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Niger

Deux véhicules de MSF braqués dans le sud-est du Niger

Dr. Dorian Job, le manager du programme de MSF, dans un centre de soin au Niger, sur une photo publiée le 30 septembre 2018. (MSF)

Deux véhicules de Médecins sans frontières (MSF) ont été volés jeudi par des hommes armés dans la région de Tillabéri, dans l'ouest du Niger, une zone instable frontalière du Mali et théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes, a annoncé vendredi l'ONG qui a suspendu une partie de ses activités dans le secteur.

"Dans la matinée du 2 mai 2019 (...) des hommes armés non identifiés sont arrivés et ont enlevé deux voitures de l'organisation" alors qu'une "équipe mixte de MSF et du ministère (nigérien)" était "en pleine activité médicale dans la structure de santé de Weita Bangou dans la région de Tillabéri", indique un communiqué transmis à l'AFP.

"Il n'y a pas eu d'agression" et "tout le personnel va bien", assure MSF qui annonce avoir "temporairement suspendu une partie de ses opérations" dans cette zone où ses activités touchent des milliers de réfugiés Maliens et des déplacés internes.

"Nous déplorons l'impact négatif que ce genre d'actes a sur l'assistance médico-humanitaire pour les communautés locales, les réfugiés ou les déplacés internes", déplore MSF.

Depuis 2018, MSF soutient des centres de santé et des camps de déplacés et de réfugiés notamment à Banibangou et Ayérou, deux localités de Tillabéri.

Le 26 avril, un bureau de MSF avait été attaqué par des hommes armés à Maïné Soroa, une commune de Diffa dans le sud-est nigérien cible de raids du groupe jihadiste nigérian Boko Haram. Un civil a été blessé dans cette attaque, selon MSF.

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Les humanitaires resteront "aux côté des populations", malgré les meurtres de Kouré

Des responsables de l'ONG française ACTED en conférence de presse au siège du groupe à Paris, le 10 août 2020.

La communauté des humanitaires intervenant au Niger ont affirmé mardi leur "détermination" à "rester aux côtés des populations nigériennes", même après l'assassinat dimanche de huit personnes dont six humanitaires français à Kouré à 60 km au (sud-est)de Niamey.

Les six Français, leur guide et leur chauffeur nigériens, dont la plupart sont des employés de l'ONG Acted, ont été froidement abattus lors d'une excursion touristique dans la localité de Kouré, une zone très boisée où vivent les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest à 70 km de Niamey.

"Loin de nous décourager, ces assassinats renforcent notre détermination à poursuivre notre mission et à rester aux côtés des populations nigériennes", a assuré dans un communiqué, Khardiata Lo Ndiaye, la coordonnatrice humanitaire pour le Niger, s'exprimant au nom de toutes les ONG internationales au Niger.

Dénoncée comme "terroriste" par Niamey et Paris, l'attaque a été perpétrée dans un pays où les activités sur le terrain des ONG internationales étaient déjà affectées par les violences jihadistes, rendant difficile l'assistance à des milliers de réfugiés et de déplacés.

"Je réitère notre engagement à poursuivre nos activités humanitaires en appui au gouvernement, partout où les besoins existent, surtout en ces moments extrêmement difficiles", a tranché Mme Ndiaye, dans ce communiqué transmis à l'AFP.

Selon elle, "rien ne peut justifier le lâche assassinat" de personnes qui, "au prix de sacrifices incommensurables ont choisi de servir les plus démunis". "Je suis indignée et attristée par ces assassinats".

"Nous espérons vivement que tout sera mis en oeuvre par le gouvernement pour appréhender les auteurs de cette attaque afin de les traduire devant les juridictions compétentes pour qu’ils répondent de leurs actes et qu’ils subissent la rigueur de la loi", a souligné la Coordonnatrice humanitaire pour le Niger.

"Les humanitaires sont très utiles, ils apportent quelque chose. On a besoin de leur présence, on ne souhaite pas qu'ils quittent" le pays à cause de l'insécurité, avait souligné Moussa Tchangari, le responsable d'Alternative espace citoyen (AEC), une des plus importantes ONG nigériennes.

D'autant plus que "par rapport au budget d'investissement de l'Etat nigérien, l'apport de l'extérieur est énorme et représente près de 80%", pointe Moussa Tchangari.

Rage et consternation au Niger après l'assassinat d'agents humanitaires

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Attaque de Kouré: le Conseil de sécurité du Niger s'est réuni

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