Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles
RDC

L'opposant Fayulu empêché de tenir un meeting à Lubumbashi


Les partisans du candidat à la présidence de l'opposition congolaise, Martin Fayulu, scandent des slogans alors qu'ils l'accueillent à l'aéroport international de N'djili à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 21 novembre 2018.

L'opposant congolais Martin Fayulu a affirmé qu'il avait été empêché de tenir mardi une réunion électorale à Lubumbashi à douze jours des élections prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo.

Sur les lieux prévus de la rencontre publique, la police a tiré pour disperser plusieurs centaines de personnes avant l'arrivée du candidat, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des gaz lacrymogènes ont été utilisés, selon le journaliste mais Martin Fayulu a accusé sur Twitter la police d'avoir tiré à "balle réelle".

Plus tôt dans la journée, des partisans de M. Fayulu avaient été dispersés à coups de gaz lacrymogène et par des jets d'eau chaude pendant qu'ils attendaient leur candidat près de l'aéroport de Lubumbashi.

Aucun bilan n'était disponible auprès de la police, qui a fait savoir à un correspondant de l'AFP que les opérations policières étaient encore en cours.

"Ils nous ont imposé un itinéraire", a déclaré sur Twitter le candidat affirmant que cet itinéraire les avait empêcher d'"arriver sur les lieux du meeting".

"Ils nous ont dirigé vers la résidence de +papa+ Kyungu", a-t-il ajouté, en référence au nom du chef de l'opposition locale.

Un des principaux soutiens de M. Fayulu est l'ex-gouverneur du Katanga et homme fort de Lubumbashi, Moïse Katumbi, en exil en Belgique.

Lubumbashi est aussi le fief du président sortant Joseph Kabila, où son "dauphin", le candidat de la majorité Emmanuel Ramazani Shadary, avait commencé sa campagne le 26 novembre.

M. Fayulu est le candidat d'une frange de l'opposition qui s'est constituée en plate-forme électorale "Lamuka" en novembre sur base d'un accord signé à Genève.

L'opposition est divisée entre M. Fayulu et Félix Tshisekedi, candidat du parti historique d'opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui a dénoncé l'accord de Genève 24 heures après l'avoir signé.

Les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont prévues le 23 décembre.

Un total de 21 candidats sont en lice pour cette présidentielle à un tour qui vise à élire le successeur de M. Kabila qui ne pouvait se représenter après deux mandats à la tête du pays.

Dimanche, M. Fayulu a affirmé qu'il n'avait pas pu se rendre à Kindu (nord-est) en raison d'affrontements entre ses partisans et des personnes se réclamant des forces de la majorité.

Des tensions ont été rapportées au Kasaï entre membres de la majorité et opposants de l'UDPS.

Voir les commentaires (14)

Ce forum a été clos.
XS
SM
MD
LG