Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le déficit commercial américain s'est réduit en 2019, une première en 6 ans

Conteneurs empilés dans le port de Yangshan à Shanghai, Chine, le 29 mars 2018.

Le déficit commercial des Etats-Unis s'est réduit en 2019, pour la première fois depuis 2013, conséquence de la guerre des tarifs douaniers avec Pékin qui a fait reculer les importations en provenance de Chine.

Le déficit des biens et services s'est établi à 616,8 milliards de dollars (-1,7%) avec des exportations évaluées à 2.499,8 milliards (-0,1%) et des importations de 3.116,5 milliards (-0,4%), selon les données du département du Commerce publiées mercredi.

Sans l'excédent des échanges de services, le déficit commercial diminue de 2,4%. Les seules importations de biens chinois, qui ont été frappées de droits de douane punitifs par l'administration Trump, ont fondu de 17,6%.

La diminution des produits chinois a toutefois été compensée par une hausse des importations en provenance du Canada (+41,9%), du Mexique (+26%), les deux grands partenaires commerciaux des Etats-Unis. Les importations de biens des pays de l'Union européenne ont quant à elles augmenté de 5,4%.

La baisse du déficit commercial américain intervient après une année 2018 record où le déficit avait atteint un niveau inédit en 10 ans. La vigueur du dollar avait alors défavorisé les exportations américaines quand le yuan avait dopé les exportations chinoises.

La réduction du déficit et des importations, voulue par Donald Trump, n'est pas nécessairement une bonne nouvelle car à défaut d'exportations en hausse, elle reflète souvent une économie qui ralentit.

De fait, la croissance de la première économie mondiale est allée moins vite en 2019 (2,3% en rythme annuel contre 2,9% en 2018).

En outre, la baisse des importations de matériaux destinés à l'industrie manufacturière dont le plastique et le pétrole brut ont accusé une baisse de 9,3%. C'est que ce secteur, cher à l'hôte de la Maison Blanche, est entré en récession au cours de l'été.

Les importations de biens d'équipement comme les accessoires informatiques et les équipements en télécommunication ont également diminué alors que les entreprises américaines ont freiné leurs investissements en raison de l'incertitude entourant l'issue de la guerre commerciale.

A contrario, les importations de biens de consommation courante telles que les vêtements, les chaussures de sport ou les ustensiles de cuisine ont continué de progresser, illustrant la bonne tenue de la consommation des ménages qui a largement soutenu l'expansion de la croissance américaine.

Les Américains ont aussi été plus friands de voitures importées de l'étranger.

- Ralentissement -

S'agissant des exportations, au rang des bonnes nouvelles, les exportations de soja, qui s'étaient effondrées en 2018 en raison de représailles chinoises, ont rebondi de 8,2% à 19,64 milliards de dollars. Cette progression n'a toutefois pas compensé la baisse de 18,2% enregistrée un an plus tôt.

De plus, les exportations de maïs ont plongé de 36,5%.

Les exportations ont par ailleurs été plombées par la crise du 737 MAX de Boeing, gros contributeur du commerce extérieur. Cet avion vedette du constructeur américain a été cloué au sol en mars 2019 par les autorités de sécurité aérienne du monde entier à la suite de deux accidents rapprochés ayant fait un total de 346 morts.

Résultat, les exportations d'avions civils ont reculé de 22,2%.

Pour le seul mois de décembre, le déficit commercial a bondi de 11,9% à 48,9 milliards de dollars. La hausse, supérieure aux attentes des analystes, est intervenue dans un contexte d'apaisement des tensions commerciales avec la Chine.

La trêve entre les deux plus grandes puissances économiques du monde s'est finalement matérialisée mi-janvier par la signature d'un accord commercial préliminaire.

La Chine s'est engagée à acheter pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits américains au cours des deux prochaines années.

Mais ces achats risquent d'être retardés par le nouveau coronavirus qui sévit en Chine.

Enfin, la majorité des tarifs douaniers imposés depuis 2018 sur les produits chinois reste en place.

