Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Rwanda

Ottawa et Québec lâchent la présidente de la Francophonie

Michaëlle Jean, VOA-Armenian, le 9 octobre 2018.

Le Canada et le Québec ont annoncé qu'ils ne soutenaient plus la candidature de Michaëlle Jean à la direction de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont elle est la secrétaire générale sortante, lors du prochain sommet de l'organisation.

La Canadienne, née en Haïti, ancienne gouverneure générale et ex-journaliste vedette, sera candidate à sa succession lors du prochain sommet de l'OIF à Erevan. Elle sera opposée à Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, soutenue par la France et l'Union africaine.

La tradition veut que le choix soit fait par consensus, plutôt que par vote formel.

"Le Canada a décidé de se rallier au consensus, comme c'est la tradition, ça a toujours été la manière de faire, on ne va pas la changer", a déclaré à l'AFP une source gouvernementale. "On a bien vu qu'elle (Michaëlle Jean) n'avait pas les appuis nécessaires, la suite lui appartient, il faut se rendre à l'évidence."

"Pour ce qui est du poste de Secrétaire général, le Canada est prêt à se rallier au consensus, comme le veut la façon de faire en Francophonie", a confirmé dans un courriel à l'AFP Jérémy Ghio, porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie Mélanie Joly.

De son coté, François Legault, le nouveau Premier ministre élu du Québec, attendu mercredi à Erevan avec le Premier ministre fédéral Justin Trudeau, a lui aussi annoncé qu'il ne soutiendrait pas Mme Jean.

"Nous nous joindrons au consensus africain qui est plein de potentiel", a annoncé M. Legault dans un tweet. "Il est maintenant temps de laisser place à un nouveau style de gestion".

François Legault, dirigeant du parti nationaliste Coalition Avenir Québec (CAQ), a été élu la semaine dernière à la tête de la province canadienne qui est avec le Canada le deuxième contributeur de l'OIF, derrière Paris.

M. Legault prend ainsi le contrepied de son prédécesseur, le libéral Philippe Couillard, qui avait émis des réserves sur la gestion de Mme Jean avant de finalement appuyer sa candidature.

Les médias québécois ont pointé les dépenses, qualifiées de "somptueuses", de la Francophonie pour Mme Jean et sa famille, comme la rénovation de sa résidence officielle pour 500.000 dollars canadiens (plus de 335.000 euros).

Selon la presse québécoise, Paris aurait proposé à Ottawa de retirer la candidature de Mme Jean, en échange d'appuis aux Nations unies, où le Canada fait campagne pour un siège non permanent au Conseil de Sécurité.

L'information a été démentie par le bureau du Premier ministre.

M. Trudeau a appelé plusieurs dirigeants africains à l'été 2017 pour tenter de les rallier à la candidature de Mme Jean, avant de renoncer in extremis faute de soutiens suffisants.

Le Canada a toutefois tenu à rendre hommage au travail de la secrétaire générale sortante.

"Nous saluons le travail de Mme Jean à la tête de la Francophonie, notamment en ce qui a trait à l'éducation des filles et à l'émancipation des femmes", a souligné le porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie.

Avec AFP

Toutes les actualités

Procès de Paul Rusesabagina: le verdict attendu le 20 août

Paul Rusesabagina, au centre, dont l'histoire a inspiré le film "Hotel Rwanda", porte un uniforme de prison rose alors qu'il comparaît devant un tribunal de la capitale Kigali, Rwanda, le 25 septembre 2020.

Le verdict du procès contre Paul Rusesabagina, notamment poursuivi pour "terrorisme" au Rwanda, sera rendu le 20 août, a annoncé jeudi le tribunal de Kigali qui juge depuis février le héros du film "Hôtel Rwanda".

M. Rusesabagina a été rendu célèbre par ce film hollywoodien qui raconte comment l'ancien directeur de l'hôtel des Mille Collines à Kigali, un Hutu modéré, a sauvé plus de 1.000 personnes au cours du génocide de 1994 qui a fait 800.000 morts, principalement des Tutsi.

En juin, la prison à vie a été requise contre celui qui est désormais un opposant au président Paul Kagame, jugé aux côtés de 20 autres coprévenus.

Jeudi, lors du dernier jour d'audience dans ce procès qualifié de politique par la défense, le juge Antoine Muhima a déclaré que le verdict serait rendu avant 30 jours.

"Nous lirons le verdict le 20 août 2021 à 11H00" (09H00 GMT), a-t-il précisé.

"Nous avons passé beaucoup de temps ensemble durant ce procès, qui a duré de nombreux mois. Tous ceux qui voulaient parler ont eu le temps de le faire. Personne n'a été privé du droit de parler", a-t-il ajouté.

Paul Rusesabagina et ses avocats n'assistent plus aux audiences depuis le mois de mars, jugeant que ses droits à la défense ont été bafoués et qu'il est victime de mauvais traitements.

M. Rusesabagina est visé par neuf chefs d'accusation, dont celui de "terrorisme", pour son soutien présumé au Front de libération nationale (FLN), un groupe rebelle accusé d'avoir mené ces dernières années des attaques meurtrières au Rwanda.

Aujourd'hui âgé de 67 ans, M. Rusesabagina a participé à la fondation en 2017 du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont le FLN est considéré comme le bras armé. Mais il a toujours nié son implication dans des attaques menées par ce groupe en 2018 et 2019, qui ont fait neuf morts.

