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RDC

80% du matériel électoral part en fumée à Kinshasa

Un homme se dirige vers la fumée d'un incendie dans l'entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) le 13 décembre 2018 à Kinshasa.

Un incendie a détruit à Kinshasa 80% du matériel électoral destiné à la capitale, dont les controversées "machines à voter", au moment où les violences s'accentuent à travers la République démocratique du Congo avant la présidentielle du 23 décembre.

Un jeune garçon de 17 ans a ainsi été tué par balle jeudi à Mbuji-Mayi, au Kasaï, pendant qu'il attendait l'arrivée d'un des deux principaux candidats de l'opposition à la présidentielle, Félix Tshisekedi, annoncé en campagne dans son fief.

Incendie dans l’entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante à Kinshasa
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A Kinshasa, l'incendie d'origine criminelle a ravagé un entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), selon les autorités.

"Le feu a consumé le matériel destiné à 19 des 24 communes de Kinshasa", a déclaré dans une conférence de presse le président de Céni, Corneille Nangaa.

La capitale-province représente quelque 11% des inscrits dans toute la RDC avec 4,4 millions d'électeurs enregistrés.

Le feu a brûlé "près de 8.000 machines à voter sur les 10.368 prévues pour Kinshasa", a poursuivi M. Nangaa, qui s'est engagé à "garantir sans faille la poursuite du processus électoral" à Kinshasa.

"Ce qui était prévu comme surplus ou réserve (de matériel électoral), une partie va devoir être ramenée à Kinshasa pour son déploiement dans la capitale et couvrir près de 8.000 bureaux de vote".

Les machines à voter sont devenues l'un des enjeux de la campagne et des élections.

L'un des candidats de l'opposition, Martin Fayulu refuse l'utilisation de ces écrans tactiles qui doivent permettre aux électeurs de choisir leurs candidats et imprimer leur bulletin de vote.

La coalition politique autour du président sortant Joseph Kabila a accusé M. Fayulu d'inviter "ses militants et sympathisants à détruire le matériel électoral de manière à empêcher la Commission électorale d'organiser les scrutins du 23 décembre".

"A qui profite le crime ?", s'est interrogé au sujet de l'incendie sur Twitter l'un de ses soutiens au sein de la coalition Lamuka, Olivier Kamitatu.

- 'Larmes de crocodile' -

"Honte à ce régime #Kabila qui joue au Ponce Pilate, se lave les mains et verse des larmes de crocodile sur la perte du matériel d’une élection qu’il sait perdue d’avance !", a-t-il ajouté.

"Comment un dépôt aussi important, comment du matériel aussi important, peuvent être laissés ainsi à l'abandon, sans surveillance et être même incendiés?", s'est interrogé l'autre grand candidat de l'opposition Félix Tshisekedi, joint par l'AFP.

Il a mis en garde "le régime en place". "Depuis un certain temps, nous avons remarqué une montée de tensions dans le pays, manifestement destinée à raviver les passions", a-t-il ajouté.

L'incendie intervient alors que plusieurs personnes ont été tuées mardi et mercredi en marge des déplacements dans le Katanga (sud-est) de M. Fayulu. Et, ce jeudi matin, dans le centre du pays.

"Un jeune homme de 17 ans qui chantait parmi les militants de l'UDPS a été tué ce matin par un policier qui a ouvert le feu sur lui", a déclaré le responsable fédéral de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, le parti de M. Tshisekedi), Denis Kalombo.

Le décès a été confirmé par la société civile et d'autres observateurs présents sur le terrain.

Joint par l'AFP, le gouverneur du Kasaï-oriental Alphonse Ngoyi-Kasanji a déclaré qu'il attendait d'avoir tous les éléments de l'enquête pour se prononcer.

"Les forces de l'ordre sont déployées pour sécuriser (le candidat) avant, pendant et après son séjour et empêcher les troubles éventuels", a ajouté le gouverneur Alphonse Ngoyi-Kasanji sur Twitter. M. Tshisekedi n'était toujours pas arrivé à 14h00 GMT.

Les élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre doivent désigner le successeur du président Kabila, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat.

Un peu plus de 40 millions d'électeurs ont été enregistrés dans le plus grand pays d'Afrique centrale qui n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir.

Dans un rapport, une ONG congolaise, la Synergie des missions d'observation citoyenne des élections (Symocel) a recommandé au gouvernement de ne pas couper internet et les sms le jour du scrutin.

La Symocel a aussi demandé à la Céni d"’anticiper les contestations électorales" avec "la publication des résultats provisoires bureau de vote par bureau de vote".

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L'ONU promet son soutien dans l'exécution du mandat d'arrêt d'un chef de guerre congolais

Le juge président de la CPI, Robert Fremr, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

Les Nations unies ont promis mercredi leur soutien à l'exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice militaire congolaise à l'encontre d'un chef de guerre accusé d'atteintes aux droits de l'Homme et de violences sexuelles dans l'est de la République démocratique du Congo.

L'auditorat militaire a lancé le 7 juin un mandat d'arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa pour "participation à un mouvement insurrectionnel", "crime de guerre par recrutement d’enfants", et "crime contre l’humanité par viol", selon une information mercredi de Radio France internationale (RFI).

Déjà sous sanctions de l’ONU, des Etats-Unis et de la France qui ont gelé ses avoirs en 2018, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés dans la province du Nord-Kivu.

Ce groupe baptisé NDC-R mène des offensives contre divers groupes armés hutus.

Le chef de guerre est aussi accusé de se "substituer aux autorités locales" et de se livrer avec ses hommes "à des exactions graves sur les populations civiles", d'après le mandat d'arrêt consulté et authentifié par RFI.

"Nous allons accompagner la justice militaire congolaise pour pouvoir exécuter ce mandat", a précisé la porte-parole de la Monusco Florence Marchal lors de son point-presse hebdomadaire.

"Depuis le début de l'année, près de 300 allégations de violences sexuelles liées au conflit ont été rapportés dans le territoire de Masisi (un des territoires du Nord-Kivu). Le bureau conjoint des droits de l'Homme a vérifié 111 cas entre janvier et avril dernier, dont la moitié sont imputables au NDC-R", a ajouté la porte-parole.

La Monusco a qualifié le mandat d'arrêt de "développement positif pour la sécurisation de la province et la lutte contre l'impunité".

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