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"Toutes les options sont ouvertes" au Sahara occidental selon le Polisario


Le commandant Sidi Waghal parle avec ses officiers près de Tifariti, dans l'ouest du Sahara, le 9 septembre 2016.

Le chef du mouvement indépendantiste sahraoui Polisario a déclaré à l'AFP que "toutes les options restaient ouvertes" au Sahara occidental après l'adhésion du Maroc à l'Union africaine (UA).

Le retour du Maroc dans l'organisation panafricaine la semaine dernière ne change pas fondamentalement la situation, a estimé Brahim Ghali, le secrétaire général du Polisario, dans un entretien accordé dans un camp de réfugiés sahraoui à Tindouf dans le sud-ouest de l'Algérie.

"Nous penchons toujours pour la voie pacifique" pour résoudre le conflit, a-t-il affirmé. "Mais toutes les options restent ouvertes", a-t-il ajouté, en faisant allusion, sans prononcer le terme, à un éventuel retour aux armes.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis 1991 au Sahara occidental, un immense territoire désertique qui a été une colonie espagnole et est sous contrôle du Maroc depuis 1975. L'ONU a adopté le principe d'un référendum d'autodétermination, accepté par les deux parties. Le Polisario revendique l'indépendance alors que Rabat, qui considère le Sahara comme une "cause nationale", propose une autonomie sous sa souveraineté.

Le royaume chérifien a intégré l'UA le 31 janvier après avoir quitté l'Organisation de l'Union africaine (OUA), qui l'avait précédée, en 1984 pour protester contre l'admission en son sein de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental.

"Maintenant que le royaume marocain est membre de l'UA, il doit respecter ses engagements et les frontières internationales de la République sahraouie. (...) Il doit également rechercher des solutions pacifiques. Nous espérons que le Maroc tiendra ses engagements", a commenté M. Ghali.

"Nous sommes un peuple pacifique qui a patienté durant 26 ans pour une résolution pacifique du conflit", a-t-il ajouté. Mais "les atermoiements marocains et le fait que le Conseil de sécurité (de l'ONU) ne prenne pas ses responsabilités nous ont contraints à réfléchir aux différents moyens de recouvrer nos droits", a prévenu M. Ghali, qui a pris la tête du Polisario après le décès de son chef historique Mohamed Abdelaziz en mai 2016.

Une mission de l'ONU, Minurso, est déployée au Sahara occidental depuis 1991 pour surveiller le cessez-le-feu et organiser le référendum d'autodétermination qui tranchera sur le statut de ce territoire.

Avec AFP

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