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Face à Trump, des élues démocrates jeunes et vêtues de blanc en hommage aux suffragettes

Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la chambre des représentants a donnéle ton de l'hommage aux suffragettes,

Le contraste était saisissant mardi au Congrès américain où de nombreuses élues démocrates habillées de blanc en hommage au mouvement des suffragettes écoutaient, aux côtés de leurs homologues masculins en costume sombre, le traditionnel discours sur l'état de l'Union de Donald Trump.

Les différences étaient très marquées dans l'hémicycle qui accueille depuis janvier un nombre record de femmes (131) et d'élus issus de minorités.

De nombreuses élues démocrates de la Chambre des représentants avaient choisi le blanc en hommage au centenaire du mouvement des suffragettes, qui se sont battues pour le droit de vote des femmes après la première Guerre mondiale. Nancy Pelosi, chef de la majorité démocrate à la Chambre, était également an blanc, assise derrière le président américain pendant son discours.

Du côté républicain, certaines parlementaires avaient choisi le rouge.

Avant l'arrivée du président républicain, plusieurs élus démocrates se sont pris en photo entre éclats de rires et applaudissements, dont les nouvelles arrivées et premières musulmanes Rashida Tlaib et Ilhan Omar. L'élue du Minnesota âgée de 37 ans, réfugiée somalienne, portait un voile bleu et une tenue aux couleurs de l'Amérique.

Moment de rare union et de courte détente: la mention par le président du nombre record de femmes dans la population active... et au Congrès.

"Tous les Américains peuvent être fiers de voir que nous avons plus de femmes dans la population active que jamais auparavant. Et cent ans exactement après que le Congrès a approuvé un amendement à la Constitution donnant aux femmes le droit de vote, nous avons aussi plus de femmes au Congrès que jamais auparavant", a affirmé Donald Trump.

Une déclaration qui a provoqué une ovation debout des deux côtés de l'hémicycle et dans les gradins des invités. Les enfants de Donald Trump, dont sa fille Tiffany, également vêtue de blanc, ont aussi chaleureusement applaudi.

"Vous n'étiez pas censées faire ça, merci beaucoup", a lancé en souriant M. Trump lorsque les premiers applaudissements fusaient.

Les trois sénatrices démocrates en lice pour la présidentielle de 2020, toutes debout, Elizabeth Warren, Kamala Harris et Kirsten Gillibrand, ont joyeusement applaudi et rejoint les cris spontanés de "USA" scandés par tout l'hémicycle.

"Je pense que le président ne réalise pas que tous ces emplois qu'il a créé pour les femmes l'ont été au Congrès", a affirmé à l'AFP, en souriant, Kirsten Gillibrand à la fin du discours.

"Ce sont ses politiques, sa rhétorique, ses déclarations à propos du mur (à la frontière du Mexique) et toutes ces choses que nous refusons qui ont permis que des femmes soient élues", a renchéri Deb Haaland, élue démocrate du Nouveau-Mexique et l'une des deux premières Amérindiennes au Congrès.

Avec AFP

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Accord sur un fonds de 19 millions de dollars pour indemniser des victimes d'Harvey Weinstein

L'actrice Louisette Geiss lors d'une conférence de presse du groupe de femmes "Silence Breakers", qui ont dénoncé le comportement prédateur sexuel du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, à l'hôtel de ville de Los Angeles, le 25 février 2020. (AP Photo/Chris Pizzello)

Les femmes harcelées ou agressées alors qu'elles travaillaient pour Harvey Weinstein et sa société de production devraient bientôt pouvoir être indemnisées, suite à un accord censé mettre fin à deux actions en justice et annoncé mardi par la procureure de l'Etat de New York.

Selon la procureure Letitia James, l'accord doit encore être validé par deux juges - le juge des faillites qui supervise la liquidation de la Weinstein Company et un juge fédéral new-yorkais.

S'il est accepté, il mettra fin à une action en nom collectif intenté devant la justice civile fédérale contre l'ex-producteur d'Hollywood -qui purge actuellement une peine de 23 ans de prison- ainsi qu'à la plainte déposée en février 2018 par la procureure de New York contre Weinstein, accusé d'avoir notamment exigé des faveurs sexuelles de certaines employées avec la complicité de sa société.

"Après tout le harcèlement, les menaces, les discriminations, ces victimes vont enfin voir justice rendue", s'est félicitée la procureure.

