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En Afghanistan, Trump annonce la reprise des négociations avec les talibans

Le président Donald Trump s’adresse aux militaires lors d’une visite surprise en Afghanistan, le jeudi 28 novembre 2019 (Photo AP / Alex Brandon)

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé jeudi lors d'une visite nocturne surprise sur une base américaine en Afghanistan que les négociations avec les talibans, interrompues en septembre, avaient repris.

Le voyage-éclair de M. Trump, son premier dans le pays, avait été gardé secret pour des raisons de sécurité. Il a eu lieu à l'occasion de la fête de Thanksgiving.

"Les talibans veulent un accord, et nous les rencontrons. Nous leur disons qu'il faut un cessez-le-feu, ils ne voulaient pas de cessez-le-feu, et maintenant ils veulent un cessez-le-feu", a-t-il déclaré après une rencontre avec son homologue, le président Ashraf Ghani, sur la base aérienne de Bagram, à 80 km au nord de Kaboul.

"Je pense que ça va sûrement marcher comme ça", a-t-il dit.

"Nous resterons tant que nous n'aurons pas d'accord ou jusqu'à ce qu'on ait une victoire totale, et ils veulent vraiment trouver un accord", a ajouté Donald Trump.

Il a confirmé vouloir réduire le nombre de soldats américains sur place à 8.600, contre entre 13.000 et 14.000 aujourd'hui. "Nous pouvons aller encore beaucoup plus loin que ça", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

"Les deux côtés ont souligné que si les talibans étaient sincères dans leur volonté d'obtenir un accord de paix, ils devaient accepter un cessez-le-feu", a tweeté Ashraf Ghani après le départ de son homologue. "Nous avons aussi insisté que pour que la paix soit durable, les refuges terroristes hors d'Afghanisation devaient être démantelés".

Le président Ghani n'avait été prévenu que quelques heures avant l'atterrissage de M. Trump, selon la Maison Blanche.

- Voyage secret -

Le président était parti mercredi soir dans le plus grand secret de son club de Mar-a-Lago en Floride, via la base d'Andrews près de Washington. Il est arrivé à Bagram jeudi vers 20H30 heure locale, et la nouvelle du voyage n'a été rendue publique que juste avant qu'il ne redécolle, peu après minuit.

Un photographe de l'AFP a voyagé avec lui mais n'a pas eu le droit de communiquer avant l'arrivée, comme les 12 autres journalistes participant au voyage, dont les appareils de communication avaient été confisqués. Ils n'ont appris leur destination que deux heures avant l'atterrissage de l'avion présidentiel, toutes lumières éteintes.

Dans ses déplacements sur la base, le dirigeant était protégé de près par des soldats lourdement armés, casqués et équipés de jumelles de vision nocturne.

Le 7 septembre, Donald Trump avait, à la surprise générale, mis fin aux discussions engagées depuis un an avec les talibans, qui semblaient pourtant sur le point d'aboutir à un accord historique après dix-huit ans de conflit en Afghanistan.

Il avait justifié ce volte-face spectaculaire par la mort d'un soldat américain et de onze autres personnes dans un attentat taliban deux jours avant à Kaboul.

"Nous étions proches du but et nous avons renoncé. Nous n'avons pas voulu le faire à cause de ce qu'ils avaient fait", a expliqué M. Trump lors de sa rencotre avec le président afghan, en faisant référence à la mort du soldat américain. "Depuis, nous les avons frappés si fort, ils n'ont jamais été frappés aussi fort", a-t-il ajouté.

Le négociateur américain, Zalmay Khalilzad, n'avait dévoilé que peu de détails sur "l'accord de principe" qu'il affirmait avoir conclu avec les talibans.

Il devait permettre un retrait progressif des soldats américains en Afghanistan, en échange de garanties de sécurité, d'une "réduction de la violence" et de l'ouverture de négociations directes entre les talibans et le gouvernement de Kaboul.

Depuis, la semaine dernière, les talibans ont libéré deux otages américain et australien, professeurs à l'université américaine de Kaboul, en échange de la libération par les Afghans de trois prisonniers talibans de haut rang.

Avec ses soldats pour ce qui est la plus grande fête traditionnelle aux Etats-Unis, le commandant en chef a posé pour des photos et servi de la dinde, avant de s'adresser à environ 1.500 d'entre eux dans un grand hangar.

