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États-Unis

Trump sur les résultats de la présidentielle : il promet le suspense jusqu'au bout

Le candidat républicain Donald Trump, lors du débat de mercredi, face à Hillary Clinton à Las Vegas, le 19 octobre 2016.

"Je verrai à ce moment-là. Je ne vois rien pour le moment, et je verrai à ce moment. Ce que j’ai vu est tellement mauvais. Tout d’abord, les médias sont si malhonnêtes et si corrompus », a déclaré le candidat républicain.

La surprise du troisième et dernier débat, à Las Vegas, dans le Nevada, entre le républicain Donald Trump et la démocrate Hillary Clinton aura été, sans doute, le refus de M. Trump de s'engager à accepter les résultats du scrutin du 8 novembre.

A la question du modérateur du débat, le journaliste Chris Wallace, de savoir s’il pouvait s’engager à reconnaitre les résultats de la présidentielle de novembre, Donald Trump a adopté une position contraire à celle de son colistier, Mike Pence. "Je verrai à ce moment-là.

Je ne vois rien pour le moment, et je verrai à ce moment. Ce que j’ai vu est tellement mauvais. Tout d’abord, les médias sont si malhonnêtes et si corrompus », a déclaré Donald Trump, ajoutant qu’il compte maintenir « le suspense » d’ici là.

En réaction, Hillary Clinton l’a accusé de remettre en cause et de dénigrer le système démocratique américain en place depuis 240 ans.

La réforme de l'immigration

Le débat a démarré par une question sur le rôle de la Cour suprême dans la vie nationale et le profil des juges que chacun des deux candidats nommerait à cette instance judiciaire.

Tous deux ont réitéré les positions traditionnelles démocrates et républicaines sur cette question avant d’aborder un sujet vivement controversé, l’immigration. Donald Trump a attaqué la position de son adversaire et réaffirmé son intention d’ériger un mur le long de la frontière sud des Etats-Unis.

« Nous n’avons pas de pays si nous n’avons pas de frontière. Hillary veut accorder l’amnistie, elle veut avoir des frontières ouvertes. Comme vous le savez, plus de 16.500 garde-frontières ont appuyé ma candidature la semaine dernière…la première fois qu’ils le font pour un candidat », a déclaré le candidat républicain.

Hillary Clinton s’est engagée à proposer un plan global et réaliste de réforme de l’immigration. « Je ne veux pas déchirer les familles. Je ne veux pas envoyer les parents loin de leurs enfants. Je ne veux pas voir à l’œuvre la force d’expulsion dont Donald Trump a parlé », a-t-elle dit. « Nous avons 11 millions de sans-papier qui ont 4 millions d’enfants citoyens américains » , a-t-elle souligné.

L'économie nationale

L’économie du pays a fait l’objet d’un échange houleux entre les deux candidats. « Mon plan est basé sur la croissance de l’économie pour donner plus d’opportunités aux familles de la classe moyenne. Je peux que nous ayons le plus important programme de création d’emplois depuis la Seconde Guerre mondiale, des emplois dans les infrastructures et la manufacture de pointe », a promis la candidate démocrate Hillary Clinton.

Pour Donald Trump, il faut revoir les relations commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires. « Sous mon plan, nous allons renégocier les accords commerciaux, nous aurons beaucoup de libre échange, plus que nous n’en avons maintenant, mais nous avons de d’horribles accords », a dit le candidat républicain, affirmant que les emplois américains ont été emportés par les accords signés par l’époux de Mme Clinton, le président Bill Clinton.

Au cours du débat, Donald Trump s’est défendu des accusations d’agressions sexuelles portées récemment contre lui par au moins 9 femmes, assurant qu’il n’y a rien de vrai dans ces allégations.

La politique fiscale, la situation en Irak et en Syrie, ainsi que le rôle de la Russie figuraient également parmi les sujets abordés par les deux candidats.

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Un peintre israélien crée 120 nuances de Trump

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Une photo de Bernie Sanders fait le tour du monde

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Une fusée de SpaceX envoie un nombre record de satellites dans l'espace

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Une fusée de SpaceX envoie un nombre record de satellites dans l'espace

Une fusée de SpaceX envoie un nombre record de satellites dans l'espace

Une fusée Falcon 9 de SpaceX s'est élancée dimanche en emportant un nombre record de satellites, a indiqué la compagnie.

La fusée a décollé de Cap Canaveral en Floride à 10H00 (15H00 GMT), 24 heures après la date prévue initialement pour son envol qui a été reporté en raison du mauvais temps.

Andy Tran, un responsable de SpaceX, a indiqué dans une vidéo accompagnant le lancement que Falcon 9 transportait 133 satellites commerciaux et gouvernementaux ainsi que 10 satellites de SpaceX.

"Le plus grand nombre" de satellites "jamais déployés en une seule mission", a-t-il ajouté.

SpaceX fait voler Falcon 9 dans le cadre d'un programme de "rideshare" (lancement partagé) aux termes duquel de plus petites compagnies paient le groupe d'Elon Musk pour porter leur technologie dans l'espace.