Louisette Geiss, l'une des femmes à l'origine de la plainte en nom collectif contre l'ex-producteur, s'est félicitée de la création d'un fonds qui permettra d'indemniser "beaucoup de victimes qui ont perdu leur carrière, et beaucoup plus".

Les avocats Douglas Wigdor et Kevin Mintzer, représentant six victimes présumées d'Harvey Weinstein, ont cependant dénoncé un projet d'accord "profondément injuste".

Ils ont notamment souligné qu'Harvey Weinstein n'y acceptait aucune responsabilité pour ses actes, qu'il ne contribuerait pas financièrement au fonds, et que les victimes qui voudraient poursuivre les compagnies d'assurance du producteur et de sa société ne le pourront plus car elles seront libérées de toute obligation par l'accord.

Le communiqué de la procureure mardi ne mentionne pas un autre projet d'accord annoncé en décembre, qui prévoyait le versement de quelque 25 millions de dollars aux victimes présumées dans le cadre d'un accord global qui solderait l'ensemble des dettes, contentieux et obligations de la Weinstein Company.

Plusieurs accords distincts sont négociés entre avocats pour solder une série de procès intentés au civil dans le sillage de l'affaire Weinstein, qui a éclaté en octobre 2017 et donné naissance au mouvement #MeToo, mouvement de dénonciation des agressions sexuelles souvent impunies perpétrées par des hommes de pouvoir.

Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par une centaine de femmes, Harvey Weinstein, 68 ans, a été jugé coupable d'un viol et d'une agression sexuelle par un jury new-yorkais en février dernier.

New York revoit le budget de sa police

Des agents de police de New York arrêtent un homme sur une promenade à New York, le 21 juin 202

La ville de New York a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un budget annuel réduisant les fonds alloués à ses services de police, illustration de l'impact des manifestations antiracistes même si la mesure a été critiquée de toutes parts.

Le budget de la première métropole américaine pour l'année fiscale 2021 qui s'ouvre ce 1er juillet rogne les dépenses policières de plus d'un milliard de dollars, par rapport à un budget opérationnel de la police new-yorkaise - la plus importante des Etats-Unis avec quelque 36.000 agents - de quelque 6 milliards, selon le maire de New York Bill de Blasio.

Selon lui, ces coupes répondent aux exigences de réformes des manifestations antiracistes portées par le mouvement #BlackLivesMatter qui ont suivi la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai.

A New York comme ailleurs, les demandes de transfert des fonds alloués à la police municipale au profit des minorités défavorisées ont été une revendication phare des manifestants.

M. de Blasio souligne avoir renoncé à embaucher 1.100 policiers qui devaient commencer leur formation en juillet. Et assure que son budget répond aux demandes pour plus de justice sociale comme au "désir profond" de sécurité des 8,5 millions de New Yorkais.

Mais les mesures ont été jugées insuffisantes, voire purement cosmétiques, par l'aile gauche du parti démocrate, et ont été critiquées par les républicains qui voient dans une récente augmentation des fusillades à New York la preuve que la police doit être soutenue.

Donald Trump a ainsi accusé dans un tweet mercredi le maire de "neutraliser et mépriser" une police qu'"il déteste".

Le président américain s'en est aussi pris à la décision du maire de placer prochainement un panneau à l'emblème de "Black Lives Matter" devant la tour Trump, sur la 5e Avenue, où habitait le milliardaire jusqu'à son élection.

Après que le maire eut déclaré sur la chaîne MSNBC qu'il voulait ainsi que le président "entende (...) trois mots pour lesquels il n'a jamais montré aucun respect", M. Trump a estimé que la police ne devrait "peut-être" pas laisser apposer "ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise".

Le budget new-yorkais 2021 s'inscrit dans un contexte de coupes budgétaires imposées par la pandémie, avec la crise économique et le manque à gagner fiscal qu'elle a générés.

Il atteint 88,1 milliards de dollars, soit sept milliards de moins qu'une version préliminaire adoptée en février, un mois avant que la pandémie ne mette la capitale économique américaine à l'arrêt.

Le maire explique depuis plusieurs semaines que si le gouvernement fédéral n'accorde pas d'aide substantielle à la ville ou si l'Etat de New York ne l'autorise pas à recourir à l'emprunt, quelque 22.000 postes municipaux devront être supprimés le 1er octobre, affectant tous les services de base.

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