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Le président Buhari a le soutien du parti au pouvoir au Nigeria

Muhammadu Buhari au sommet de l'Union africaine, Nouakchott, Mauritanie, le 3 juillet 2017

Le parti au pouvoir au Nigeria, le All Progressives Congress (APC), a assuré qu'il resterait soudé derrière le président Muhammadu Buhari, sous le feu des critiques, en pleine course pour la présidentielle de février 2019.

Plus de 30 partis, dont le principal parti d'opposition, le Parti démocratique populaire (PDP), ont fondé lundi une alliance pour faire front contre la candidature du chef de l'Etat de 75 ans à sa propre succession.

>> Lire aussi : Présidentielle au Nigeria: une trentaine de partis d'opposition font alliance

La semaine dernière, c'est au sein même de l'APC que les fractures ont été mises au grand jour. Des parlementaires du parti au pouvoir ont annoncé la création d'un mouvement contestataire, l'APC réformé (rAPC), dénonçant "la catastrophe monumentale" qu'a été selon la présidence Buhari depuis 2015.

Mais pour le porte-parole de l'APC, Bolaji Abdullahi, ces deux développements n'auront aucun effet sur la campagne électorale. "Ils peuvent se liguer contre nous, mais cela ne fera en aucun cas renoncer notre gouvernement à réaliser les promesses faites aux Nigérians: débarrasser notre pays de la corruption et améliorer le quotidien de notre peuple", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Muhammadu Buhari est devenu en 2015 le premier candidat de l'opposition à vaincre un président en exercice dans l'histoire du Nigeria.

>> Lire aussi : Le président Buhari sous pression suite aux violences au Nigeria

Mais après une grande vague d'optimisme qui s'était emparée du géant de 180 millions d'habitants, M. Buhari a déçu ne parvenant pas à mettre un point final à l'insurrection jihadiste de Boko Haram, ni à endiguer les vagues de violences qui surgissent aux quatre coins du pays.

Il a été vivement critiqué aussi pour ne pas avoir sorti le Nigeria de la pire récession de son histoire plus rapidement, et pour mener une lutte anti-corruption que certains accusent d'être une "chasse aux sorcières" contre ses opposants politiques.

L'ancien général, qui avait déjà exercé le pouvoir dans les années 1980 pendant les dictatures militaires, a également passé de nombreux mois à Londres pendant son mandat pour raisons de santé, et beaucoup mettent en doute ses capacités à diriger le pays pour quatre ans de plus.

Avec AFP

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Le bois précieux à l'origine d'un scandale va être vendu aux enchères

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

Cent-vingt-cinq conteneurs de kevazingo, un bois précieux très prisé en Asie, dont la saisie fin février au Gabon avait créé un scandale politique, vont être vendus aux enchères, a annoncé le ministre de l'Environnement.

Les autorités gabonaises ont transféré dimanche vers un parc à bois 125 des 353 conteneurs de kevazingo qui avait été saisis au port d'Owendo à Libreville, selon un communiqué du gouvernement publié dimanche soir.

Sous l'autorité du ministre de la forêt et de l'environnement, Lee White, ces 1.500 m3 de bois vont être "revalorisé puis vendus au bénéfice de l'Etat", ce qui pourrait rapporter 45 milliards de francs CFA (environ 40,6 millions d'euros) à l'Etat gabonais, selon le ministère.

En transférant le kevazingo du port au parc à bois, les autorités ont "pour objectif de convertir ce bois illégal en bois légal autorisé à la vente", a expliqué le ministre dans un communiqué.

La coupe de kevazingo est en effet interdite. La découverte de ces conteneurs de bois illégaux fin février, puis leur disparition quelques semaines plus tard, avaient mis à jour la complicité de plusieurs hauts responsables politiques et mené aux limogeages du vice-président du pays et du ministre des Eaux et forêts.

Après ce scandale, le président Ali Bongo Ondimba avait procédé à un remaniement ministériel, nommant notamment M. White, un Britannique naturalisé gabonais réputé pour être un écologiste intransigeant, à la tête du ministère des Forêts.

Le kévazingo est un bois rare d'Afrique centrale, considéré comme sacré par certaines communautés locales et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe.

Représentant 60% du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l'un des piliers historiques de l'économie du Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

L'OMS appelle à la solidarité régionale dans la lutte contre Ebola

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, lors de la 72ème Assemblée mondiale de la santé à Genève, en Suisse, le 20 mai 2019.

L'appel concerne les neuf pays voisins de la République démocratique du Congo et a été lancé lundi à Brazzaville par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS, lors de la 69e Session du comité régional de l'organisation onusienne pour l'Afrique.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à Brazzaville les partenaires des Nations unies, principalement les neuf pays frontaliers de la République démocratique du Congo (RDC) à faire "preuve de solidarité" dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays.

"Le moment est venu pour que tous les partenaires, notamment les neuf pays voisins de la RDC, fassent preuve de solidarité pour barrer la route à la propagation d'Ebola", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS.

"La stratégie régionale de surveillance et de riposte de la maladie est si importante. Elle (...) peut combler toutes les lacunes constatées", a-t-il estimé.

"Ebola est une urgence de santé qui est complexe", en RDC où les agents de santé font parfois face à l'insécurité dans les zones touchées puis au manque de confiance de certaines communautés, a-t-il souligné.

Le Dr Ghebreyessus prenait part lundi à Brazzaville à la 69e Session du comité régional de l'OMS pour l'Afrique, qui sera marquée par l'élection du nouveau directeur de l'OMS/Afrique, qui a son siège dans la capitale congolaise.

Au moins 400 participants, dont 47 ministres de la Santé du continent, prennent part à cette session, dont les assises ont été inaugurées par le président congolais Denis Sassou Nguesso.

"Ebola est une maladie évitable et traitable. Nous avons un vaccin qui est à plus de 97% efficace et des médicaments qui le sont à plus de 90%", a affirmé le directeur général de l'OMS.

Par ailleurs, une équipe japonaise spécialisée dans la réponse aux urgences concernant les maladies infectieuses sera déployée à partir de vendredi.

Elle doit permettre le renforcement de la quarantaine et la participations à d'autres activités pertinentes en vue de prévenir la propagation de l'épidémie, a annoncé l'ambassade du Japon en RDC.

En juillet, le comité d'urgence de l'OMS avait élevé la dixième épidémie d'Ebola en RDC au rang d'une urgence de santé publique de portée internationale.

Cette épidémie a déjà tué plus de 1.934 personnes en RDC où elle sévit dans la partie orientale, frontalière de l'Ouganda, du Rwanda ou encore du Burundi.

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