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Ebola: l'utilisation du deuxième vaccin annoncée pour novembre

Un agent de santé injecte le vaccin anti-Ebola à un homme à Goma, en République démocratique du Congo, le 5 août 2019.

L'utilisation d'un deuxième vaccin contre la maladie à virus Ebola est projetée pour novembre dans trois provinces de l'est de la République démocratique du Congo, afin d'éradiquer l'épidémie qui a causé plus de 2.100 morts, a-t-on appris dimanche de source médicale.

"Il est temps d'utiliser le nouveau vaccin Ad26-ZEBOV-GP, fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson. Vers le 18 octobre, le vaccin arrive à Goma (Nord-Kivu) et la vaccination va commencer au début de novembre", a déclaré à l'AFP, le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte contre l'épidémie d'Ebola en RDC.

"Il y a déjà deux communes qui ont été choisies Majingo et Kahembe parce que dans une des communes il y a beaucoup de ressortissants de Beni, Butembo (Nord-Kivu, est),... C'est donc une commune à risque", a expliqué le Dr Muyembe. Ces deux agglomérations étaient considérées comme des épicentres de l'épidémie.

"Nous allons étendre cette vaccination à nos petits commerçants qui se rendent souvent au Rwanda pour protéger nos voisins", a-t-il ajouté, précisant que "si ça marche bien, nous allons étendre la vaccination au Sud-Kivu (est) et Ituri (nord-est).

Le laboratoire belge va envoyer un lot de 200.000 doses au Rwanda voisin et 500.000 doses en RDC, a révélé le médecin qui s'est en plus réjoui que "l'épidémie est désormais confinée dans le nord en Ituri".

Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 237.165 personnes ont été vaccinées. Le seul vaccin utilisé est le rVSV-ZEBOV-GF, fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme, lit-on dans le bulletin quotidien publié par les autorités sur l'évolution de l'épidémie daté de samedi.

L'ancien ministre congolais de la Santé, inculpé de détournement, le Dr Oly Ilunga, s'était opposé à l'utilisation de ce deuxième vaccin. Dans sa lettre de démission, le Dr Ilunga avait accusé "des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste" de vouloir introduire ce vaccin dans le pays, sans plus de précision.

"Le vaccin Johnson & Johnson présente le plus de données sur le plan scientifique", a tranché le Dr Muyembe qui a repris la direction de la lutte contre Ebola en RDC depuis le 20 juillet.

Avec AFP

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Nouveau gouvernement en RDC: une si longue attente...

Jean-Michel Sama Lukonde le nouveau Premier ministre de la RDC (à g.) avec le président Felix Tshsiekedi au palais présidentiel, Kinshasa, RDC, 18 mars 2021.

Mais qu'attend-il donc? Alors qu'il contrôle désormais tous les leviers du pouvoir, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, tarde inexplicablement à nommer un nouveau gouvernement, suscitant l'impatience des Congolais, sur fond d'une inquiétante baisse des recettes budgétaires de l’État.

Ayant mis fin début décembre à l'alliance avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila, le président Tshisekedi a réussi à placer ses partisans à la tête de toutes les institutions politiques du pays.

Le chef de l’État a nommé le 15 février un nouveau Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, après avoir contraint à la démission Sylvestre Ilunga Ilunkamba, un proche de M. Kabila.

Depuis, la nomination de la nouvelle équipe gouvernementale se fait attendre. Et le pays se retrouve dans une situation inédite, avec deux Premiers ministres de facto.

En attendant la nomination de son successeur, M. Ilunga continue, à la tête de son gouvernement démissionnaire, d'expédier les affaires courantes, mais avec une marge de manœuvre quasi-nulle, le président Tshisekedi lui ayant formellement interdit par missive officielle "d'engager l’État".

Désigné par le président, le nouveau Premier ministre Lukonde n'a pas encore d'équipe gouvernementale et n'a donc pas été investi par l'Assemblée, comme le prévoit la Constitution.

Des milliards perdus

"Cette absence de gouvernement bloque et détruit le pays qui est en situation de crise, notamment sécuritaire", proteste Georges Kapiamba de l'Association pour l'accès à la justice (ACAJ).

La neutralisation de l'exécutif remonte à octobre lorsque le président Tshisekedi, en conflit avec ses anciens alliés du Front commun pour le Congo (FCC) de son prédécesseur Kabila, a décidé de suspendre les réunions du Conseil des ministres.

Ancien opposant, M. Tshisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle contestée de décembre 2018. Investi en janvier 2019 lors de la première passation pacifique du pouvoir en RDC, il a dirigé le pays en coalition avec le FCC qui a gardé la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat.

En l'absence d'un nouveau gouvernement, le cabinet du chef de l'État assure l'ordonnancement des dépenses publiques, en recourant à l'expertise de l'Inspection générale des finances. Une situation inédite, non prévue dans la loi.

Cette pratique est "inadmissible", estime le président de l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho), Jean-Claude Katende.

La Constitution n'autorise pas le cabinet du chef de l’État à gérer au quotidien les affaires de l’État, "ce rôle revient au gouvernement, seul responsable devant le Parlement", explique M. Katende.

La première conséquence de cette absence d'un véritable gouvernement est l'alarmante baisse des recettes budgétaires, constate l'Observatoire de la dépense publique (Odep).

Le Trésor public ne mobilisera que la moitié des recettes prévues de l'exercice 2021, soit "3,5 milliards de dollars", estime cette structure anti-corruption qui regroupe 12 organisations.

"Ça énerve!"

Et parmi les Congolais, la colère monte. "La situation est intenable. Il est urgent de faire baisser la tension qui couve dans le pays en nommant cette équipe gouvernementale", a réagi auprès de l'AFP le caricaturiste Thembo Kash qui dessine au quotidien dans les médias, les travers de la classe politique congolaise.

"Tshisekedi ne veut pas d'un gouvernement parce qu'il compte gérer ce pays avec ses amis d'exil à Bruxelles sans respecter le cadre légal. Il veut un pouvoir absolu, sans contrôle sérieux", dénonce Camille Kuku, un partisan du candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu.

"Cette forme de gestion instaurée pendant cette période énerve (...)", se désole Louison Mokoko, un enseignant dans la province de l’Équateur (nord-ouest), résumant à bien des égards l'humeur des Congolais.

Autre signe de l'exaspération qui monte, des internautes ont appelé sur les réseaux sociaux à envahir la piste de l'aéroport international de Kinshasa afin d'empêcher le président Tshisekedi de s'envoler hors du pays, avant d'avoir préalablement signé l'ordonnance de nomination de l'équipe gouvernementale.

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