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Djibouti

Dubaï dit avoir eu gain de cause dans le différend avec Djibouti

Des conteneurs au port polyvalent de Doraleh à Djibouti, le 4 juillet 2018.

​Le gouvernement de Dubaï a affirmé que son opérateur portuaire DP World a eu gain de cause devant la Cour d’arbitrage de Londres dans le conflit qui l'oppose à Djibouti à propos du terminal de conteneurs de Doraleh.

Cette cour a déclaré "illégale" la saisie par le gouvernement de Djibouti de ce terminal et confirmé la "validité de l'accord de concession et son caractère contraignant", a indiqué le bureau d'information du gouvernement de l'émirat de Dubaï dans un communiqué.

"DP World va maintenant réfléchir à ses options", a ajouté le communiqué.

Le gouvernement de Djibouti n'a pas encore confirmé ce jugement ou réagi à la déclaration de Dubaï, membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Le 23 février, Dubaï avait accusé le gouvernement de Djibouti d'avoir saisi "illégalement" le terminal de Doraleh exploité par DP World, l'un des grands acteurs mondiaux de la gestion des ports.

Le terminal est exploité depuis 2006 par DP World sur la base d'une concession de longue durée.

>> Lire aussi : Avec l'aide de Dubaï, le Somaliland veut faire de Berbera un port stratégique de la Corne de l'Afrique

Mais le gouvernement de Djibouti a mis en cause en 2014 le contrat en accusant DP World, majoritairement détenu par le gouvernement de Dubaï, d'avoir versé des pots-de-vin à un responsable des ports du pays pour obtenir une concession de 50 ans.

DP World, qui exploite 78 ports dans plus de 40 pays, a accru son intérêt pour la Corne de l'Afrique. Il a conclu en septembre 2016 une concession de 30 ans pour gérer le port de Berbera dans la république autoproclamée du Somaliland.

Le 1er mars, DP World et les gouvernements éthiopien et somalilandais ont signé un accord donnant à l’Éthiopie 19% des parts du port. DP World en conserve 51% et leSomaliland 30%.

Situé le long d'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, entre océan Indien et canal de Suez, Djibouti a inauguré en 2017 trois nouveaux ports et une ligne ferroviaire le reliant à l'Éthiopie, dans le cadre de son projet visant à devenir la plateforme commerciale de la région.

Djibouti accueille également la seule base militaire chinoise à l'étranger.

Avec AFP

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Djibouti: la police indexée pour son rôle dans les récentes violences

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh arrive pour une réunion à la 33e session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 10 février 2020.

La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a dénoncé le rôle de la police dans les violences qui ont conduit à la mort de plusieurs personnes début août à Djibouti, dans un rapport consulté jeudi par l'AFP.

Ce texte, daté de mardi et signé par Omar Ali Ewado, le président de la LDDH, évoque "une attaque coordonnée contre des civils", impliquant des policiers en civil et en uniforme, ayant visé le 1er août des "quartiers afar" de la capitale Djibouti-ville.

Afar et Issa sont deux des principales communautés djiboutiennes.

"Les policiers en civil aidés par des civils issa ont commencé à incendier des habitations. Les hommes et les femmes du quartier qui ont voulu éteindre le feu et empêcher les émeutiers ont été pris à partie par les policiers en tenue, qui ont tiré à balles réelles contre ces personnes innocentes", poursuit le rapport.

"La LDDH tient à préciser que contrairement aux affirmations des autorités gouvernementales, relayées par quelques médias, cet évènement (...) n'est pas intercommunautaire car la police était omniprésente et se trouvait à la pointe des combats contre les paisibles citoyens afar", ajoute-t-il, évoquant une "répression inouïe" ces derniers mois.

La LDDH estime que 15 personnes, en grande majorité des Afar, sont décédées et que 250 maisons ont été brûlées.

En réaction, des manifestations, réprimées par la police, ont eu lieu dans plusieurs localités dont Djibouti-ville et Tadjourah, ajoute le texte.

Fin juillet, en Ethiopie, des affrontements opposant Afar et Issa ont eu lieu dans la région Somali, près de la frontière sud de Djibouti.

Dimanche, à propos des événements djiboutiens, le Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, a dénoncé à la télévision des "barbaries perpétrées par des individus ignobles et inconscients, agissant sous le couvert d'un pseudo communautarisme".

Le 2 août, la procureure de Djibouti, Lamisse Mohamed Saïd, avait dénoncé des "actes criminels d'une extrême gravité". "Des maisons ont été incendiées, de manière intentionnelle, et l'on déplore malheureusement trois décès", avait-elle dit.

Des témoins avaient évoqué auprès de l'AFP une dizaine de morts, ainsi que des incendies de maisons issa et afar.

Ilot de stabilité dans une région troublée, le pays compte moins d'un million d'habitants et son régime à poigne, présidé depuis 1999 par Ismaël Omar Guelleh, n'observe que rarement des contestations.

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