérique d’abord".

Selon le Christian Science Monitor, que M. Trump soit réélu ou non, les tensions entre les deux superpuissances ne disparaîtront pas d’ici peu.

Djibouti accueille des pourparlers sur le Somaliland

Des femmes défilent en procession pour célébrer le 25e anniversaire de l'indépendance proclamée du Somaliland, à Hargeisa, Somalie, le 18 mai 2016. (Photo AP)

Djibouti a accueilli dimanche les pourparlers entre le gouvernement central de la Somalie et les représentants de l'Etat du Somaliland.

La veille, c’est le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh, qui l’avait annoncé sur son compte Twitter.

“Je présiderai demain à Djibouti, une réunion entre le Président Mohamed Abdullahi Farmajo et le Président Moussa Bihi Abdi pour assurer le suivi des efforts de médiation entre les deux peuples frères”, a écrit le chef de l’État djiboutien.

Le Premier ministre de l’Éthiopie voisine, Abiy Ahmed, a également été invité, a précisé le président Guelleh.

La région du Somaliland cherche depuis environ quatre décennies à se détacher du reste de la Somalie.

Un peu comme dans la crise des zones anglophones du Cameroun, le cas du Somaliland remonte à la colonisation.

Ancien protectorat britannique, le Somaliland a obtenu son indépendance en 1960, mais quelques jours plus tard, il a rejoint la Somalie. Mais en 1991, après des années de guerre avec le gouvernement de Mogadiscio, il a déclaré son indépendance du reste du pays. Mais ni le gouvernement central ni les autres pays ne le reconnaissent comme un pays souveran.

Depuis, le froid persiste entre les dirigeants de la région et ceux de Mogadiscio. Et pour cause : le Somaliland jouit d’une autonomie de gestion, avec un gouvernement fonctionnel et un climat hors conflit. En contraste, Mogadiscio la capitale et les zones environnantes sont un bastion d’insécurité.

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé "Farmajo", "s'est engagé à déployer tous les efforts possibles pour mener des discussions fructueuses avec le Somaliland", a déclaré le porte-parole présidentiel Abdinur Mohamed Ahmed dans un communiqué.

L'ordre du jour n'a pas été rendu public.

Ce seront les premiers entretiens officiels entre Farmajo et le président du Somaliland Musa Bihi, après qu'Abiy ait organisé une réunion informelle en février.

"La délégation du Somaliland aura l'occasion de présenter au monde que le Somaliland a droit à sa souveraineté", a écrit le ministère des affaires étrangères du Somaliland sur Twitter.

Ce n’est pas la première fois qu’une tentative de médiation a lieu.

Lors des précédents cycles de négociations entre 2012 et 2015, les deux parties ont progressé sur des questions pratiques de coopération, telles que la gestion de l'espace aérien, "mais n'ont pas réussi à combler le fossé sur la question fondamentale du statut du Somaliland", lit-on dans un rapport de l'International Crisis Group, datant de 2019.

Un résident de Minneapolis d'origine djiboutienne distribue à manger

Un résident de Minneapolis d'origine djiboutienne distribue à manger
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Les autorités djiboutiennes repoussent d'une semaine l'allègement du confinement

Ismael Omar Guelleh, le président de Djibouti, aux Nations unies, New York, le 24 septembre 2011. Il est au pouvoir depuis 1999. (Photo: AP/David Karp)

Le gouvernement de Djibouti, pays de la Corne de l'Afrique qui abrite d'importantes bases militaires étrangères, a prolongé dimanche jusqu'au 17 mai le confinement pour lutter contre le coronavirus, après en avoir annoncé l'allégement progressif.

"Le gouvernement par la voix du Premier ministre (Abdoulkader Kamil Mohamed, NDLR) aujourd'hui a décidé de prolonger d'une semaine encore le confinement jusqu'au 17 mai", a écrit le ministre des Affaires étrangères Mahmoud Ali Youssouf sur Twitter.

Cette décision a été prise "à l'instant", les conditions n'étant pas encore réunies pour assouplir le confinement, a-t-il souligné.

Quelques heures auparavant, le même ministre avait pourtant annoncé sur Twitter "le processus de réouverture progressive du pays" à partir de lundi.

Sous conditions de "très strictes mesures de protection", comme le port du masque et la distanciation sociale, les transports collectifs vont reprendre et les lieux de culte seront officiellement autorisés à rouvrir, avait-il affirmé. En revanche, une réouverture des frontières n'était pas encore prévue à ce stade.


Avec près de 1.200 cas officiellement recensés pour environ 1 million d'habitants, Djibouti est le pays du continent qui en compte le plus grand nombre par rapport à sa population, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l'Union africaine.

Mais ces statistiques doivent être relativisées, car Djibouti a mené proportionnellement beaucoup plus de tests de dépistage que bien d'autres pays africains.

Le confinement imposé à Djibouti depuis le 23 mars est largement inappliqué, malgré l'annonce d'une "indemnité compensatrice" aux travailleurs et aux entreprises lésés par le confinement.

Djibouti lance une campagne de "dépistage massif" contre le covid-19

Une vendeuse de Khat porte un masque et des gants pour empêcher la propagation du coronavirus à Djibouti, le 26 mars 2020.

Le gouvernement de Djibouti a annoncé jeudi le lancement vendredi d'une campagne de dépistage massif du Covid-19, visant à effectuer 45.000 tests dans les jours à venir en recourant au porte-à-porte.

Ce dépistage massif consiste "à effectuer 5.000 tests par jour en porte-à-porte" pour atteindre "45.000 tests", a indiqué la présidence djiboutienne dans un communiqué.

Cette campagne ciblera en priorité "les quartiers populaires dans l'objectif de mesurer la contagion communautaire" et "les personnels essentiels dans les secteurs public et privé".

Ce dépistage massif doit permettre au gouvernement djiboutien d'affiner "la stratégie et les mesures à prendre face à cette crise sanitaire", ajoute le communiqué.

Selon les dernières données publiées jeudi, le petit pays de la Corne de l'Afrique de près d'un million d'habitants a effectué à ce jour quelque 13.400 tests qui ont permis de détecter 1.089 cas positifs. Deux personnes ont succombé au virus et 642 en ont guéri, toujours selon les autorités.

Faisant référence à une décrue du nombre de nouveaux cas constatée ces derniers jours, le ministère a toutefois appelé à la prudence jeudi: "la chaîne de transmission s'est certes ralentie mais elle reste encore active".

De fait, la situation demeure préoccupante et elle a récemment poussé le président Ismaël Omar Guelleh à durcir le ton, reconnaissant que le confinement imposé depuis le 23 mars était loin d'être respecté comme il conviendrait.

"Le confinement n'est pas respecté par tous et malheureusement beaucoup de nos compatriotes prennent encore cette maladie à la légère", a-t-il déploré dans un discours télévisé à la Nation.

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