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VIH: Trump veut mettre fin à l'épidémie aux Etats-Unis en dix ans

M. Trump a promis de vaincre le Sida aux Etats unis.

Donald Trump a annoncé mardi vouloir dompter l'épidémie du sida aux Etats-Unis avant 2030, une annonce accueillie positivement par les associations et les experts et que le Congrès va être appelé à financer dans le prochain budget.

"Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l'épidémie de VIH aux Etats-Unis d'ici 10 ans. Ensemble, nous vaincrons le sida en Amérique et au-delà", a déclaré le président républicain lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, au Congrès.

L'annonce rappelle la proposition, lancée au même endroit en 2003 par George W. Bush, du programme Pepfar contre le sida dans le monde, considéré comme l'un des plus grand succès de la lutte contre l'épidémie.

Le secrétaire à la Santé, Alex Azar, a ensuite fourni plus de détails sur l'annonce présidentielle: l'objectif est de réduire le nombre de contaminations par le VIH aux Etats-Unis, aujourd'hui de 38.000 par an, de 75% en cinq ans, et 90% en dix ans.

Le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) cause le sida.

Le but n'est pas jugé farfelu. Une coalition d'organisations anti-sida avait affiché l'objectif "ambitieux" d'une fin de l'épidémie d'ici 2025, dans un document publié à l'automne dernier.

"Contrôler le VIH en une décennie est une tâche titanesque, mais nous applaudissons la volonté affichée", dit à l'AFP Michael Weinstein, président de la très grande organisation anti-sida AIDS Healthcare Foundation, qui gère 64 centres médicaux aux Etats-Unis et des centaines dans le monde.

"Cette initiative, si elle est mise en place et financée, pourrait s'inscrire dans l'histoire comme l'une des plus grandes réussites de sa présidence", a réagi le directeur de l'AIDS Institute, Michael Ruppal.

- Plan détaillé -

La voie à suivre est connue depuis longtemps, disent ces organisations. Il faut doper la prévention dans les communautés concernées: homosexuels, minorités ethniques et, dans une moindre mesure, consommateurs de drogues (6% des contaminations).

Et dans les régions qui concentrent les foyers de l'épidémie, c'est-à-dire principalement le Sud. La moitié des infections se produit dans seulement 48 comtés américains et à Washington et San Juan à Porto Rico, selon le ministère de la Santé, qui promet des moyens ciblés géographiquement.

La prévention passe par empêcher que les personnes séropositives ne contaminent leurs partenaires. C'est désormais possible grâce aux traitements anti-VIH, qui rendent le virus "indétectable"... Des années d'études ont montré qu'il ne pouvait alors pas être transmis.

Mais cela implique que les personnes séropositives connaissent leur statut. Or 165.000 Américains ignorent qu'ils ont été contaminés. Le gouvernement veut que les tests deviennent routiniers dans l'univers médical.

Ensuite, il faut qu'elles aient accès aux traitements antirétroviraux, un défi dans un pays où naviguer les systèmes d'assurance médicale est un parcours du combattant, surtout pour les plus pauvres. Aujourd'hui seul un séropositif sur deux a le virus sous contrôle. Le gouvernement veut monter à 90%.

Ensuite, il faut promouvoir le traitement préventif PrEP ("prophylaxie pré-exposition"), sur ordonnance et remboursé.

Majoritairement utilisé par les hommes homosexuels, ce comprimé révolutionnaire, pris quotidiennement, est efficace à près de 100% contre le risque d'infection.

Mais six ans après son autorisation aux Etats-Unis, seulement 220.000 personnes le prenaient en août 2018, selon le site prepwatch.org. Le gouvernement estime que seulement 10% des gens à risque pouvant bénéficier de PrEP prennent le traitement.

Et PrEP a un effet pervers: il ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles, comme la syphilis, qui explosent dans la communauté gay.

Enfin la promotion du préservatif doit revenir en force, réclame Michael Weinstein, très en colère contre l'abandon par les autorités sanitaires américaines des campagnes de sensibilisation des rapports protégés au profit du "biomédical".

Les deux tiers des contaminations ont lieu chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, à un rythme qui ne ralentit pas.

