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Grève des taxis contre les "tracasseries de la police" et le prix du carburant au Gabon

Des Gabonais attendent pour un taxi ou le bus dans une rue de Libreville, au Gabon, le 5 avril 2011.

Un appel à la grève des taxis lancé au Gabon contre la hausse du prix du carburant et les "tracasseries de la police" qui "rackette" les chauffeurs de taxis a été moyennement suivi lundi à Libreville.

"On veut marquer le coup pour exprimer une protestation contre le racket et les tracasseries ainsi que sur la hausse du prix de l'essence et du diesel. On ne s'en sort plus!", a déclaré au téléphone Jean-Robert Menié, porte-parole de la coalition de quatre syndicats de transporteurs gabonais.

Les quatre syndicats ont menacé d'une "grève générale et illimitée mercredi" si "le gouvernement ne répond pas à leurs préoccupations".

La grève des taxis, une première depuis de nombreuses années, a été moyennement suivie à Libreville, où quelques dizaines de conducteurs ont bloqué dans la matinée la circulation sur deux artères importantes: le bord de mer et la "voie express" qui contourne le centre-ville.

"On ne s'en sort plus, le niveau de racket est devenu inssuportable et on a tous les deux mois une nouvelle hausse du prix de l'essence, c'est encore plus de charges pour les taxis", a ajouté M. Menié.

"Le prix du carburant est indexé selon les cours du pétrole, si ça baisse, ça fait des heureux, et si ça monte, ce n'est pas de notre ressort", a déclaré à l'AFP Alain-Claude Bilie By Nze, ministre de la Communication.

Les quatre syndicats de chauffeurs de taxis gabonais, qui bénéficiaient auparavant d'une subvention aux hydrocarbures qui stabilisait les prix de l'essence, se plaignent de la cinquième augmentation des prix en deux ans, selon leur porte-parole.

"Cette subvention coûtait extrêmement cher, la décision de la supprimer a été prise dès 2015, les syndicats sont parfaitement au courant", a déclaré le ministre de la Communication.

Concernant les "tracasseries policières", le gouvernement estime que ce sont des "prétextes" et qu'"il ne faut pas tout mélanger, au risque que les populations soient prises en otage de la situation", selon M. Bilie By Nze, qui reconnaît toutefois que ces tracasseries sont un phénomène "dont tout le monde se plaint, autant les taxis que les populations".

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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