Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tunisie

Deux Tunisiens arrêtés pour avoir tenté de contaminer des policiers au covid-19

Des policiers montent la garde sur le site d'un attentat-suicide à Tunis, en Tunisie, le 6 mars 2020. REUTERS / Zoubeir Souissi

Deux hommes ont été arrêtés en Tunisie dans le cadre d'une enquête sur un "projet terroriste" visant à contaminer volontairement des agents des forces de sécurité au nouveau coronavirus, en leur toussant dessus, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur.

Les deux hommes ont été arrêtés lundi à Kebili, dans le sud tunisien, a précisé à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli.

Le premier est un membre présumé d'un réseau jihadiste, soupçonné d'avoir usé de son "autorité morale" sur des partisans présentant les symptômes de la maladie de Covid-19, a écrit le ministère dans un communiqué.

Le second suspect, qui était sous surveillance policière au moment de son arrestation et devait se présenter régulièrement dans les locaux des forces de sécurité, a indiqué à la police avoir reçu comme consigne de tousser délibérément lors d'une de ces visites afin de contaminer les agents, selon le texte.

M. Jebabli a précisé que le suspect n'avait pas pu entrer dans les locaux ni approcher des agents en raison des mesures de précaution prises face à la pandémie.

Des tests sont en cours pour voir s'il est porteur du virus, a indiqué le ministère.

Le parquet antiterroriste l'a placé en quarantaine obligatoire sous surveillance policière, jusqu'au résultat des tests, a ajouté le ministère, sans indiquer l'endroit de son isolement.

Lors d'une opération de contrôle du confinement fin mars en France, un policier s'était fait cracher dessus, soulevant la question de possibles poursuites pour mise en danger de la vie d'autrui.

La Tunisie reste sous état d'urgence depuis une série d'attentat meurtriers visant forces de l'ordre et touristes en 2015.

La situation sécuritaire s'est depuis largement améliorée, mais les groupes jihadistes affaiblis n'en ont pas moins mené trois attentats suicide visant des policiers dans la capitale depuis octobre 2018, revendiqués notamment par le groupe Etat islamique.

Des centaines de cas de nouveau coronavirus, dont 25 décès, ont été officiellement déclarés en Tunisie, où un confinement général est en vigueur jusqu'au 19 avril au moins.

Toutes les actualités

La Tunisie rouvre ses lycées en préparation du baccalauréat

La Tunisie rouvre ses lycées en préparation du baccalauréat
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:13 0:00

Minute Eco: 150 milliards Fcfa d'aide aux exploitants agro-pastoraux ivoiriens

Minute Eco: 150 milliards Fcfa d'aide aux exploitants agro-pastoraux ivoiriens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:28 0:00

La saison touristique tunisienne s'annonce difficile

La saison touristique tunisienne s'annonce difficile
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:07 0:00

COVID-19: Message d'Aya Chebbi, envoyée spéciale de l'Union africaine pour la jeunesse

COVID-19: Message d'Aya Chebbi, envoyée spéciale de l'Union africaine pour la jeunesse
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:07 0:00

L'État tunisien a besoin de 5 milliards d'euros pour boucler son budget

Le premier ministre tunisien Elyes Fakhfakh, à Tunis, le 24 janvier 2020.

"Le budget prévoyait déjà un financement externe de 8 milliards de dinars, soit un peu plus de 2,5 milliards d'euros, je pense que ce chiffre-là va au moins doubler", a déclaré M. Fakhfakh dans un entretien télévisé à la chaîne internationale France 24.

"Nous sommes en train de voir toutes les pistes aussi bien au niveau international que national", a-t-il ajouté. La loi de finances tablait initialement sur un budget de total de 47 milliards de dinars (15 milliards d'euros), dont quasiment un cinquième de ressources externes.

L'Union européenne (UE) a annoncé fin mars un don de 250 millions d'euros. Le Fonds monétaire international (FMI) a lui annoncé début avril un prêt d'urgence de 745 millions de dollars (685 milliards d'euros), estimant que le PIB du pays pourrait connaître une contraction de 4,3% en 2020, la plus grave depuis 1956.

"Cela peut être pire, tout dépend de la reprise mondiale", a souligné M. Fakhfakh.

La confinement a notamment effacé le rebond jusque là observé dans le tourisme, un secteur clé en Tunisie affecté par une série d'attaques jihadistes.

"Les quatre secteurs les plus touchés sont les médias, les très petites entreprises, le tourisme et la culture," a estimé le Premier ministre.

Le gouvernement de M. Fakhfakh a pris ses fonctions deux semaines à peine avant le premier cas de coronavirus en Tunisie, après des mois de crise politique. Le Parlement, profondément divisé, lui a délégué des pouvoirs exceptionnels jusqu'au 4 juin, date de la fin du confinement, afin qu'il puisse légiférer directement pour accélérer la lutte contre la pandémie.

La Tunisie, qui a commencé à lever le 4 mai certaines des strictes mesures du confinement mis en place dès la mi-mars, a enregistré lundi son deuxième jour consécutif sans aucun nouveau cas identifié, a indiqué mardi le ministère de la Santé.

"Nous sommes arrivés jusque là à maîtriser cette épidémie", a souligné M. Fakhfakh. "On se réjouit (...) mais on reste malgré tout vigilants."

Au total, 1.032 cas ont été identifiés officiellement depuis le 2 mars, dont 45 décès.

M. Fakhfakh a indiqué envisager un report du sommet de la Francophonie, qui doit marquer en décembre à Tunis le 50e anniversaire de cette organisation.

"J'ai évoqué le sujet (...) avec le Premier ministre français Edouard Philippe il y a deux semaines", a-t-il déclaré.

"Si les conditions sont bonnes, on le fera en décembre, sinon on le reportera vers le début de l'année prochaine", a-t-il ajouté, précisant que la décision ne devrait pas tarder.

Voir plus

XS
SM
MD
LG