Les Noirs sont particulièrement frappés: au rythme actuel, un Noir gay sur deux sera contaminé par le VIH au cours de sa vie, selon une étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies en 2016.

Avec AFP

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Nancy Pelosi demande la rédaction de l'acte d'accusation contre Trump

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L'avocat de Trump en Ukraine pour parler de lutte contre la corruption

Rudy Giuliani, ancien maire de New York, prend la parole lors d'un événement organisé dans le camp d'Ashraf-3, base de l'Organisation iranienne des Moudjahidine du peuple (MEK) à Manza, en Albanie, le 13 juillet 2019.

L'avocat personnel de Donald Trump et figure centrale de sa procédure de destitution, Rudy Giuliani, était à Kiev jeudi dans le cadre d'un programme de lutte contre la corruption, a indiqué un député ukrainien.

"Rudy Giuliani s'est envolé pour Kiev, nous nous sommes rencontré immédiatement au sujet de la création d'un groupe parlementaire +Amis de l'Ukraine STOP corruption+", a écrit Andreï Derkatch sur Facebook, accompagnant son poste de photos de sa rencontre avec l'avocat.

"La participation de Giuliani sera très utile pour notre groupe. En particulier, il peut aider à faire entrer des experts internationaux, des analystes, des journalistes", a poursuivi M. Derkatch.

Député quasiment sans discontinuer depuis 1998, Andreï Derkatch a intégré différents blocs politiques selon les opportunités. Il a été longtemps proche du principal parti pro-russe mais est aujourd'hui député indépendant.

Interrogé sur ces rencontres par le New York Times, l'ancien maire de New York a répondu: "Comme tout bon avocat, je récolte des preuves pour défendre mon client contre les fausses accusations".

Ce voyage entre dans le cadre d'une série tournée par la chaîne d'information conservatrice One America News Network (OAN) visant à démonter l'enquête en destitution visant le président américain, selon le New York Times. Dans ce cadre, Rudy Giuliani s'est aussi rendu à Budapest.

Rudy Giuliani est au cœur de l'affaire ukrainienne, qui a provoqué fin septembre l'ouverture par les démocrates d'une procédure de destitution à la Chambre des représentants.

Ils soupçonnent Donald Trump d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter dans la course à la Maison Blanche en 2020.

La chef démocrate Pelosi demande que soit rédigé l'acte d'accusation contre Trump

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, Fait une déclaration au Capitole à Washington, le jeudi 5 décembre 2019.

La chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a demandé jeudi la rédaction des articles de mise en accusation de Donald Trump, qu'elle a accusé d'"abus de pouvoir".

"Je demande aujourd'hui au président (de la commission judiciaire de la Chambre des représentants Jerry Nadler) d'entamer la rédaction des articles de mise en accusation" ("impeachement"), a-t-elle déclaré lors d'une brève allocution.

"Le président ne nous laisse pas d'autre choix que d'agir parce qu'il a de nouveau essayé de corrompre nos élections pour son propre bénéfice", a-t-elle justifié.

Selon elle, "les faits ne sont pas contestés: le président a abusé de son pouvoir pour son bénéfice personnel aux dépens de notre sécurité nationale, en conditionnant une aide militaire et une rencontre cruciale dans le Bureau ovale à l'annonce d'une enquête contre son rival politique".

Lors d'un échange téléphonique cet été, Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky de "se pencher" sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Selon des hauts responsables auditionnés au Congrès, une invitation à la Maison Blanche pour M. Zelensky avait ensuite été conditionnée à l'annonce des investigations sur Joe Biden. De plus, une aide de près de 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine avait été gelée quelques jours avant l'appel.

"Le président a commis un abus de pouvoir, affaibli notre sécurité nationale et mis en danger l'intégrité de nos élections", a encore estimé Mme Pelosi, pour qui "les actions du président ont gravement violé la Constitution".

Une fois que la commission judiciaire de la Chambre aura rédigé les articles de mise en accusation, ils seront soumis au vote en séance plénière et adoptés à la majorité simple. Compte tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump devrait devenir le troisième président de l'histoire américaine mis en accusation au Congrès.

