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Dix journalistes afghans tués au premier semestre

  • VOA Afrique

Les forces de sécurité afghanes à Kaboul, le 31 mai 2017.

Dix journalistes afghans ont été tués au cours des six premiers mois de 2017, une hausse de 35% par rapport à l'année précédente conforme à l'augmentation générale de la violence dans le pays, selon le Comité national de défense de la presse.

Les talibans et le groupe Etat Islamique sont responsables de la plupart des attaques "directes et indirectes" contre les journalistes et employés des médias en Afghanistan, a précisé le Comité pour la sécurité des journalistes afghans (AJSC) lors de la présentation mardi de son rapport semestriel.

"Sur les six premiers mois de 2017, 73 cas de violences contre les journalistes ont été enregistrés dont dix ont trouvé la mort, 19 ont été frappés et 12 blessés", indique le rapport.

"Les groupes insurgés dans les provinces ont menacé les journalistes de fermer leurs stations de radio et télévision s'ils ne diffusaient pas ce qu'ils leur ordonnaient de diffuser", a affirmé à la presse Najib Sharifi, directeur du Comité.

Le gouvernement afghan est présenté comme responsable de 46% des violences exercées à l'encontre des journalistes au premier semestre, limitant l'accès à l'information et multipliant les obstacles pour les médias.

L'Afghanistan avait déjà enregistré un record de mortalité chez les journalistes en 2016 qui en faisait le deuxième pays le plus dangereux pour la presse après la Syrie.

Au moins treize journalistes avaient été tués l'an dernier, selon l'AJSC, qui avait accusé les talibans de la mort de dix d'entre eux, au moins.

En janvier 2016, la chaîne Tolo News, souvent critique, avait perdu sept de ses employés assassinés à Kaboul dans un attentat-suicide revendiqué par les talibans qui l'accusaient de "diffuser la propagande contre eux".

Lundi, l'organisation de soutien à la presse en Afghanistan "Nai" avait protesté contre "le mauvais comportement de la police" envers les journalistes sur le site d'un attentat à la voiture piégée dans l'ouest de Kaboul, qui a fait 26 morts et 41 blessés.

Nai citait le cas de plusieurs reporters, presse ou radio, frappés par la police, ou dont les smartphones (permettant de faire des photos) avaient été confisqués, ou qui avaient été forcés d'effacer des images vidéo.

Avec AFP

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