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Maroc

277 migrants secourus en mer, une femme décédée

Migrants à bord de l'Aquarius à son arrivée dans le port de Valence en Espagne le 17 juin 2018.

Les secours maritimes espagnols et marocains ont récupéré en mer 277 migrants subsahariens dans la nuit de mardi à mercredi, dont une femme décédée sur l'une des embarcations de fortune, ont indiqué mercredi les sauveteurs espagnols.

Côté espagnol, 220 personnes ont été secourues sur trois embarcations différentes dans la mer d'Alboran, a expliqué une porte-parole à l'AFP.

La première a été récupérée mardi soir vers 21H00 GMT et les deux autres très tôt mercredi matin. La femme décédée se trouvait sur l'une de ces deux embarcations, la cause de sa mort est inconnue, a-t-elle précisé.

Au total, 57 femmes et quatre mineurs se trouvaient à bord.

En parallèle, 57 personnes ont été secourues par les autorités marocaines dans la même mer d'Alboran, a expliqué la porte-parole espagnole, sans donner de détails sur le sexe et l'âge des migrants.

Environ 11.000 migrants sont arrivés en Espagne par la mer depuis janvier et 203 ont perdu la vie en tentant la traversée, selon les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) actualisées au 10 juillet.

Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, le nombre d'arrivées est en baisse d'environ 30% par rapport à la même période en 2018.

En 2018, l'Espagne était en tête des arrivées de migrants en Europe mais est repassée en 2019 derrière la Grèce, selon l'OIM.

Au total depuis janvier, 682 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée pour un total d'environ 31.600 arrivées de migrants, selon l'OIM.

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La police marocaine en guerre contre l'alcool frelaté et de contrebande

La police patrouille dans la rue dans l'ancienne ville minière de Jerada, Maroc, 16 mars 2018.

Descentes de police, arrestations de "barons de l'alcool" et fermetures d'établissements: les autorités marocaines mènent depuis fin août une vaste opération contre l'alcool frelaté et les bouteilles importées illégalement, vendues en douce dans des bars du royaume.

Au total, "417 opérations inopinées" ont été menées du 31 août au 22 septembre dans différentes villes du pays, avec plus d'1,2 million de bouteilles saisies, 87 établissements fermés et au moins 45 personnes arrêtées, selon un bilan obtenu par l'AFP auprès de la sûreté nationale marocaine (DGSN).

En théorie, la loi marocaine interdit la vente d'alcool aux musulmans, soit 99% de la population du Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Dans les faits, on en trouve aisément dans les bars, restaurants ou encore dans des magasins sous licence qui le proposent discrètement à la vente derrière des vitres opaques ou d'épais rideaux.

Baptisé par la presse locale "opération mains propres" ou "opération Bacchus" en référence au dieu du vin dans la mythologie romaine, le vaste coup de filet concerne des bouteilles frelatées ou importées illégalement --et donc sans frais de douane. La police a aussi visé des ateliers clandestins fabriquant de fausses étiquettes.

"L'empereur du vin"

Mardi, plus de 20.000 bouteilles d'alcool périmées ou non étiquetées ont été détruites près de Casablanca, la capitale économique, en présence de médias locaux invités pour l'occasion.

La veille, quelque 60.000 bouteilles "périmées ou ayant fait l'objet de fraude" avaient été saisies dans deux entrepôts de Marrakech, la capitale touristique, selon la DGSN. A Tanger (nord), ce sont une douzaine de restaurants qui ont été fermés mercredi et jeudi.

Simple coïncidence ou opportunité saisie par les autorités? Les descentes de police ont débuté à Casablanca après des protestations sur les réseaux sociaux contre des contrôles jugés excessifs sur le port du masque dans différents établissements.

Des agents zélés ont verbalisé des clients attablés pour défaut de masque, une infraction passible d'une amende de 300 dirhams (27 euros), alors que la loi prévoit qu'un client assis peut ôter son masque pour consommer.

Depuis, les descentes menées par la police, la douane et les services d'hygiène pour saisir de l'alcool se sont étendues à tout le pays.

Parmi les personnes interpellées, Saïd Boukannouf, un homme décrit par la presse comme le "baron des boissons alcoolisés au Maroc", arrêté le 8 septembre et placé en détention. Cet "empereur du vin" est un distributeur d'alcool incontournable au Maroc avec ses points de vente, ses bars et dépôts.

Alcool bas de gamme

Au-delà des fausses étiquettes et des produits frelatés "susceptibles de mettre en danger la santé publique", la presse locale évoque des "antres de la rente", "des caisses noires" ou des "circuits d'argent sale" gérés par "une mafia dont les ramifications s'étendent jusqu'au corps de sécurité".

