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RDC

Etienne Tshisekedi comparé à "Moïse" et son fils Félix Tshisekedi à "Josué"

Un sympathisant pleure, portrait d'Etienne entre les mains, après la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle, Kinshasa, le 10 janvier 2019.

Au cours d’une messe dite à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, vendredi, Mgr Gérard Mulumba (frère du défunt) l’a comparé au Moïse de la Bible et son fils, le nouveau président congolais, à Josué.

La messe a eu lieu en la cathédrale notre Dame du Congo à Kinshasa,

1er février 2017-1er février 2019, il se fait exactement deux ans depuis que celui qui s’est opposé aux régimes successifs des présidents Mobutu, Kabila père et fils, est mort à Bruxelles. Depuis, son corps est resté gardé dans une morgue dans la capitale belge en raison des mésententes entre le gouvernement de Joseph Kabila, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) son parti et sa famille biologique.

Félix Tshisekedi, devenu entre-temps président de la RDC au terme des élections du 30 décembre dernier, a assisté à la messe.

Dans son homélie, Mgr Mulumba a soutenu qu’Etienne Tshisekedi était bien le "Moïse qui avait sorti le peuple d’Israël de l’esclavage en Egypte" et Félix Tshisekedi, le fils du défunt, le "Josué qui le fait entrer dans la terre promise".

Evêque émérite de Tshilunde, Mgr Mulumba a rappelé que "Moïse" était bien le surnom que les Congolais avaient donné à Etienne Tshisekedi depuis le début des années 90 pour son combat pour la démocratie.

Il a cependant reconnu que Félix Tshisekedi a plutôt mené à l’accomplissement et en si peu de temps, ce que père avait entamé comme combat.

Félix Tshisekedi, 55 ans, a en effet pris les commandes de l’UDPS à la mort de son père et a été proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre, devenant ainsi le 5e président de la RDC.

Son père était parmi les 13 parlementaires qui avaient défié Mobutu et l’avaient interpellé pour la démocratie au fort de son pouvoir.

Etienne Tshsiekedi a créé l’UDPS avec ses compagnons, en 1982, et en est resté le leader jusqu’à sa mort.

En 2011, icône de l'opposition a perdu la présidentielle face à Joseph Kabila mais a contesté et s’est auto-proclamé Chef de l’Etat.

Le "Sphinx" comme il était également appelé pour sa constance, est resté opposant jusqu’à son décès le 1er février 2017 à Bruxelles.

La question du rapatriement de sa dépouille n’a été évoquée lors de la messe mais il semble bien prochain comme son fils est l’actuel président du pays.

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Des milliers des églises "de réveil" en RDC

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Tapis rouge pour Félix Tshisekedi en Belgique

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Félix Tshisekedi devant plus de 4000 personnes à Bruxelles

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5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Pas de cadeaux pour les ministres au nom de l'éthique

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Ne pas recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais (190 euros) par an: tel est l'un des engagements pris par les 67 membres du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, tous invités à signer une sorte de charte éthique.

Cet "acte d'engagement des membres du gouvernement" leur interdit donc de "recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais par an de ceux qui sont en relation professionnelle avec (eux), directement ou indirectement".

Selon le document, les ministres s'interdiront de se retrouver dans des affaires donnant lieu à un "conflit d'intérêts" en exerçant "toute activité commerciale" directement ou par personne interposées.

Ils se sont aussi engagés à agir dans l'exercice de leur fonction avec dévouement, honnêteté, intégrité, équité, dignité, impartialité et loyauté dans les relations avec les collègues et le public.

En cas de non-respect de ces engagements, "je renoncerai à mon mandat", selon le texte.

"L'on doit enlever dans la tête des Congolais cette idée de croire que la politique, c'est la carrière où on s'enrichit facilement", a commenté le professeur Saint-Augustin Mwendambali, un haut fonctionnaire lors de la cérémonie de signature.

Dévoilée le 26 août, l'équipe dirigée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été investi le 6 septembre.

C'est un gouvernement de coalition entre les forces politiques de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces de la RDC.

Les partisans de M. Kabila sont majoritaires dans cette équipe qui compte 83% d'hommes et 17% de femmes. Les 3/4 des ministres n'ont aucune expérience gouvernementale.

Le président Tshisekedi a promis de lutter contre la corruption durant son mandat.

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