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Le Front Polisario toujours sur le qui-vive au Sahara occidental


Manifestation de soutien à l'indépendance du Sahara occidental, à Madrid le 16 novembre 2014

"ll y a 25.000 militaires sahraouis et tout Sahraoui est mobilisable": au Sahara occidental, de l'autre côté des murs de défense construits par le Maroc, les indépendantistes du Front Polisario sont toujours sur le qui-vive.

Dans cette ex-colonie espagnole contrôlée en grande partie par le Maroc, immense territoire quasi désertique peuplé d'environ un demi-million d'habitants, les armes se sont tues en 1991, à l'entrée en vigueur d'un cessez le feu après une quinzaine d'années de guerre.

Depuis, l'ONU y maintient une force de paix et a proposé un référendum d'autodétermination qui a constamment été repoussé en raison de désaccords sur la composition du corps électoral.

Rabat propose aujourd'hui aux Sahraouis une autonomie sous sa souveraineté que le Polisario, soutenu par l'Algérie, rejette en bloc.

De hauts responsables sahraouis affirment que les combattants du mouvement indépendantiste restent mobilisés de leur côté du "mur des sables".

Ces remblais de deux à trois mètres de haut construits par le Maroc coupent en deux le Sahara occidental sur 2700 km de long.

"En dépit du cessez le feu, nous continuons le recrutement et la mobilisation", explique à l'AFP Abdullahi Lehbib, le "ministre de la Défense" du Front Polisario.

Selon lui, le mouvement compte 25.000 combattants et "tout Sahraoui", hommes et femmes, est "mobilisable".

"Le blocage du processus de paix et surtout la situation à Guerguerat font que nous sommes en état d'alerte le long du mur", ajoute-t-il, en référence à une petite ville du sud-est du territoire, près de la Mauritanie, où le Polisario a installé en décembre une nouvelle position militaire après que le Maroc eut entamé durant l'été la construction d'une route goudronnée au-delà de son mur de défense.

Avec AFP

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