"Sous l'emprise de l'appât du gain, certains restaurateurs et tenanciers de boîtes de nuit ne reculent devant rien", affirme Le360, un site réputé proche du pouvoir qui a publié une série d'articles dithyrambiques sur l'opération menée, selon lui, sous l'autorité du patron de la police, Abdellatif Hammouchi.

Reste que la "campagne d'assainissement du milieu de la nuit menée tambour battant (...) inquiète un secteur de la restauration mis à genoux par la crise du Covid-19", écrit pour sa part le site d'information Le Desk.

La vie nocturne marocaine est lourdement touchée par la paralysie économique liée à la pandémie de nouveau coronavirus, qui a tué plus de 2.000 personnes dans le royaume.

Plusieurs cafés et bars sont fermés depuis mi-mars en raison de multiples restrictions, tandis que d'autres ont définitivement baissé le rideau.

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Les Marocains en émoi après l'agression sexuelle et le meurtre d'un enfant de 11 ans

Un membre des forces de sécurité marocaines se tient devant le tribunal de Sale près de la capitale Rabat, le 14 novembre 2019.

L'agression sexuelle et le meurtre d'un garçon de 11 ans à Tanger suscite un profond émoi au Maroc, où plusieurs voix réclament la peine de mort pour le "monstre" qui a tué le "petit Adnane".

La peine capitale est toujours en vigueur dans le royaume mais n'est plus appliquée depuis 1993. Son abolition fait débat et les appels à exécution ressurgissent quand de grandes affaires mobilisent l'opinion publique.

Nombreux sont ceux qui demandent "justice pour Adnane" depuis que son corps a été retrouvé, dans la nuit de vendredi à samedi, enterré sous un arbre près de chez lui, dans un quartier populaire de Tanger.

Le jeune garçon avait disparu lundi dernier après être sorti faire une course. Sa famille avait alerté la police et son portrait avait été massivement diffusé sur les réseaux sociaux.

Des internautes ont relayé des images de mauvaise qualité, extraites d'une caméra de surveillance, où on le voit marcher aux côtés d'un inconnu.

L'homme, un ouvrier de 24 ans travaillant dans l'immense zone industrielle de la ville portuaire de Tanger, a été identifié et interpellé pour "homicide volontaire sur mineur avec attentat à la pudeur", a annoncé la DGSN, la police marocaine.

Selon l'enquête préliminaire, "le mis en cause a emmené la victime dans un appartement qu'il loue dans le même quartier, l'a agressée sexuellement et commis l'homicide volontaire", avant de l'enterrer à proximité.

Il a été déféré lundi devant le procureur du roi à Tanger, en même temps que ses trois colocataires, poursuivis pour "non dénonciation d'un crime".

Dans un message de condoléances à la famille à la suite de cette "perte cruelle", le roi Mohammed VI a condamné "un crime odieux".

"Peine maximale"

Selon la presse marocaine, le suspect s'est rasé la barbe et a changé de coupe de cheveux après l'agression dans l'espoir de ne pas être identifié.

Mais il s'est trahi en envoyant depuis son numéro de téléphone personnel une demande de rançon aux parents, leur faisant croire que leur fils était toujours vivant, selon les médias locaux.

L'affaire a provoqué une vague de colère à Tanger, ville de plus d'un million d'habitants, où un sit-in a mobilisé samedi des centaines de personnes, avec des appels à "exécuter le meurtrier d'Adnane".

Sur les réseaux sociaux, les appels à la peine de mort se multiplient à coups de pétitions indignées.

"Nous citoyens marocains, mères et pères, demandons la peine maximale, à savoir la peine de mort pour ce criminel", peut-on lire dans une de ces pétitions qui a récolté plus de 5.000 signatures.

Des voix plus minoritaires disent toutefois s'opposer à la peine de mort, parfois en invoquant la Constitution qui consacre le droit à la vie.

"Prévention"

Après la découverte du corps, l'association "Touche pas à mon enfant" a exhorté les autorités à activer un dispositif Alerte-Enlèvement, qui a permis de "sauver plusieurs vies d'enfants en Europe". "Il est temps que l'Etat fasse de la prévention", a martelé l'ONG marocaine.

Plus généralement, l'affaire remet sur le devant de la scène la question de la protection de l'enfance dans ce pays régulièrement marqué par des affaires de pédophilie.

Des ONG dénoncent depuis longtemps des condamnations qu'elles jugent trop clémentes, appelant à renforcer la lutte contre les prédateurs sexuels.

En juin dernier, un homme soupçonné d'avoir violé une fillette de six ans dans le Sud du pays avait été libéré sous caution, avant d'être remis en détention après de vives protestations.

A l'été 2013, la grâce royale un temps accordée par erreur à un pédophile espagnol avait déclenché une polémique violente et d'importantes manifestations.

Depuis l'arrestation de l'agresseur présumé d'Adnane, la police a annoncé avoir interpellé deux autres pédophiles, à Tanger et Safi (sud).

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