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Dorian se dirige vers les Etats-Unis après avoir semé la mort aux Bahamas

Une famille escortée dans une zone sûre après avoir été secourue aux Bahamas, le mardi 3 septembre 2019. (AP Photo / Ramon Espinosa)

L'ouragan Dorian, rétrogradé en catégorie 2, se dirigeait très lentement vers les Etats-Unis mardi soir après avoir dévasté l'archipel des Bahamas et provoqué la mort de sept personnes, un bilan qui devrait encore s'alourdir a averti son Premier ministre.

En plus des cinq victimes initiales, deux personnes transportées à l'hôpital ont succombé à leurs blessures, a annoncé Hubert Minnis lors d'une conférence de presse.

"Nous pouvons nous attendre à plus de morts, ce sont des informations préliminaires", a-t-il précisé.

Un pêcheur des Bahamas, Howard Armstrong, a décrit une scène d'horreur, avec de l'eau arrivant par le toit.

"On s'en sortait jusqu'à ce que l'eau ne cesse d'arriver et que tous les appareils ménagers se mettent à tourner autour de la maison comme dans une machine à laver", a-t-il raconté à la chaîne CNN. "Ma pauvre femme a fait de l'hypothermie et était debout sur les armoires de la cuisine jusqu'à ce qu'elles se désintègrent. J'étais avec elle et elle s'est tout simplement noyée".

Les îles Abacos et Grand Bahama, sur lesquelles Dorian s'est acharné avant de reprendre sa route destructrice, étaient encore largement coupées du monde mardi.

Des palmiers déplumés, des maisons éventrées et des carcasses de voitures semblant flotter, à perte de vue, dans une mer de ruines: le triste spectacle contrastait terriblement avec l'habituelle carte postale paradisiaque des Bahamas.

"Il pleut toujours, avec de grosses bourrasques", a confié à l'AFP Yasmin Rigby, une habitante de l'île de Grand Bahama, au-dessus de laquelle Dorian a longtemps stationné, faisant dangereusement monter le niveau des eaux.

- Dure reconstruction -

Au moins 61.000 personnes auraient besoin d'aide alimentaire aux Bahamas, a estimé mardi l'ONU.

La Croix-Rouge avait indiqué la veille que quelque 13.000 maisons pourraient avoir été endommagées ou détruites dans les îles Abacos et Grand Bahama.

"Ce sont des jours et des mois difficiles qui attendent notre peuple et notre pays", a déclaré le Premier ministre de l'archipel.

Classé dans la catégorie maximale 5 au moment de frapper les Bahamas, Dorian a faibli depuis. Il a été rétrogradé en catégorie 2, avec des vents pouvant atteindre 175 km/h, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) américain, à 01h00 GMT mercredi.

L'ouragan se trouvait alors à 175 km à l'est de Melbourne en Floride. Il remontait vers le nord-ouest, parallèlement à la côte de cet Etat du sud-est des Etats-Unis, à la vitesse de 9 km/h.

Le NHC fait part de bourrasques mesurées à 81 km/h à Indian River, en Floride.

Malgré des vents moins violents, Dorian a gagné en taille et reste très dangereux, ont prévenu les météorologues, qui peinent à en prévoir la trajectoire exacte.

Une certitude: il doit se rapprocher "dangereusement près" de la Floride d'ici mercredi soir, avant de longer la côte sud-est américaine et les Etats de Géorgie, de Caroline du Sud et de Caroline du Nord.

Les deux Etats de Caroline présentent le plus haut risque d'inondations, a précisé le NHC, avec de 13 à 25 centimètres de pluie et des vagues de 1,2 à plus de 2 mètres de haut attendues par endroit. L'oeil de Dorian doit passer "près ou au-dessus" de leurs côtes entre jeudi et vendredi matin.

Donald Trump a annoncé mardi soir avoir décrété l'état d'urgence en Caroline du Nord, pour débloquer des fonds de manière préventive, "en espérant ne pas en avoir besoin".

- Solidarité avec les Bahamas -

Plusieurs millions de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer les régions menacées aux Etats-Unis.

Même si l'oeil de Dorian pourrait ne pas toucher terre, les autorités mettent la population en garde sur les risques de crues soudaines et d'inondations.

"De nombreuses menaces ne dépendent pas de la catégorie de l'ouragan", a souligné le directeur du NHC, Ken Graham. "Vous pouvez vous trouver assez loin du centre de l'ouragan et tout de même être touché par de fortes précipitations".

En attendant Dorian, les habitants de Floride, habitués des ouragans, se montraient solidaires avec les Bahamas voisines.

Les appels aux dons se sont multipliés et plusieurs églises organisaient des collectes dans le quartier de Coconut Grove, berceau de la communauté bahaméenne à Miami.