Dans une série de tweets, SpaceX a dit que les 143 satellites avaient été déployés.

La société fondée par Elon Musk veut mettre en orbite des milliers de petits satellites pour former la constellation baptisée "Starlink", qui doit fournir internet à haut débit à partir de l'espace.

Des scientifiques ont dit leur inquiétude au sujet du nombre d'objets gravitant autour de la Terre. SpaceX affirme que ses satellites sont conçus pour brûler dans l'atmosphère au bout de quelques années.

SpaceX: premier vol opérationnel réussi vers la Station spatiale internationale
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Un procès "stupide": des ténors républicains contre la destitution de Trump

USA-TRUMP/

La perspective d'une condamnation de Donald Trump dans son procès en destitution paraissait très incertaine dimanche, plusieurs sénateurs républicains se disant fermement contre à la veille de la transmission au Sénat de l'acte d'accusation de l'ex-président pour "incitation à l'insurrection".

"Je trouve ce procès stupide. Je pense que cela va être contre-productif", a tonné le sénateur républicain Marco Rubio dimanche sur Fox.

"Le pays est déjà en flammes et cela revient à verser de l'essence sur ce feu."

Sur fond d'appels au rassemblement lancés par le nouveau président démocrate Joe Biden, plusieurs ténors républicains mettaient ainsi en garde contre les "divisions" que risquerait de creuser encore un tel procès historique.

Si les langues se sont déliées et que même des fidèles, comme Marco Rubio, reconnaissent ouvertement que le milliardaire "porte une part de responsabilité" dans l'assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier, plusieurs estiment, comme M. Rubio dimanche, que "remuer tout cela" risquerait de nuire encore plus au pays.

Des sénateurs républicains déclarent même anticonstitutionnel de juger en destitution un ex-président, et cherchent une voie pour empêcher la tenue même du procès, sur cette base.

Plongé dans un silence inédit depuis son bannissement de Twitter, installé dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump continue d'exercer une profonde influence sur son parti.

Et les figures républicaines, plus rares, qui ont vivement dénoncé son rôle dans les violences tombent sous le feu des critiques de la base républicaine.

Mais pas question pour elles d'en démordre, à l'image du sénateur Mitt Romney qui a défendu la tenue d'un procès en destitution dimanche.

"Si nous voulons que ce pays se rassemble, il est important de reconnaître que la responsabilité, la vérité et la justice sont nécessaires", a déclaré le conservateur sur Fox, en laissant entendre qu'il pourrait juger coupable le magnat de l'immobilier, accusé d'avoir incité ses partisans "à l'insurrection" lors des violences du 6 janvier, qui ont fait cinq morts.

Cet ex-candidat à la présidentielle fut le seul sénateur républicain à condamner Donald Trump lors de son premier procès en destitution, en février 2020 dans l'affaire ukrainienne. Le président avait alors été acquitté par un Sénat à majorité républicaine.

Depuis mercredi, les démocrates ont pris le contrôle de la chambre haute mais leur majorité est extrêmement fragile: ils occupent 50 sièges, contre 50 sièges pour les républicains.

En cas d'égalité parfaite dans un vote, la nouvelle vice-présidente Kamala Harris a le pouvoir d'ajouter sa voix pour faire pencher la balance du côté démocrate.

Procès le 9 février

Mais il auront besoin des deux tiers du Sénat pour condamner Donald Trump, soit 17 voix républicaines si l'ensemble des démocrates votent pour. Un nombre qui semble aujourd'hui difficile à atteindre, même si leur puissant chef, Mitch McConnell, a indiqué qu'il n'excluait pas de voter pour sa condamnation.

Avec sa mise en accusation pour "incitation à l'insurrection" votée à la Chambre des représentants le 13 janvier, le républicain est devenu le premier président des Etats-Unis à tomber deux fois sous le coup d'un "impeachment".

Lundi, l'acte d'accusation de la Chambre sera transmis au Sénat à 19H00 (00H00 mardi), marquant l'ouverture formelle du procès. Mais il ne démarrera en plein que deux semaines plus tard, le 9 février.

"Je m'attends à ce que cela aille plus vite" que le premier, qui avait duré 21 jours, a indiqué dimanche l'élue démocrate Madeleine Dean, l'une des "procureurs" de la Chambre.

S'il s'est bien gardé de peser dans les débats sur le bien-fondé de cette procédure, ce délai soulage certainement Joe Biden, qui pourra voir plus de membres de son cabinet confirmés par le Sénat d'ici là. Et espère faire adopter rapidement des mesures phares au Congrès, avant que la chambre haute ne soit monopolisée par le procès.

Mais sa pièce maîtresse, un plan titanesque de relance de l'économie et de lutte contre la pandémie, de 1.900 milliards de dollars, pourrait avoir du mal à rassembler assez de voix au Sénat à en croire les premières oppositions de républicains.

Le "montant total est assez choquant", a ainsi déclaré Mitt Romney dimanche, tout en se montrant ouvert à négocier sur certains points du plan, comme l'aide aux chômeurs ou aux Etats et collectivités locales.

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