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Donald Trump limoge le chef de la sécurité des élections


Le patron de l'agence gouvernementale en charge de la sécurité des élections, Chris Krebs, au DHS Election Operations Center and National Cybersecurity and Communications Integration Center (NCCIC), à Arlington, Virginie, USA, le 6 novembre 2018.

Donald Trump a limogé mardi le patron de l'agence fédérale en charge de la sécurité des élections, Chris Krebs, qui insistait que le scrutin s'est déroulé sans fraude.

Le limogeage de Chris Krebs, directeur de l'agence de cybersécurité et de sécurité, qui a déclaré que la présidentielle avait été "la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis", a été annoncé par le président américain via Twitter.

"La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu'il y a eu des irrégularités et des fraudes massives. C'est pourquoi, Chris Krebs a été démis de ses fonctions (...) avec effet immédiat", a écrit le président Trump.

"Ce fut un honneur", a réagi l'intéressé dans un tweet. Chris Krebs aurait dit à des amis la semaine dernière qu'il s'attendait à être limogé.

L'opposition démocrate a immédiatement dénoncé l'annonce de Donald Trump. Elle appelle à accélérer le processus de transition vers la présidence de Joe Biden.

"Chris Krebs est fonctionnaire extraordinaire et la personne même que les Américains souhaitent voir protéger la sécurité de nos élections. Le choix du président de le limoger simplement parce qu'il a dit la vérité en dit long", a réagi le vice-président du Sénat chargé du renseignement, Mark Warner.

"Il est pathétique, mais tristement prévisible, que le maintien et la protection de nos processus démocratiques soient une cause de licenciement", a pour sa part dénoncé le chef démocrate de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff.

L'ancienne candidate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren, a qualifié le limogeage "d'abus de pouvoir" par un président "faible et désespéré".

Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, a affirmé que M. Krebs était "profondément respecté" et qu'il avait été limogé pour avoir "dit la vérité au pouvoir" sur des fraudes électorales.

Le président des États-Unis, Donald Trump (à dr.), avec le ministre indonésien Luhut B. Pandjaitan, mardi 17 novembre 2020. (Photo : Maison Blanche)
Le président des États-Unis, Donald Trump (à dr.), avec le ministre indonésien Luhut B. Pandjaitan, mardi 17 novembre 2020. (Photo : Maison Blanche)

Le sénateur républicain Richard Burr a pour sa part estimé que M. Krebbs et son équipe "ont oeuvré sans relâche pour renforcer notre infrastructure électorale".

Dans un communiqué publié la semaine dernière, signé par d'autres organismes américains, l'agence que dirigeait M. Krebbs avait souligné qu'il n'y avait "aucune preuve d'un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit".

Cette agence gouvernementale baptisée CISA, s'efforçait ces derniers jours à rejeter les accusations de fraude électorale de grande ampleur, qu'il s'agisse des machines qui auraient "changé" les votes pour Trump en voix pour Biden ou les votes de personnes décédées.

"L'élection du 3 novembre a été la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis", assuraient-elles.

Depuis l'annonce, le 8 novembre, de la victoire pronostiquée de Joe Biden, la plupart des dirigeants de la planète l'ont félicité, renforçant l'idée qu'ils ne prenaient pas au sérieux les actions en justice engagées par l'équipe Trump.

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