"Notre église a été fondée par des Bahaméens et beaucoup de leurs descendants en sont membres", témoignait Nathaniel Robinson, pasteur de l'église Greater St Paul, où boîtes de conserves, bouteilles d'eau, médicaments s'amassaient sur les tables.

"Nous sommes entrés en contact avec des gens là-bas", poursuit-il. "Certains ont tout perdu, leur maison, leur moyen de transport, leur commerce... Ils n'ont absolument plus rien".

Avec AFP

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Trump dénonce les accusations "ridicules" d'un lanceur d'alerte

Le président russe Vladimir Poutine serre la main du président américain Donald Trump à l’occasion de sa commémoration du Jour de l’armistice, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018.

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations en ce sens d'un lanceur d'alerte.

Le dossier, potentiellement explosif, reste encore entouré de nombreuses zones d'ombre. Selon le Washington Post et le New York Times la conversation au coeur de cette mystérieuse affaire concernait l'Ukraine.

Les élus du Congrès souhaitent de leur côté déterminer si le milliardaire républicain a sollicité des informations potentiellement compromettantes sur le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden ou sa famille lors d'un échange téléphonique en juillet avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le fils de M. Biden, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

"C'est ridicule! C'est un lanceur d'alerte partial", a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

- "Aucune réponse" -

Signe de son courroux, l'homme d'affaires avait dès le début de la matinée publié deux tweets avec ces mêmes arguments, accusant "les démocrates radicaux (...) et leurs partenaires dans les médias bidon" de s'acharner contre lui.

"Bizarre qu'avec autant d'autres gens qui ont entendu ou ont eu connaissance de cette conversation absolument convenable et respectueuse, ils n'en aient pas également parlé. Vous savez pourquoi? Parce que rien de ce qui s'est dit n'était mal, c'était absolument parfait!".

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le locataire de la Maison Blanche à un dirigeant étranger, selon le Washington Post, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement.

Ce dernier, Michael Atkinson, a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès. Il a été entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Mais les démocrates sont restés sur leur faim.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national n'ont pas autorisé l'inspecteur général" à entrer dans les détails, a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff. "Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes" a-t-il ajouté.

- Rencontre Trump-Zelensky mercredi -

Gangrénée par la corruption, l'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky.

Le tête-à-tête prévu mercredi entre Donald Trump et ce dernier en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, sera, dans le contexte des révélations encore embryonnaires sur le lanceur d'alerte, scruté avec une attention particulière.

Quelle sera la teneur de la discussion ? "Le président félicitera de nouveau M. Zelensky (...) et saluera ses efforts dans la lutte anti-corruption", a simplement indiqué un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, les informations concernant "un lanceur d'alerte fiable" à propos des communications du président avec un dirigeant étranger "soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale".

Jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a, un temps, reconnu qu'il avait demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden.

Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016, a retweeté vendredi cet entretien avec un message accusateur: "Le président a demandé à un pouvoir étranger de l'aider à gagner une élection. Encore une fois".

Une allusion claire aux soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016, qui ont empoisonné les deux premières années de mandat du républicain.

Après une longue enquête, le procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu prouver une quelconque entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain. Il a toutefois mis en lumière une série de pressions exercées sur l'enquête par le président, qui pourrait constituer un délit d'entrave à la justice.

Aliens et base secrète dans le désert du Nevada: la mobilisation fait un flop

FILE - In this July 22, 2019 file photo, signs warn about trespassing at an entrance to the Nevada Test and Training Range near Area 51 outside of Rachel, Nevada.

Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour "donner l'assaut" à une base secrète de l'armée américaine dans le désert du Nevada, accusée par les conspirationnistes de tout poil d'y cacher des aliens: ils ne sont finalement pas plus d'une centaine à avoir fait le déplacement.

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé "Prenons d'assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous".

L'idée était d'envahir le 20 septembre à 03h00 du matin cette fameuse "Zone 51", une base de l'US Air Force si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l'événement avait fait grand bruit, incitant même l'armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l'idée d'envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s'étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l'événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic: Matthew Roberts, l'initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu'il s'agissait d'une simple blague qui lui était passée par la tête "quand il s'ennuyait à 02H00 du matin". Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10.000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l'idée de la "zone 51" pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d'aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l'appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s'est soldé par une seule arrestation.

L'infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l'entrée du site, dont la route d'accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

Selon le shérif local, les "festivals" organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n'ont attiré qu'environ 1.500 personnes, bien moins qu'attendu par les organisateurs.

Les déchets de l'un sont les trésors de l'autre !

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Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine à New York

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