"Nous avons voyagé 8.331 miles (13.407 km) pour être là ce soir pour une seule raison: vous dire en personne que ce Thanksgiving est un Thanksgiving spécial, tout va très bien, notre pays est plus fort économiquement qu'il ne l'a jamais été", a déclaré Donald Trump, ovationné par les militaires.

Dans ce discours aux soldats, il a également dit que la guerre d'Afghanistan ne se "décider(ait) pas sur le champ de bataille".

"A la fin il faudra une solution politique", a-t-il dit, "qui sera décidée par les habitants de la région".

Avec AFP

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Le coronavirus fait tanguer le transport maritime mondial

Des conteneurs sont empilés sur un cargo au port de Southampton, en Grande-Bretagne, le 16 août 2017. (REUTERS/Peter Nicholls)

Le transport de fret maritime, très dépendant de l'activité commerciale chinoise, est frappé depuis le début de l'année par l'épidémie de coronavirus qui plombe l'activité des ports et la demande de matières premières en Chine.

Témoin de cette mauvaise passe, l'indice qui reflète chaque jour les tarifs pratiqués sur les vingt routes de transport en vrac de matières sèches jugées "représentatives" du marché - le Baltic Dry Index (BDI) - a touché la semaine dernière un plus bas depuis le début de l'année 2016.

Celui de la catégorie "capesize", composée des navires les plus gros transportant principalement du charbon et du minerai de fer, n'a quant à lui jamais été aussi bas depuis sa création.

"L'effondrement récent est directement lié à l'épidémie de coronavirus en Chine et aux restrictions d'activité qui en ont découlé", résument les analystes de Capital Economics.

La crise de pneumonie virale a conduit "à un arrêt complet de nombreux ports chinois", a expliqué à l'AFP Lars Bastian Østereng, en charge de la recherche chez Arctic Securities, et les opérations sont fortement perturbées dans d'autres.

- 'Gravissime' -

L'armateur Louis Dreyfus Armateurs a par exemple suspendu les relèves d'équipages en Chine et n'autorise plus ses marins à descendre à terre, ce qui perturbe considérablement les escales.

"L'épidémie de coronavirus est un phénomène gravissime pour le marché", confirme à l'AFP son secrétaire général Antoine Person.

Aux problèmes logistiques immédiats s'ajoute le ralentissement de la demande chinoise à court et peut-être moyen terme car le pays représente à lui seul "environ 35% des importations de vrac sec par voie maritime dans le monde", rappelle l'analyste d'Arctic Securities.

Au delà des quelque 2.100 morts et 74.500 personnes contaminées en Chine selon le dernier bilan des autorités jeudi, les mesures drastiques prises par Pékin pour limiter la propagation de l'épidémie apparue dans la province de Hubei, au centre de la Chine, ont mis un véritable coup de frein à l'économie du pays.

Ce ralentissement touche la production d'électricité, gourmande en charbon, et les aciéries qui engloutissent du minerai de fer venu du Brésil ou d'Australie, deux denrées qui remplissent les navires capesize, observent les analystes de Capital Economics.

En plus des matières premières importées - la Chine consomme par exemple près de 40% de la production mondiale de métaux -, ses usines au ralenti affectent les transporteurs de marchandises qui en sortent.

Le géant danois du transport maritime AP Moeller-Maersk a d'ailleurs averti jeudi à l'occasion de la publication de ses résultats que le début d'année était "faible" du fait d'une fermeture plus longue que d'habitude des usines en Chine.

Il a ajouté que pour 2020 la visibilité, cruciale pour le secteur, était considérablement réduite.

- Baisse saisonnière -

Plusieurs facteurs contribuant à la chute des indices laissent cependant quelques lueurs d'espoirs aux armateurs, intermédiaires et autres acteurs du marché.

D'abord, les indices de la place londonienne Baltic Exchange, référence mondiale de l'évaluation du coût du transport maritime de matières premières, sont habitués au roulis puisque soumis à une forte volatilité.

"La guerre commerciale sino-américaine, les nouvelles normes de carburant des navires ou des phénomènes météorologiques expliquent également la chute du BDI", ajoute M. Person.

