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Trois morts dans une fusillade à Strasbourg en France

Des policiers discutent avec des militaires dans les rues de Strasbourg, dans l'est de la France, après une fusillade, le 11 décembre 2018.

Un "échange de coups de feu s'est produit dans le quartier où serait retranché l'assaillant" qui a fait trois morts et douze blessés mardi soir sur le Marché de Noël de Strasbourg, a-t-on appris de source policière et la préfecture du Bas-Rhin.

"Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg. Merci à tous de rester chez vous en attendant une clarification de la situation", a tweeté Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg.

En fuite, le tireur a été "identifié", selon le ministre de l'Intérieur, précisant qu'il était connu pour des faits de droit commun. La préfecture du Bas-Rhin a indiqué que le suspect était fiché "S", abréviation de "sûreté de l'État".

Emmanuel Macron s’est éclipsé de la réception des parlementaires La République en marche à l’Elysée pour suivre la situation à Strasbourg. "Nos services de sécurité et secours sont mobilisés", affirme sur Twitter Christophe Castaner, qui suit la situation depuis le centre de veille du ministère de l’intérieur avec le directeur général de la sécurité intérieure Laurent Nuñez.

La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé mardi soir s'être saisie de l'enquête sur l'attaque à Strasbourg qui a fait deux morts et onze blessés dans le secteur touristique du marché de Noël, et dont l'auteur, en fuite, a été identifié.

Après évaluation de la situation, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "assassinats, tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-il précisé. Les investigations sont confiées à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, la direction interrégionale de la police judiciaire de Strasbourg et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Localisation du centre-ville de Strasbourg, cible d'une fusillade mardi soir
Localisation du centre-ville de Strasbourg, cible d'une fusillade mardi soir

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La chanteuse britannique Rita Ora s'excuse pour avoir contrevenu au confinement

Kosovo, Rita Ora

La chanteuse et actrice britannique Rita Ora s'est excusée lundi sur Instagram pour avoir fêté samedi à Londres ses 30 ans avec "un petit rassemblement" d'amis, alors que l'Angleterre vit ses derniers jours sous confinement. 

"Je suis profondément désolée d'avoir enfreint les règles et je comprends que cela met les gens en danger", a indiqué la chanteuse dans une publication Instagram, qui regrette "une erreur de jugement grave et inexcusable".

"C'était une décision prise sur un coup de tête, en ayant en tête l'idée malavisée qu'on allait bientôt sortir de confinement et que tout irait bien", a-t-elle ajouté.

Scotland Yard a confirmé avoir été appelé samedi, dans le quartier londonien huppé de Notting Hills, pour constater une infraction aux règles de confinement instauré pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 58.500 morts et 1,6 million de cas positifs, chaque région définit sa propre stratégie sanitaire face au virus. En Angleterre, le confinement général instauré début novembre pour un mois s’achevera mercredi.

Mais d'ici là, "il est important que tout le monde dans la société donne l'exemple en suivant les règles - cela vaut pour tout le monde, y compris les célébrités", a rappelé lundi le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson,

"Il est vital que chacun respecte les règles afin de réduire la transmission du virus, mais l'application de la loi est du ressort de la police", a-t-il cependant ajouté.

"Même si ça n’arrange rien, je tiens à m'excuser", a ajouté Rita Ora sur Instagram, disant "assumer l'entière responsabilité" de ces "actions irresponsables".

Selon une source citée par le tabloïd britannique The Daily Mail, la star aurait payé le soir même l'amende de 10.000 livres (11.200 euros), encourue pour toute rupture du confinement.

Joachim Löw confirmé comme sélectionneur allemand

L’entraîneur allemand Joachim Löw donne des instructions à ses joueurs lors d’un match entre l’Allemagne et l’Espagne à Vig, Espagne, 18 novembre 2014.

Le sélectionneur allemand Joachim Löw, menacé d'éviction après la déroute 6-0 en Espagne en novembre, a finalement été confirmé à son poste lundi et dirigera la Mannschaft à l'Euro, annonce la Fédération allemande de football (DFB).

