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Macron et Trudeau jugent possible un "G6+1"


Emmanuel Macron, à gauche, et Justin Trudeau à l'Elysée, Paris, le 16 avril 2018.

Les dirigeants français et canadien ont convenu qu'ils n'étaient "pas prêts à tout accepter pour avoir un communiqué commun" avec les Etats-Unis au sommet du G7, et envisagent des scénarios alternatifs, a indiqué l'Elysée.

"La question se résume à dire: jusqu'où accepte-t-on des aménagements éventuels pour avoir un communiqué commun. Par exemple, nous ne serons pas prêts à accepter un communiqué collectif qui ne mentionnerait pas l'accord de Paris", a expliqué la présidence française après l'entretien bilatéral ente les deux hommes à Ottawa, à deux jours du sommet qui se tient au Québec.

Puisque les Etats-Unis se sont retirés de l'accord de Paris, une telle exigence rend un communiqué commun des pays du G7 de plus en plus improbable.

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Autre interdit, sur l'Iran "nous n'accepterons jamais une déclaration" condamnant l'accord nucléaire ou disant "qu'il est caduc ou que l'Iran respecte pas ses obligations", selon la même source. Donald Trump a récemment annoncé le retrait de son pays de cet accord.

Les six autres pays du G7 présentent un front commun face à la position américaine, assure Paris: "il n'y a pas de fissure entre les 6 (...), il y a une vraie cohésion", y compris avec le Japon.

Paris et Ottawa savent qu'ils sera difficile d'infléchir la position du président américain, que ce soit sur l'accord nucléaire iranien ou sur les taxes douanières que Washington a imposées à ses partenaires.

"On n'est pas là pour convaincre Donald Trump de revenir sur ses positions puisqu'on sait qu'il va au bout de ce qu'il a annoncé dans sa campagne", souligne l'Elysée.

Emmanuel Macron et Justin Trudeau ont évoqué différents scénarios, notamment que le G7 ne débouche que sur une déclaration de la présidence canadienne, ce qui serait "une version a minima". Autre hypothèse, une déclaration à six sur les sujets problématiques et un communiqué commun à sept sur les autres sujets.

Paris souhaite en outre que le communiqué final mentionne le principe du respect de règles communes, un agenda pour la transformation de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), "l'objectif d'un commerce ouvert, libre, équitable entre les Etats du G7 et au-delà et qu'il indique que la remise en cause de ce système commercial représente un risque, une menace".

Avec AFP

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