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Enrôlement biométrique des réfugiés au Burkina

Enrôlement biométrique des réfugiés à Ouagadougou, Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)

Le gouvernement de Burkina a lancé un programme d’enrôlement biométrique de quelques 33.000 individus. La démarche s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints avec le HCR pour un meilleur suivi des réfugiés installés sur le territoire national.

L’opération d’enrôlement biométrique vise principalement à mettre à jour la base de données des réfugiés vivant sur le territoire burkinabè, selon Mahoua Bamba, représentante adjointe du HCR à Ouagadougou.

Mahoua Bamba, représentante adjointe du HCR à Ouagadougou, Burkina, 13 juin 2017. (VOA/Issa Napon)
Mahoua Bamba, représentante adjointe du HCR à Ouagadougou, Burkina, 13 juin 2017. (VOA/Issa Napon)

Un travail de pointe pour un enrôlement de qualité et des résultats efficaces, fait remarquer le numéro deux du HCR dans le pays.

"Le Burkina Faso est un pays précurseur dans la mise en œuvre du projet. Le système se base sur la capture de l’IRIS, et aussi des empreintes. Du coup, c’est difficile aujourd’hui de pouvoir faire des fraudes, des doublons ; de pouvoir faire des mouvements secondaires dans d’autres pays d’accueil de réfugiés, " explique Mme Bamba.

L’opération va aussi renforcer la surveillance des déplacements et autres mouvements des réfugiés. Donc, une initiative doublement bénéfique pour le Burkina Faso se félicite Issa Joseph Paré, secrétaire permanent de la commission nationale en charge des réfugiés.

Joseph Paré, secrétaire permanent de la commission nationale en charge des refugiés à Ouagadougou, Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)
Joseph Paré, secrétaire permanent de la commission nationale en charge des refugiés à Ouagadougou, Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)

" Cette opération est une opération conjointe qui permet au HCR et au Burkina d’avoir des données vraiment fiables sur les réfugiés. Cette opération nous rassure vraiment et nous aide à mieux gérer les réfugiés, " note M. Paré.

Les grands centres urbains de Bobo Dioulasso et Ouagadougou, sans oublier les camps de réfugiés de Goudogo à Dori et Mentao à Djibo, accueillent l’enrôlement.

Pour les bénéficiaires, le soulagement est grand, lâche leur représentant, Orsi Emmanuel Bokodi.

Orsi Emmanuel Bokodi, représentant des réfugiés au Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)
Orsi Emmanuel Bokodi, représentant des réfugiés au Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)

"Nous sommes fiers de vivre au Burkina Faso parce que le Burkina a ouvert le champ d’action pour que les réfugiés puissent vivre sur ce territoire. Ça fait aujourd’hui 15 ans que je vis au Burkina et ça donne une opportunité aux réfugiés de s’intégrer. Donc, l’enrôlement est une palette juridique et sociale. Nous sommes intégrés et nous vivons comme des Burkinabè," se réjouit M. Bokodi.

Ce travail de suivi permet de mettre en lumière des leaders. C’est le cas de Berthe Ndiapou une refugiée centrafricaine.

"C’est la première fois que j’ai une attestation officielle. Sinon, j’avais seulement l’acquis de droit. Ça nous a vraiment raffermi parce qu’avec le soutien de l’UN HCR, nous avons réussi à monter un bon projet de Youth initiative fund 2017 lancé par l’UN CHR. Et, nous sommes sur le point de le mettre en œuvre, " affirme pour sa part Mme Ndiapou.

Une réfugiée se fait enregistrer à Ouagadougou, Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)
Une réfugiée se fait enregistrer à Ouagadougou, Burkina, 21 juin 2017. (VOA/Issa Napon)

Cet enrôlement biométrique des réfugiés va durer deux mois environ.

Il va permettre aux autorités mais aussi au HCR de disposer de données fiables pour une meilleure gestion des refugiés, mais également de pouvoir suivre et superviser leurs mouvements et parer à toute menace contre la sécurité nationale.

Reportage d’Issa Napon à Ouagadougou pour VOA Afrique

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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