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Huit responsables de journaux inculpés de "trahison" en Ouganda


Quelques personnes lisent l'exemplaire d'un journal à Kampala,, 25 février 2014.

Huit directeurs et rédacteurs en chef d'un groupe de tabloïds ougandais ont été inculpés de "trahison" pour la publication d'un article sur l'implication présumée du président ougandais Yoweri Museveni dans un complot contre le Rwanda, a assuré jeudi leur avocat.

Les huit hommes avaient été arrêtés mardi au cours d'une descente dans les locaux du groupe Pepper Publications visant le tabloïd en langue anglaise Red Pepper ainsi que plusieurs publications en langues locales appartenant au groupe.

Ils ont été inculpés mercredi soir de "trahison", passible dans ce cas d'une peine de sept ans de prison. Il leur est également reproché une "communication offensante" ainsi que d'avoir "perturbé la paix du président", a assuré à l'AFP l'un de leurs avocat Dickens Byamukama, qui ajoute que la date de première comparution de ses clients n'est pas connue.

Ces derniers sont détenus à la prison de Nalufenya, près de Kampala, et ont "nié les charges", a précisé l'avocat. Les personnes inculpées incluent le directeur exécutif du groupe Pepper Publications, Richard Tusiime, mais aussi des rédacteurs en chef et le directeur financier du groupe.

Un porte-parole de la police, Emillian Kayima, a confirmé les inculpations, sans pour autant les détailler.

L'article incriminé, publié lundi par des tabloïds du groupe Pepper Publications reprenant un article paru plus tôt dans des médias rwandais, affirme que le président Museveni complote pour renverser son homologue rwandais Paul Kagame.

Mercredi, le porte-parole Emillian Kayumi avait qualifié cet article de "faux". "La police a ouvert une enquête concernant les affirmations et insinuations graves contenues dans cet article qui a de sérieuses implications sur la stabilité et la sécurité régionales", avait-il dit.

Jeudi, pour la deuxième journée consécutive, les tabloïds de Pepper Publications étaient absents des kiosques. Selon l'avocat Byamukama, leurs locaux ont été bouclés par les forces de l'ordre.

Avec AFP

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