Paul Rusesabagina vivait en exil depuis 1996 aux Etats-Unis et en Belgique, pays dont il a obtenu la nationalité. Il a été arrêté en août 2020 au Rwanda dans des circonstances troubles, à la descente d'un avion qu'il pensait être à destination du Burundi.

Ce procès a suscité de nombreuses réactions internationales: les Etats-Unis, qui ont décerné à Paul Rusesabagina la médaille présidentielle de la liberté en 2005, ont demandé un procès équitable et le Parlement européen a réclamé sa libération.

Mardi, sa fille Carine Kanimba, qui lutte pour sa libération, a réagi avec force à des informations de presse selon lesquelles son téléphone a été ciblé par le logiciel d'espionnage Pegasus, au coeur d'un scandale mondial.

Génocide rwandais: l'ancien ministre Ngirabatware transféré au Sénégal

Augustin Ngirabatware (D), ancien ministre rwandais de l’urbanisme, est assis à côté de son avocat Cecil John Maruma (G) lors de sa première comparution devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, le 10 octobre 2008

L'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware, condamné à 30 ans de prison pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994, purgera le restant de sa peine au Sénégal, a indiqué mercredi la justice internationale.

Dans un document daté du 28 mai, rendu public mercredi, le juge Carmel Agius a ordonné le transfert de M. Ngirabatware au Sénégal "pour l'exécution de sa peine dès que possible après le prononcé du jugement" dans une autre affaire.

Dans ce dossier distinct, M. Ngirabatware et trois de ses proches ont été reconnus coupables le 25 juin d'avoir cherché à soudoyer et intimider des témoins dans le but d'annuler la condamnation pour génocide à l'encontre de l'ancien ministre.

Né en 1957 à Nyamyumba, M. Ngirabatware est le gendre de l'homme d'affaires Félicien Kabuga, accusé d'être le financier du génocide et arrêté en mai 2020 près de Paris.

Ministre du Plan au moment du génocide, qui a fait 800.000 morts selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi, Augustin Ngirabatware a été condamné en appel en 2014 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pour génocide et incitation à commettre le génocide dans sa commune de Nyamyumba (nord-ouest).

La condamnation avait été confirmée en 2019 au terme d'une procédure de révision de son procès devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du TPIR.

Docteur en économie formé en Suisse, M. Ngirabatware avait fui le Rwanda en juillet 1994. Il avait travaillé dans des instituts de recherche au Gabon et en France, avant d'être arrêté en Allemagne en 2007 puis transféré au TPIR un an plus tard.

Les Rwandais de Washington célèbrent leur 27e fête nationale

Les Rwandais de Washington célèbrent leur 27e fête nationale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:43 0:00

Les autorités rwandaises annoncent le reconfinement de Kigali

Un technicien de laboratoire traite des échantillons pour vérifier s'ils contiennent le nouveau coronavirus, au Rwanda Biomedical Center (RBC) à Kigali, le 11 juillet 2020.

Le Rwanda a annoncé le reconfinement de la capitale Kigali, ainsi que de huit autres districts dans le pays, à partir de samedi et jusqu'au 26 juillet, pour endiguer l'explosion de cas de Covid-19 enregistrée ces dernières semaines.

"Les citoyens sont invités à réduire considérablement les interactions sociales et à limiter les déplacements aux seuls services essentiels", a annoncé le gouvernement rwandais dans un communiqué diffusé mercredi soir.

"Les mouvements et visites hors du domicile sont interdits sauf pour les services essentiels comme la santé, l'achat de nourriture, les banques", détaille le texte.

Les transports publics de personnes sont également arrêtés, les bureaux des entreprises et administrations fermés, les écoles fermées, les activités sportives et récréatives en plein air interdites et le nombre de personnes assistant aux enterrements plafonné à 15.

Les arrivées et départs à l'aéroport de Kigali sont toutefois maintenus, ainsi que les activités touristiques, dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur.

Le couvre-feu décrété de 18H00 à 04H00 (16H00 à 02H00 GMT) reste en vigueur dans l'ensemble du pays, où les commerces doivent fermer à 17H00.

Le Rwanda avait dans un premier temps réussi à contenir la pandémie, imposant dès mars 2020 un des premiers confinements stricts sur le continent africain, ainsi que des campagnes poussées de détection et de traçage de cas contact.

Kigali avait déjà été replacée en confinement total en janvier pour une durée de deux semaines.

Ces dernières semaines, le Rwanda a été confronté à un net rebond de la pandémie, avec environ 800 nouveaux cas par jour submergeant les hôpitaux, qui se sont retrouvés en pénurie de lits.

Le pays de 13 millions d'habitants a enregistré un total de près de 51.000 cas de Covid-19, dont 607 mortels.

Comme dans de nombreux pays d'Afrique, la campagne de vaccination a été lente en raison d'un approvisionnement insuffisant et des réticences de la population.

Les autorités avaient prévu de vacciner 30% de la population cette année et 60% d'ici la fin 2022.

Au 14 juillet, seuls 401.160 personnes ont été vaccinées, soit un peu plus de 3% de la population.

Le Rwanda envoie 1.000 soldats dans le nord-est du Mozambique

Le Rwanda envoie 1.000 soldats dans le nord-est du Mozambique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG