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Le prince héritier saoudien et Sissi parlent investissements en Egypte

Le prince Mohammed ben Salmane à Riyad, le 14 novembre 2017.

L'Arabie saoudite et l'Egypte ont annoncé leur intention de créer un fonds d'investissement de plus de 10 milliards de dollars sur les rives de la mer Rouge, lors de la première visite officielle à l'étranger du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Selon une source gouvernementale saoudienne, les deux pays ont mis en place ce fonds commun à parts égales dans le cadre du méga-projet saoudien de zone de développement spéciale NEOM. Côté égyptien, la part consiste en un terrain loué à long terme dans le sud du Sinaï.

Le projet NEOM, annoncé en 2017 par le prince Salmane, qui nécessite 500 milliards de dollars d'investissements, s'étendra sur 26.500 km2 dans une zone faisant face à la Jordanie et à l'Egypte.

Dans ce projet, l'Arabie saoudite compte notamment investir en masse dans le tourisme au bord de la mer Rouge: Ryad prévoit de construire sept attractions touristiques et des centaines de cités balnéaires tandis que l'Egypte mettra l'accent sur le renforcement de l'attractivité de Charm el-Cheikh et Hurghada.

Déjà étroits, les liens économiques entre ces deux pays alliés sont amenés à se développer encore davantage, selon des responsables.

>> Lire aussi : Le prince héritier saoudien arrive en Egypte

"L'Arabie saoudite représente le premier investisseur arabe en Egypte", a affirmé Bassam Radi, porte-parole de la présidence égyptienne dans une interview à la télévision d'Etat.

La visite de M. ben Salmane revêt un "aspect fondamental", a-t-il assuré, évoquant la "coopération économique et en termes d'investissements".

En matière de coopération avec l'Egypte et la Jordanie, l'Arabie saoudite cherche à attirer des sociétés européennes de navigation et de tourisme opérant en Méditerranée durant l'été afin de les faire travailler en mer Rouge après la saison estivale.

Intérêts commun

Lundi matin, MM. Sissi et ben Salmane se sont rendus près du Canal de Suez, à Ismaïlia, où ils ont assisté à une conférence sur l'évolution des grands projets nationaux en cours dans la région.

Le président de la zone économique du Canal de Suez, l'amiral Mohab Mamish, a évoqué devant les deux dirigeants les projets dans différents domaines allant de l'industrie de l'acier au secteur du tourisme, en passant par le raffinage du pétrole.

"La voie est ouverte pour créer des industries à l'intérieur de la zone", a-t-il déclaré. "Nous étudions les projets venant de toutes parts.

>> Lire aussi : Une cour égyptienne lève les obstacles juridiques au transfert de deux îlots à Ryad

La conférence, puis la visite d'un tunnel routier en construction sous le Canal de Suez, ont été retransmises à la télévision publique entre des clips vidéos et chants à la gloire de l'Arabie saoudite et du roi Salmane, père du prince héritier.

Sur le front diplomatique, les deux pays partagent des intérêts stratégiques régionaux communs, notamment contre le Qatar qu'ils accusent de proximité avec l'Iran -ennemi juré de Ryad- et de soutien au terrorisme, ce dont Doha se défend.

La rencontre entre les hommes forts des deux pays arabes alliés aux Etats-Unis intéresse Washington.

M. Sissi a reçu dimanche, jour de l'arrivée de M. ben Salmane, un appel téléphonique de son homologue américain Donald Trump.

Selon un communiqué de la Maison Blanche, ils ont évoqué le "soutien irresponsable" de la Russie et de l'Iran au régime syrien. Honni par les Saoudiens et l'administration de M. Trump, Téhéran subit régulièrement les foudres des deux pays.

Arrivé dimanche soir, M. ben Salmane, qui cherche par ailleurs à transformer l'image de son pays ultraconservateur, doit par ailleurs assister lundi à une pièce de théâtre à l'opéra du Caire aux côtés de M. Sissi, selon la presse locale.

Côté égyptien, la visite du dirigeant saoudien intervient à trois semaines du premier tour de la présidentielle, un scrutin que M. Sissi est assuré de remporter en l'absence d'adversaire sérieux.

Le puissant prince héritier saoudien est attendu en Grande-Bretagne mercredi et aux Etats-Unis du 19 au 22 mars. Il devrait également se rendre en France dans les prochaines semaines.

Avec AFP

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Guinée: Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur une candidature

Alpha Condé lors d'une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017

Le président de la Guinée Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a une nouvelle fois laissé planer le doute sur une modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020.

"Il y a un débat en Guinée. Moi j'observe (...), ce qui est évident c'est que le peuple guinéen est un peuple souverain, (...) qu'on ne peut pas empêcher le peuple de s'exprimer s'il le souhaite", a-t-il répondu à la presse qui l'a interrogé sur le sujet.

Il a aussi fait valoir qu'il n'avait "de comptes à rendre qu'au peuple de Guinée et éventuellement au peuple africain, mais pas à l'extérieur". "Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment (...) je laisse le débat se dérouler dans le pays", a-t-il ajouté.

Les principaux partis d'opposition guinéens, ainsi que des associations de la société civile et des syndicats, ont annoncé début avril la création d'une coalition pour empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d'Afrique de l'Ouest régie jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires, Alpha Condé, dont le deuxième mandat constitutionnel s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent.

M. Condé, 81 ans, n'a jusqu'à présent pas annoncé de modification de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. "Personne en Guinée ne m'empêchera d'aller devant le peuple pour lui demander ce qu'il veut et faire la volonté du peuple", avait-il dit le 24 mars devant les militants de son parti.

En janvier, la présidence avait publié des propos de l'ambassadeur de Russie, suggérant d'amender la Constitution pour permettre au chef de l'Etat de briguer un troisième mandat, au grand dam de l'opposition et de la société civile.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, 77 ans, dont le deuxième mandat se termine également en 2020, entretient lui aussi le mystère quant à une éventuelle candidature. Il estime avoir le droit de se représenter en raison d'un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l'opposition.

Avec AFP

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