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Feux en Amazonie: Bolsonaro accepte finalement une aide financière de l'étranger

Le président brésilien Jair Bolsonaro, le 1er août 2019.

Le Brésil s'est finalement dit "ouvert" mardi à une aide financière "d'organisations étrangères et même de pays" pour lutter contre les incendies en Amazonie à condition de contrôler les fonds, après avoir rejeté la veille une offre du G7.

"Le point essentiel est que cet argent, une fois entré au Brésil, n'aille pas à l'encontre de la souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous notre responsabilité", a déclaré un porte-parole du président Jair Bolsonaro, au lendemain d'une offre de 20 millions de dollars émanant des pays du G7.

Ce revirement intervient alors que les incendies ont provoqué une indignation internationale et menacent un accord de libre-échange UE-Mercosur négocié depuis 20 ans.

Jair Bolsonaro avait mardi matin conditionné l'arrivée de l'aide du G7 au "retrait de (ses) insultes" par son homologue français Emmanuel Macron, prenant le parti de l'escalade dans la violente polémique opposant le Brésil et la France.

"Monsieur Macron doit retirer les insultes qu'il a proférées contre ma personne", a-t-il lancé, au sujet des accusations de son homologue selon lesquelles il avait "menti" sur ses engagements environnementaux.

"D'abord il m'a traité de menteur et ensuite, d'après mes informations, il a dit que notre souveraineté sur l'Amazonie était une question ouverte", a dit Jair Bolsonaro avant de rencontrer les gouverneurs des neuf Etats d'Amazonie.

Pour cet ex-capitaine de l'armée, climatosceptique assumé, la souveraineté du Brésil sur ses 60% d'Amazonie, qu'il appelle "notre Amazonie", n'est pas négociable.

Les gouverneurs ont soutenu mardi le président sur la question de la souveraineté, tout en réclamant une aide internationale pour l'Amazonie.

Au dernier jour du sommet du G7 de Biarritz (sud-ouest de la France), Emmanuel Macron s'était interrogé sur l'opportunité de conférer un statut international à la forêt amazonienne, au cas où les dirigeants de la région prennent des décisions nuisibles pour la planète.

Dans son bras-de-fer, M. Bolsonaro pouvait compter toutefois sur le "soutien sans réserve" de Donald Trump. "Il travaille très dur sur les feux en Amazonie et, à tous égards, fait un très bon boulot pour le peuple brésilien", a assuré le président américain.

"Merci président Donald Trump. Nous combattons les feux de forêt avec beaucoup de succès. Le Brésil est et sera toujours une référence internationale en matière de développement durable. La campagne de désinformation à l'encontre de notre souveraineté ne va pas fonctionner", a réagi le président brésilien sur Twitter.

- "Question familiale" -

Lundi soir, Brasilia avait rejeté les 20 millions de dollars proposée par le G7 pour combattre les incendies, en conseillant au président français de s'occuper "de sa maison et de ses colonies" et en ironisant sur l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris du 15 avril dernier.

Mardi, le général Augusto Heleno, important membre du gouvernement en tant que chef des services de sécurité, a tancé cette "France qui n'a de leçon à donner à personne" car "partout où (les Français) sont passés, ils ont laissé une traînée de destruction, de confusion et de misère".

Lundi M. Macron avait qualifié de "propos extraordinairement irrespectueux à l'égard de (son) épouse" un commentaire de Jair Bolsonaro à un post sur Facebook.

Interrogé mardi, M. Bolsonaro a confirmé avoir mis lui-même le commentaire endossant ce post qui montrait Brigitte Macron sur une photo très désavantageuse. Mais il a refusé d'aborder une "question familiale" et a menacé de couper court à sa rencontre avec les journalistes s'"ils insistaient".

L'écrivain brésilien Paulo Coelho a demandé pardon à la France après les attaques de Jair Bolsonaro, comme de nombreux internautes au Brésil, qui exprimaient leur honte, sous le mot-clé #DisculpaBrigitte (Pardon, Brigitte). "Pardonnez-moi, pardonnez-moi mille fois", a-t-il dit dans une vidéo sur Twitter.

"Nous voudrions une Première dame comme vous: élégante, intelligente et qui fasse réellement quelque chose d'utile pour son pays", écrivait @4fraquejada. "Mais nous avons l'épouse-trophée d'un vieil idiot qui ne sait pas tenir sa langue".

Toutefois le président d'extrême droite bénéficiait dans ses empoignades avec Paris du soutien inconditionnel de la sphère bolsonariste.

- Réunion régionale -

Le Pérou et la Colombie ont proposé aux pays de la région amazonienne une réunion d'urgence le 6 septembre, à Leticia (ville située dans l'extrême sud de la Colombie, et frontalière du Pérou et du Brésil), afin de coordonner les mesures de protection de la plus vaste forêt tropicale du monde, qui outre le Brésil et ces deux pays s'étend aussi en Bolivie, Equateur, Guyane française, Guyana, Suriname et Venezuela.

Brasilia a répondu favorablement à cette proposition. "Oui, (M. Bolsonaro) participera à ces activités. La coopération sud-américaine est essentielle dans ce combat", a dit le porte-parole de la présidence, Rego Barros.

Sur le terrain, les feux ont encore progressé lundi. Quelque 1.659 nouveaux départs de feu ont été recensés au Brésil par l'Institut national de recherche spatiale (INPE) en 24 heures, plus de la moitié en Amazonie.

A Porto Velho, capitale de l'Etat amazonien de Rondônia, un peu de pluie a quelque peu dissipé les fumées, qui ont conduit de nombreux habitants à consulter pour difficultés respiratoires.

Près de 2.500 hommes et une quinzaine d'avions, dont deux bombardiers d'eau C-130 Hercules étaient mobilisés en Amazonie contre ces feux touchant aussi gravement la Bolivie frontalière du président Evo Morales.

Ce dernier a salué mardi l'aide d'urgence du G7, tout en qualifiant la contribution de "toute petite".

Avec AFP

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

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