Toutes les actualités

Le président élu Joe Biden continue de bâtir son équipe

Le président élu Joe Biden continue de bâtir son équipe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Les États-Unis se préparent à faire face à une nouvelle flambée de cas de covid-19

Les États-Unis se préparent à faire face à une nouvelle flambée de cas de covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:41 0:00

Biden choisit Janet Yellen pour le Trésor

Conférence de presse de la présidente sortante de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, à Washington, le 13 décembre 2017. (Reuters)

Le président américain élu Joe Biden a confirmé lundi qu'il allait nommer à la tête du Trésor Janet Yellen, ex-présidente de la Banque centrale.

Janet Yellen, dont la nomination doit encore être confirmée par le Sénat, devrait devenir la première femme à diriger le Trésor après avoir été la première femme à la tête de la Réserve fédérale (Fed).

M. Biden a également annoncé la nomination de Wally Adeyemo au poste de secrétaire adjoint du Trésor, qui est d'origine nigériane. M. Adeyemo a été directeur adjoint du Conseil économique national, conseiller à la sécurité nationale et chef de cabinet au Bureau de la protection financière des consommateurs.

"S'il est confirmé, M. Adeyemo serait le premier secrétaire adjoint au Trésor afro-américain", a en outre souligné M. Biden.

Le président élu démocrate a également nommé Neera Tanden comme directrice du Bureau de la gestion et du budget. C'est aussi une première pour une femme d'origine indienne à ce poste.

Parmi les autres nominations, à noter celle de Cecilia Rouse, qui doit prendre la tête du Conseil économique du président.

Là encore, une nomination inédite, relève M. Biden: "Elle deviendra la première Afro-Américaine et seulement la quatrième femme à diriger ce Conseil en 74 ans d'existence".

M. Biden sera également entouré de Jared Bernstein, un proche de longue date puisque celui-ci avait été son propre économiste en chef au cours des premières années de l'administration de l'ancien président Barack Obama. M. Bernstein sera membre du Conseil économique.

Heather Boushey, cofondatrice du Washington Center for Equitable Growth, qualifiée d'"économiste éminente" dont les travaux de recherches ont été centrés sur les inégalités économiques, sera également membre du Conseil.

Joe Biden nomme une équipe de communication à la Maison Blanche entièrement féminine

La porte-parole du département d'État, Jen Psaki, participe à une réunion à Washington, le 27 février 2015.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l'histoire du pays.

Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d'attachée de presse de la Maison Blanche.

Jen Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes haut placés, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l'administration Obama-Biden.

"Honorée de travailler à nouveau pour @JoeBiden, un homme pour lequel j'ai travaillé sous l'administration Obama-Biden lorsqu'il a contribué à diriger la reprise économique, reconstruit nos relations avec nos partenaires (ce qui se révèle une bonne pratique) et a apporté de l'empathie et de l'humanité dans presque toutes les réunions auxquelles j'ai assisté", a réagi Jen Psaki sur Twitter.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l'accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu'à présent, avant de prêter serment le 20 janvier.

"Je suis fier de présenter aujourd'hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes", a indiqué M. Biden dans un communiqué.

"Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays", a-t-il ajouté.

Postes économiques

En plus de Mme Psaki, six autres femmes ont été nommées.

Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de M. Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Mme Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu'il était vice-président.

Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente.

Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe.

Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Ces nominations ne nécessitent pas la confirmation du Sénat, contrairement à la plupart des postes du cabinet.

D'autres nominations devraient intervenir dans la semaine. Selon le New York Times, elles comprendront celle de Cecilia Rouse à la tête du Cercle des conseillers économiques du président, première femme noire à ce poste.

Neera Tanden prendrait la direction du Bureau de la gestion et du budget, première Indienne Américaine à cette position.

Cela fait suite à la nomination attendue de Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, pour devenir la première femme secrétaire au Trésor, si elle est confirmée par le Sénat.

La Cour suprême de Pennsylvanie rejette un recours des républicains

La Cour suprême de Pennsylvanie rejette un recours des républicains
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG