Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Kabila a quitté le Palais de la nation après la remise et reprise avec Félix Tshisekedi

Le président sortant Joseph Kabila, à droite, et son succésseur Félix Tshsiekedi lors de l'investiture au Palais de la natino, Kinshasa, 24 janvier 2019.

Au volant de sa jeep, Joseph Kabila, président sortant, a quitté vendredi le Palais de la nation, siège de la présidence de la république, après la remise et reprise avec son successeur Félix Tshsiekedi, qui a prêté serment la veille.

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, ont procédé à la remise et reprise siège de la présidence de la république dans la capitale congolaise.

Les deux présidents se donnés des accolades au sortir du palais et M. Kabila a pris le volant de sa jeep et s’en est allé sous les applaudissements des membres des cabinets qui étaient là, en présence de journalistes.

Les deux ont eu auparavant un long entretien, en tête-en-tête, puis en présence de leurs proches collaborateur avant de se quitter.

"Ça va je vais très bien. Ça se voit, je viens d’une très longue réunion… je suis très en forme," a répondu Tshisekedi aux journalistes.

LA veille, M. Tshisekedi a fait un malaise lors de son discours de prise de pouvoir. Il a eu un trouble de parole, puis un trou de mémoire et a interrompu son speech et l’a repris 12 minutes plus tard après s’être assis un moment entouré de ses collaborateurs, lors de son investiture.

Ses proches ont attribué le malaise au gilet pare-balle trop serré, à la chaleur et au surmenage des travaux commencés depuis la campagne pour la présidentielle.

Une des questions après la remise et reprise a été de savoir sa réaction à la foule qui scandait la veille à la prestation de serment "papa (Etienne Tshisekedi, son père) a dit : ‘le peuple d’abord’ ", et la réponse de Félix Tshisekedi : "ça sera cela li fil conducteur de mes 5 ans de présidence ".

Toutes les actualités

Tshisekedi nomme un Premier ministre proposé par Kabila, retour triomphal de Katumbi

PM-et-Moise.

Après quatre mois d'attente et de tractations,le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé un Premier ministre au profil très singulier: il a été proposé par son prédécesseur, Joseph Kabila, pour former un gouvernement de coalition.

Ce même lundi, un poids lourd de l'opposition, Moïse Katumbi, s'est rappelé au bon souvenir de l'alliance Tshisekedi/Kabila, avec un retour d'exil triomphal devant des dizaines de milliers de partisans dans son fief de Lubumbashi (sud-est).

Le nouveau Premier ministre est un économiste septuagénaire mi-technocrate, mi-politique, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Il a été nommé en vertu de "l'accord politique" entre les coalitions de MM. Tshisekedi et Kabila, a déclaré le porte-parole du chef de l'Etat.

Un accord politique, qui donne toute sa saveur à l'"alternance" en RDC saluée ce même lundi à Kinshasa par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Devant la presse, le nouveau Premier ministre a remercié le chef de l'Etat et son prédécesseur Joseph Kabila, "qui m'a proposé comme candidat Premier ministre en m'assurant de sa confiance".

M. Ilunga Ilunkamba était en retrait de la vie politique à la tête de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC). Une des innombrables entreprise publique dont les salariés ont fait grève pour réclamer le paiement d'arriérés de salaires (jusqu'à 227 avait avancé un média en ligne congolais).

Ce docteur en sciences économiques aurait 72 ans, d'après un CV qui circule sur les réseaux sociaux, alors que son entourage avait avancé un âge plus élevé.

Il a été quatre fois vice-ministre et deux fois ministre au Plan et aux Finances, selon la présidence, qui a dû rafraîchir la mémoire des Congolais: M. Ilunga Ilunkamba aurait été au gouvernement pour la dernière fois en 1991, à l'époque de l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997), d'après son CV.

Ce vieux routier doit faire le trait d'union entre le président Tshisekedi, qui dispose des importantes prérogatives que prévoit la Constitution, et M. Kabila, qui conserve tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement.

Il doit maintenant former un gouvernement où les partisans de M. Kabila devraient être majoritaires, puis solliciter la confiance de l'Assemblée nationale.

Le principal opposant à l'attelage Tshisekedi/Kabila s'appellera-t-il Moïse Katumbi? L'ex-gouverneur du Katanga est rentré au pays, trois ans jour pour jour après son départ en pleine tourmente judiciaire sous la pression de l'ancien régime Kabila.

- Retour de rock-star -

Tout vêtu de blanc, le riche homme d'affaires et président du TPMazembe, champion en titre du football congolais, a fait un retour digne d'une rock-star ou d'un joueur-vedette, salué par des dizaines de milliers de fans pendant cinq bonnes heures entre l'aéroport et le centre-ville.

Pendant cette longue caravane, l'AFP n'a relevé aucun incident majeur à Lubumbashi, où les regroupements d'opposants étaient systématiquement dispersés dans les derniers mois du régime Kabila avant les élections du 30 décembre.