"Le présidium de la DFB a décidé unanimement ce lundi lors d'une téléconférence, de poursuivre avec le sélectionneur Joachim Löw le difficile chemin du renouvellement entamé en mars 2019", affirme la DFB dans un communiqué, publié à l'issue d'une réunion au sommet entre ses hauts dirigeants et le coach de 60 ans, en poste depuis 2006.

Le présidium, qui devait se réunir vendredi pour trancher l'avenir de Löw, a donc avancé sa décision et s'est rangé à l'avis "du comité directeur et d'Oliver Bierhoff, directeur des équipes nationales", précise la DFB.

Lundi matin, les cinq plus hauts dirigeants de la Fédération ont rencontré Joachim Löw, dont la tête ne semblait plus tenir qu'à un fil après la défaite 6-0 contre l'Espagne en Ligue des nations le 17 novembre, la plus lourde déroute de l'équipe d'Allemagne depuis 1931.

"Lors de cette réunion, Joachim Löw a informé les participants de ses analyses, de ses conceptions et de ses projets", assure le communiqué de la DFB: "les membres du comité directeur ont conclu unanimement que la haute qualité du travail de l'équipe d'entraîneurs, la relation intacte entre le sélectionneur et l'équipe, et un concept clair sur la marche suivie jusqu'ici et à suivre encore étaient des arguments valables".

"Un match isolé ne peut et ne doit pas servir de mesure pour l'ensemble de la performance de l'équipe nationale et du sélectionneur", ajoute la DFB, en référence à la débâcle espagnole.

"Notre regard doit rester fixé sur la préparation de l'Euro l'année prochaine. Nous avons la ferme conviction que Joachim Löw et son équipe d'entraîneurs réussiront (...) malgré une situation difficile pour tout le monde", ajoute la DFB.

Violences contre un Noir en France: quatre policiers mis en examen

La scène de tabassage de Michel Zecler par quatre policiers à Paris, le 27 novembre 2020.

Quatre policiers ont été mis en examen et deux d'entre eux écroués dans l'information judiciaire ouverte sur le tabassage du producteur noir Michel Zecler dans la nuit de dimanche à lundi, dans cette affaire qui électrise le débat en France autour des violences policières et de la loi "sécurité globale".

Parmi ces quatre policiers mis en examen par un juge d'instruction, trois l'ont été pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP)" et "faux en écriture publique", conformément aux réquisitions du parquet de Paris annoncées par le procureur de la République Rémy Heitz dimanche après-midi.

Ce sont les trois policiers au cœur de la vidéo de Loopsider dévoilée jeudi qui a fait scandale et provoqué la "honte" du chef de l'Etat Emmanuel Macron, alors que l’Élysée a appelé M. Zecler samedi.

Le policier soupçonné d'avoir jeté la grenade lacrymogène dans le studio de musique du 17e arrondissement où s'est produite l'agression a lui été mis en examen plus tôt dans la soirée principalement pour des "violences volontaires" par PDAP sur Michel Zecler et sur les neuf jeunes qui se trouvaient dans le sous-sol du studio.

Le parquet avait requis la détention provisoire pour les trois premiers et un contrôle judiciaire pour le quatrième, mais le juge des libertés et de la détention en a écroué deux et laissé deux autres sous contrôle judiciaire.

Me Anne-Laure Compoint qui défend deux policiers et Me Jean-Christophe Ramadier qui en défend un n'ont pas souhaité commenter ces mises en cause à l'issue de l'audience du juge des libertés et de la détention, vers 04H30 du matin.

Placer en détention certains des agents doit permettre "d'éviter un risque de concertation" entre eux "ou de pressions sur les témoins", avait argué M. Heitz en expliquant ses réquisitions de détention provisoire.

A Lagos, les manifestants exigent la fin des brutalités policières
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"Coups pas justifiés"

En garde à vue face à l'IGPN, les trois principaux mis en cause avaient fini "par admettre que les coups portés n'étaient pas justifiés et qu'ils avaient agi principalement sous l'effet de la peur", a rapporté le procureur. Ils ont invoqué "la panique" provoquée par le sentiment d'être coincés dans l'entrée du studio de musique de M. Zecler, qui se débattait selon eux.