Comme Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, il devrait ensuite être acquitté au Sénat, contrôlé par les républicains.

Trump: "Nous gagnerons" la bataille de la destitution

Le président américain Donald Trump s'est dit convaincu jeudi de remporter la bataille de la destitution après le lancement par les démocrates de la rédaction des articles de mise en accusation le visant.

"La bonne nouvelle est que les républicains n'ont jamais été aussi unis", a tweeté le locataire de la Maison Blanche peu après une brève allocution de Nancy Pelosi, chef des démocrates au Congrès.

"Nous gagnerons!", a-t-il ajouté.

NBA: les Lakers écrasent Utah, les Celtics refroidissent le Heat

LeBron James des lakers contre Kawhi Leonard des LA Clippers le 22 octobre 2019.

Les Lakers qui s'imposent en leaders chez le Jazz, Boston qui ramène Miami sur terre, Milwaukee qui enchaîne un 13e succès consécutif à Detroit : il s'agissait de faire respecter la hiérarchie, mercredi en NBA.

. La leçon

On espérait un tantinet mieux de l'opposition de l'outsider Utah pour la venue des épouvantails Lakers. Mais les choses ont très vite été réglées, tant LeBron James (2O pts, 12 passes), Anthony Davis (26 pts, 6 rbds) & cie ont dominé cette rencontre à sens unique finalement bouclée sur le score de 121 à 96.

Fort de cette 19e victoire (pour 3 défaites), Los Angeles présente plus que jamais le meilleur bilan de la Ligue.

Pour Utah, ce troisième revers d'affilée ne fragilise pas (encore) sa 6e place, mais les coéquipiers de Donovan Mitchell, seul à surnager (29 pts), et Rudy Gobert, plutôt discret (13 pts, 10 rbds), traversent une passe plutôt délicate, surtout marquée par une maladresse offensive assez constante.

. La série

Les soirs se suivent et se ressemblent pour les Bucks, qui enchaînent un 13e succès chez les Pistons, grâce une nouvelle fois au surpuissant Giannis Antetokounmpo.

Meilleur joueur (MVP) de la saison passée, "The Greek Freak" s'est fendu de 35 points et 9 rebonds, sans que ses vis à vis Andre Drummond (23 pts, 14 rbds, 3 contres) et Blake Griffin (16 pts, 10 rbds), pourtant dans le coup, n'y puissent grand chose.

Milwaukee reste solidement assis sur le fauteuil de leader avec 18 victoires contre 3 défaites.

. Le recadrage

Au lendemain de la victoire probante de Miami chez le champion en titre Toronto, le déplacement à Boston appelait confirmation s'agissant des ambitions naissantes de l'équipe surprise du début de saison à l'Est. Mais le Heat n'a pas tenu la distance chez les Celtics, vainqueurs autoritaires (112-93).

Malgré un premier quart-temps canon remporté 28-20 et Jimmy Butler en mode All-Star (37 pts), les Floridiens ont subi la loi de Boston et de son trio ardent Jaylen Brown (31 pts), Kemba Walker (28 pts) et Jayson Tatum (19 pts).

Les C's remontent à la 2e place à l'Est, qu'ils partagent avec Toronto, juste devant Miami.

. Les ressources

Il faut bien que ce garçon redevienne parfois humain: Luka Doncic n'a réussi "que" 22 points, 7 rebonds et 6 passes lors de la victoire au forceps de Dallas contre Minnesota (121-114). Un quatrième succès de rang qui s'est concrétisé dans le dernier quart-temps, remporté de neuf points par les Mavs.

Puisque leur prodige slovène a été maladroit à 8 sur 22 aux tirs et cinq balles perdues en prime, les Texans ont pu compter sur le pivot Dwight Powell (24 pts) et l'ailier Kristaps Porzingis (19 pts), qui se sont employés pour contrôler comme ils ont pu Karl Anthony Towns en mode costaud (26 pts, 9 rbds, 7 passes).

Dallas s'approche de Denver au pied du podium à l'Ouest, Minnesota reste 7e.

Réchauffement des relations entre les États-Unis et le Soudan

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