"Je reviens pour la paix et pour la reconstruction nationale dans notre pays", a-t-il ajouté, en promettant de respecter la Constitution.

M. Katumbi, exilé en Belgique, avait tenté en vain de revenir en août pour présenter sa candidature à l'élection présidentielle. Sa condamnation à trois ans de prison a depuis été annulée.

Allié puis adversaire de l'ex-président Kabila qui l'a qualifié de "Judas", M. Katumbi a déclaré qu'il se situait toujours dans l'opposition au président Tshisekedi.

Il devra préciser le rôle qu'il entend jouer avec Martin Fayulu, le candidat qu'il a soutenu à l'élection présidentielle du 30 décembre et qui revendique la victoire.

"Un autre pas en avant dans la démocratie en #RDC avec le retour au pays de @moise_katumbi #Changement", a twitté l'ambassadeur américain Mike Hammer.

"C'est une belle journée", a également glissé le ministre français des Affaires étrangères, en visite à Kinshasa.

"Le président (Emmanuel) Macron m'a demandé de saluer toutes les initiatives prises par le président Tshisekedi dans le domaine de l'Etat de droit", a-t-il déclaré en sortant du bureau du président Tshisekedi, quelques heures avant la nomination du nouveau Premier ministre.

Il a annoncé un programme d'aide de 300 millions d'euros à la RDC pendant les cinq ans du mandat de M. Tshisekedi.

Le résultat de l'élection congolaise est le fruit d'un "compromis à l'africaine", avait déclaré en février M. Le Drian, après avoir mis en doute la victoire de M. Tshisekedi proclamée par la Commission électorale.

"Il y a eu une vraie élection démocratique, je la constate, validée par la Cour constitutionnelle et validée par l'Union africaine", a-t-il cette fois déclaré lundi à Kinshasa.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba devient Premier ministre de la RDC

Sylvestre Ilunga Ilunkamba devient Premier ministre de la RDC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:46 0:00

Le président Tschisekedi a nommé son tout Premier ministre

Le président Tschisekedi a nommé son tout Premier ministre
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Ebola en RDC : Le chef de l'OMS appelle à l'union contre "l'ennemi public numéro un"

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus au milieu du personnel des agences des Nations unies chargées de la lutte contre Ebola à Beni, Nord-Kivu, RDC, 8 novembre 2018. (Twitter/ Tedros Adhanom Ghebreyesus)

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à l'union face à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, qui a fait près de 1.200 morts depuis août, qualifiant le virus d'"ennemi public numéro".

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus s'exprimait à l'occasion de l'ouverture de la 72e Assemblée de l'OMS, l'organe décisionnel suprême de cette agence spécialisée de l'ONU.

"J'ai rencontré le président de la RDC et des responsables de l'opposition, nous avons parlé ensemble des mesures à mettre en place pour lutter contre cette flambée parce que Ebola ne prend pas partie, Ebola c'est l'ennemi public numéro un", a déclaré le Dr Tedros.

"A moins que nous nous unissions pour mettre un terme à cette flambée, on court le risque qu'elle se répande et qu'elle coûte encore beaucoup plus cher et qu'elle soit encore beaucoup plus agressive", a-t-il ajouté.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri (est du pays), est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

Depuis le début de l'épidémie, il y a eu quelque 1.160 décès pour 1.760 cas confirmés et probables, selon l'OMS.

"Jusqu'à maintenant, cette flambée ne s'est pas étendue au-delà de deux provinces", mais "le risque de propagation reste très élevé", a relevé le Dr. Tedros. Le nombre de nouveaux cas a fortement augmenté au cours des dernières semaines.

Sur le terrain, les travailleurs humanitaires font face à des résistances et des violences dans une région où plusieurs groupes armés sont actifs. En outre, rumeurs et défiance entravent le travail des personnels de santé : une partie des habitants sont dans un déni de la maladie, et s'opposent parfois avec violence aux enterrements sécurisés pour éviter la propagation du virus.

"Depuis le mois de janvier, il y a eu des dizaines d'attaques menées contre des structures de santé dans le Nord-Kivu", a détaillé le chef de l'OMS. "Chaque attaque donne au virus un avantage et empêche les intervenants d'agir".

Le Dr Tedros a également indiqué avoir convenu avec le Conseil de sécurité d'un "renforcement de l'action à l'échelle de tout le système des Nations unies", tout en reconnaissant que le virus "Ebola n'est pas la seule urgence" dans le monde.

Il a par ailleurs appelé les pays à adopter au cours de l'Assemblée mondiale le budget proposé pour 2020-2021, qui s'élève à 4,8 milliards de dollars soit près de 420 millions de plus que la précédent.

Il a aussi annoncé la nomination de divers ambassadeurs de bonne volonté, dont la mère de la chanteuse Lady Gaga, Cynthia Germanotta, nommé ambassadrice pour la Santé mentale.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:23 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG