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Pas de nouvelle "Jungle" à Calais, mais des jeunes migrants en errance

Deux migrants mineurs non accompagnés en provenance de la Jungle à Calais à l'extérieur d'un centre d'immigration à Croydon, dans le sud de Londres,en Grande-Bretagne, le 18 octobre 2016.
Deux migrants mineurs non accompagnés en provenance de la Jungle à Calais à l'extérieur d'un centre d'immigration à Croydon, dans le sud de Londres,en Grande-Bretagne, le 18 octobre 2016.

Cinq mois après le démantèlement de la "Jungle" de Calais, les autorités françaises s'évertuent à lutter contre tout point de fixation, mais des jeunes continuent à errer dans la région, attirés par la Grande-Bretagne voisine, qui vient d'engager le processus de sortie de l'Union européenne.

Memel est Erythréen, il a 16 ans, il a passé quelques semaines à Marseille (sud), dans un centre d'accueil pour mineurs où il espérait une réunification avec son frère en Angleterre.

"On était une cinquantaine, les Britanniques sont venus, ils ont pris dix personnes. Moi non, je n'ai pas compris pourquoi. Alors je suis revenu", explique le jeune homme, qui se réchauffe dans les locaux du Secours catholique, en périphérie de Calais, dans le nord de la France, face aux côtes anglaises.


La nuit, il dort dehors, sans tente, à la merci des conditions météorologiques. "Le pire, c'est à trois heures du matin", explique Amel, un autre Erythréen, en mimant crânement un frisson. Mais il y a aussi les contrôles. "On dormait près d'un parking. La police est arrivée et s'est mise à taper", explique Istri, 15 ans, en montrant son genou.

Combien sont-ils à Calais ? Entre 250 et 400 selon le Défenseur des droits Jacques Toubon, "dont plus d'une centaine seraient mineurs". "100 à 200", affirme-t-on au ministère de l'Intérieur, dont "pas tant de mineurs que cela".


Mineurs ou non, "les trois quarts ont moins de vingt ans", nuance Vincent de Coninck, du Secours catholique.

- 'Harcèlement' policier -

Une cinquantaine viennent chaque jour à la distribution de repas organisée par les associations en fin d'après-midi. Les jeunes engloutissent le riz chaud avant de disparaître vers le port. Leur but est clair: monter dans un camion pour l'Angleterre. "On essaie de passer la nuit, toutes les nuits. On est là pour essayer", explique William, 17 ans.

Ce rêve britannique, pour des jeunes envoyés parfois en défricheurs par leur famille, contribue à la difficulté de la prise en charge. "On peut les amener" dans un centre dédié aux mineurs, "mais ils refusent", assure-t-on à l'Intérieur.

Vincent de Coninck, lui, dénonce surtout un "harcèlement" policier qui conforte les mineurs dans leur projet. "Pour eux la France c'est +police, problème+. L'offre est inaudible".

VOA Afrique avec les migrants dans la "jungle" à Calais

La &quot;jungle&quot; est le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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1/24 La "jungle" est le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
La &quot;jungle&quot; est le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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2/24 La "jungle" est le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Des tentes dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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3/24 Des tentes dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
La &quot;jungle&quot; est situé en zone inondable aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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4/24 La "jungle" est situé en zone inondable aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Des tentes dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
5/24 Des tentes dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Le drapeau français flotte au-dessus d&#39;une tente dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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6/24 Le drapeau français flotte au-dessus d'une tente dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Des migrants dans la &quot;jungle&quot;, camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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7/24 Des migrants dans la "jungle", camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Badeldin Shogar, un migrant soudanais du Darfour, dans la &quot;jungle&quot; le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
8/24 Badeldin Shogar, un migrant soudanais du Darfour, dans la "jungle" le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Un migrant fait du vélo dans la &quot;jungle&quot; qui est le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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9/24 Un migrant fait du vélo dans la "jungle" qui est le nom du camp situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Des vêtements suspendus dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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10/24 Des vêtements suspendus dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Deux migrants construisent un abri dans dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
11/24 Deux migrants construisent un abri dans dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Un migrant éthiopien pose pour VOA Afrique dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
12/24 Un migrant éthiopien pose pour VOA Afrique dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
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Des migrants marchent dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
13/24 Des migrants marchent dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
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Un grafiti dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
14/24 Un grafiti dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
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Des migrants soudanais dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
15/24 Des migrants soudanais dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Deux migrants afghans se lavent les mains dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
16/24 Deux migrants afghans se lavent les mains dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
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Un migrant joue au football dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
17/24 Un migrant joue au football dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
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Un générateur dans la &quot;jungle&quot; de Calais, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
18/24 Un générateur dans la "jungle" de Calais, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
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Les migrants ont la possibilité de charger leurs téléphones dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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19/24 Les migrants ont la possibilité de charger leurs téléphones dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).

 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Un restaurant afghan dans la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
20/24 Un restaurant afghan dans la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Vue de la &quot;jungle&quot;. Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
21/24 Vue de la "jungle". Ce camp est situé aux abords de Calais dans le nord de la France, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Le port de Calais a été totalement sécurisé avec des clôtures hautes de 3m avec des fils barbelés au-dessus, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
22/24 Le port de Calais a été totalement sécurisé avec des clôtures hautes de 3m avec des fils barbelés au-dessus, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Des policiers patrouillent aux abord du port de Calais qui a été totalement sécurisé, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
23/24 Des policiers patrouillent aux abord du port de Calais qui a été totalement sécurisé, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
Deux policiers font face à deux migrants près de Calais, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).<br />
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24/24 Deux policiers font face à deux migrants près de Calais, 14 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).
 
Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans ce camp en périphérie de cette ville du nord de la France. Ces migrants, venus d'Afghanistan, du Soudan ou d’Érythrée, espèrent pouvoir traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Reportage en images.
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Après le démantèlement de la "Jungle", quelque 7.000 personnes avaient été prises en charge fin octobre, dont près de 2.000 mineurs. Près de 900 ont pu passer en Grande-Bretagne selon l'Intérieur.

Les associations espéraient beaucoup des promesses du gouvernement sur la prise en charge des migrants, mais ont été déçues d'entendre les appels à "éviter la reconstitution de campements d'infortune".

"Si on laisse faire, le campement se reconstituera à vitesse grand V", explique-t-on aujourd'hui au ministère, en soulignant qu'"il y a eu un vrai soulagement à Calais" après le démantèlement.

Comme à Paris, la priorité est d'agir dès qu'un embryon de campement se reforme. Soucieux de ne pas recréer "un point de fixation", le gouvernement exclut l'ouverture de structures d'accueil à Calais même.

"On ne croit pas à l'appel d'air, les gens ne viendraient pas plus nombreux parce qu'on offre un repas et une paire de chaussettes", assure pour sa part François Guennoc de l'Auberge des migrants.

C'est bien la situation géographique de Calais, qui attire d'abord les migrants.

"Calais reste proche de Douvres", en Angleterre, "c'est tout le défi", reconnaît-on à l'Intérieur. Mais si un campement se reconstitue "ça deviendra encore plus difficile à gérer".

Pour M. de Coninck, le calendrier électoral pèse aussi, avec l'élection présidentielle en avril-mai et les législatives en juin : "les pouvoirs publics savent inéluctable la reconstitution de campements. Ils veulent refiler la complexité du dossier aux suivants".

Avec AFP

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