Ils ont en revanche nié "avoir tenu des propos racistes" alors que M. Zecler a assuré qu'ils l'avaient traité de "sale nègre", une insulte entendue également par "l'un des jeunes" présent dans le sous-sol du studio. Ils réfutent également "le caractère mensonger du procès-verbal".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a promis jeudi "la révocation" des policiers qui ont "sali l'uniforme de la République", "dès que les faits seront établis par la justice".

Cette affaire, mise au jour grâce à la diffusion de vidéos, a semblé doper les opposants à la proposition de loi "sécurité globale", dont la mesure phare prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l'ordre.

Plus de 130.000 personnes ont manifesté samedi, selon le ministère de l'Intérieur, 500.000 selon les organisateurs, dans une ambiance globalement bon enfant. Des affrontements parfois violents ont toutefois émaillé certaines manifestations, notamment à Paris.

Controverse

Selon un bilan du ministère de l'Intérieur, 98 policiers et gendarmes ont été blessés et 81 personnes ont été interpellées. A Paris, un photographe syrien indépendant, collaborateur de l'AFP, a été blessé au visage.

Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des policiers frappés par des manifestants, des "violences inacceptables", selon Gérald Darmanin.

En une semaine, la controverse autour de la proposition de loi "sécurité globale", vivement dénoncée par les journalistes et les défenseurs des libertés publiques, s'est encore renforcée.

L'évacuation brutale d'un camp de migrants à Paris lundi soir et la révélation jeudi du passage à tabac de M. Zecler ont suscité l'indignation et électrisé le débat. Les vidéos de ces deux affaires ont été visionnées des millions de fois sur les réseaux sociaux.

Vendredi, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de lui faire rapidement des propositions "pour lutter plus efficacement contre toutes les discriminations", pour la troisième fois cette année.

Forte mobilisation pour les marches des libertés, des heurts à Paris

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Confrontations violentes entre policiers et manifestants en France

Des voitures brûlent à Paris lors d'une manifestation contre un projet de loi qui, selon les groupes de défense des droits, porterait atteinte à la liberté des journalistes en France, le 28 novembre 2020.

Des centaines de manifestants vêtus de noir ont affronté la police à la fin d'une manifestation contre les violences policières à Paris, samedi.

Des manifestants masqués ont lancé des feux d'artifice sur les lignes de police, érigé des barricades et jeté des pierres.

La majorité des milliers de manifestants ont défilé pacifiquement, mais de petits groupes de manifestants masqués, habillés de noir, ont brisé des vitrines de magasins et mis le feu à deux voitures, une moto et un café. Les incendies ont été rapidement éteints.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule et, en début de soirée, des canons à eau ont pulvérisé les groupes de manifestants restants sur la place de la Bastille.

Le ministère de l'intérieur a déclaré avoir compté 46 000 manifestants à Paris. La police a déclaré qu'elle avait procédé à neuf arrestations.

Des milliers de personnes ont également défilé à Lille, Rennes, Strasbourg et dans d'autres villes.

Ces manifestations font suite à la publication cette semaine d'une vidéo de surveillance du passage à tabac de Michel Zecler, producteur de musique Noir, par trois policiers à Paris le 21 novembre.

L'incident a également attisé la colère contre un projet de loi qui est considéré comme limitant le droit des journalistes à faire des reportages sur les brutalités policières.

Le projet de loi pénaliserait la circulation d'images d'officiers de police dans certaines circonstances, ce qui, selon les activistes, limiterait la liberté de la presse.

Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.
Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.

De nombreux manifestants portaient des pancartes avec des slogans comme "Qui nous protégera de la police", "Stop à la violence policière" et "La démocratie matraquée".

Les images de M. Zecler en train d'être battu ont largement circulé sur les réseaux sociaux et dans la presse française et étrangère. Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi que ces images étaient honteuses pour la France.

Quatre policiers sont détenus pour être interrogés dans le cadre d'une enquête sur ce passage à tabac.

Les organisations de journalistes et les groupes de défense des libertés civiles qui ont organisé les marches ont été rejoints par des militants d'extrême gauche, des militants écologistes et des manifestants portant des gilets jaunes. Les gilets jaunes protestent depuis deux ans contre les politiques du gouvernement.

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