Cette baisse est aussi accentuée par la saisonnalité: les préparatifs des festivités du Nouvel An lunaire en Chine ont pour habitude de gonfler la demande en fin d'année, entraînant les indices vers le haut. La période de congés qui suit les tire ensuite dans l'autre sens, accentuant un "effet chute".

A regarder avec précaution, le BDI reste un indicateur important pour le marché et certains le considèrent comme un baromètre fiable de la croissance mondiale à venir.

Coronavirus : le bilan atteint 2.000 morts en Chine

Des agents de la santé s'occupent d'un patient en isolation à l'hôpital de la Croix-Rouge de Wuhan, l'épicentre de la nouvelle épidémie de coronavirus, dans la province de Hubei, en Chine, le 16 février 2020. (China Daily via REUTERS)

Le bilan de l'épidémie provoquée par le nouveau coronavirus a atteint 2.000 morts en Chine, après l'annonce mercredi par les autorités de la province de Hubei (centre), épicentre de la crise, de 132 nouveaux décès.

Dans son bulletin quotidien, la commission sanitaire de la province a également fait état de 1.693 nouveaux cas de contamination, le chiffre le plus faible en une semaine.

Avec ce nouveau bilan dans le Hubei, le nombre de contaminations en Chine continentale atteint au moins 74.000.

L'OMS confirme un premier cas de coronavirus en Afrique
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Ailleurs dans le monde, environ 900 cas de contamination, et seulement cinq décès, ont été recensés dans une trentaine de pays.

Citant une étude du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies portant sur plus de 72.000 personnes, le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné lundi que plus de 80% des patients souffraient d'une forme bénigne de la maladie.

Toujours selon cette enquête, jusqu'à 39 ans, le taux de mortalité du Covid-19 reste très bas, à 0,2%, puis s'élève progressivement avec l'âge.

L’astronaute Christina Koch raconte ses onze mois dans l'espace

L'astronaute américaine Christina Koch

Christina Koch, l'astronaute ayant battu le record féminin du temps passé dans l'espace, s'est confiée sur ses 328 jours en apesanteur depuis le Centre spatial Johnson de Houston, au Texas.

A la Nasa, "On a l'habitude de dire, c'est un marathon, pas un sprint, mais dans mon cas on disait: c'est un ultra-marathon, pas un marathon", a-t-elle déclaré à propos de ses onze mois passés à bord de la Station Spatiale Internationale.

L'astronaute de 41 ans a atterri le 6 février dans les steppes du Kazakhstan, en Asie centrale, avec ses collègues, Luca Parmitano de l'Agence Spatiale Européenne et le cosmonaute russe Alexandre Skvortsov.

L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.
L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.

"J'ai dû me réhabituer à marcher", s'est amusée Christina Koch, remarquant aussi: "Pendant mes deux premières minutes de retour sur Terre, j'ai vu plus de visages qu'en un an!"

Cette ingénieure américaine était déjà entrée dans l'histoire en participant à la première sortie spatiale 100% féminine, qu'elle avait effectuée en octobre 2019 avec Jessica Meir, une biologiste marine.

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"Je pense que ces jalons motivent les gens et qu'il est important de les reconnaître", a-t-elle noté, tout en assurant "ne plus trop y avoir pensé" une fois dans l'espace. "Ce n'était qu'une question de temps avant que cela arrive", a-t-elle ajouté, rappelant que sa promotion d'astronaute était paritaire.

Pour profiter au maximum des 223 millions de kilomètres parcourus, l'équivalent de 291 allers-retours sur la Lune, Christina Koch a expliqué s'être "focalisée sur les choses qu'on a" dans l'espace et "qu'on n'aura plus jamais" une fois de retour sur Terre.

Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.
Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.

Pendant sa mission, elle a participé à plus de 210 études scientifiques et a elle-même été l'objet d'expériences visant à observer "les effets d'un voyage spatial longue-durée sur une femme", précise la Nasa, qui prépare le retour des astronautes américains sur la Lune à partir de 2024, et peut-être sur Mars dans la décennie à venir.

La mission de Christina Koch, qui a effectué six sorties spatiales, dont les trois premières entièrement féminines, était le deuxième plus long voyage spatial solo parmi les astronautes de la Nasa, le record étant détenu par Scott Kelly, qui a passé 340 jours d'affilée sur l'ISS avant de revenir sur Terre en 2016.

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