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RDC

Deux soldats tués après l'arrestation de rebelles rwandais

Les militaires congolais calment la population à Miriki, à 110 kilomètres au nord de Goma, dans l'est de la République Démocratique du Congo, 7 janvier 2016.

Deux soldats congolais ont été tués dans des affrontements avec des rebelles pro-hutus rwandais après l'arrestation de deux de leurs responsables dans l'Est de la République démocratique du Congo, a indiqué lundi un porte-parole militaire.

"L'armée congolaise a affronté les FDLR-Foca dans la zone de Kibumba au pied du volcan Mikeno depuis hier (dimanche). Nous déplorons la mort de deux militaires", a déclaré le porte-parole de l'armée à Goma, le major Guillaume Djike.

"Samedi, deux individus importants des FLDR ont été arrêtés par les services de renseignements militaires à 100 km au nord-est de Goma, dont leur porte-parole Bazeye La Forge. Ils ont été acheminés à Goma", dans le Nord-Kivu, a-t-il ajouté.

"Tout membre des FDLR doit être rapatrié au Rwanda et eux le seront", selon le porte-parole de l'armée congolaise.

L'arrestation avait été annoncée par le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, sur Twitter.

"J'espère qu'il sera rapatrié au Rwanda", a ajouté M. Nduhungirehe qui a qualifié les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda de "génocidaires et de mouvement subversif opérant dans l'est de la RDC".

Les FDLR sont présentes dans l'Est de la RDC depuis 1994 et le génocide au Rwanda perpétré par le régime hutu extrémiste sur les Tutsis, avant leur renversement par les forces pro-Tutsi de Paul Kagame.

Le président rwandais avait annoncé vendredi qu'au moins deux soldats rwandais et plusieurs rebelles ayant traversé la frontière depuis la RDC avaient été tués dans une attaque menée ces derniers jours par les rebelles.

L'armée rwandaise avait attribué l'attaque, menée le 9 décembre dans le district de Rubavu (ouest), aux FDLR.

De son côté, le programme alimentaire mondial (PAM) déplore la mort d'un de ses chauffeurs dans un autre "incident" dans la même province du Nord-Kivu.

"Nous avons perdu un collègue dans un incident. Il a été atteint par balle", a déclaré un porte-parole du PAM.

L'incident a eu lieu dans le territoire voisin du Masisi, a-t-il ajouté, précisant qu'il n'avait pas les "détails" de l'incident.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

Le Conseil d'État annule la réélection d'Albert Yuma à la tête du patronat

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La lutte contre le Sida demeure une préoccupation

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Insécurité à l'Est : l'ONG MSF se retire du territoire congolais de Fizi

Un enfant est vacciné contre la rougeole lors d'une campagne d'urgence menée par Médecins sans frontières (MSF) à Likasa, province de Mongala, dans le nord de la République démocratique du Congo.

"MSF a pris la difficile décision de mettre fin à l’essentiel de son soutien à la fourniture de soins de santé à Kimbi et Baraka, dans le territoire de Fizi", indique l'ONG dans un communiqué.

Cette décision intervient "à la suite de plusieurs incidents violents contre l'organisation en 2020", ajoute-t-on. Une expatriée avait été enlevée plusieurs jours fin juin-début juillet.

"L'activité sans cesse croissante des groupes criminels et armés dans tout l'est de la RDC conduit à des violences et des attaques continues contre les populations civiles à une échelle choquante, y compris des assassinats ciblés et des actes odieux, notamment de violences sexuelles", déplore MSF.

MSF va transférer ses activités au ministère de la Santé dans ces zones de Kimbi et Baraka, où l'ONG affirme intervenir respectivement depuis 9 et 17 ans.

MSF affirme être présente dans 21 des 26 provinces de la RDC, son plus grand pays d'intervention au monde avec le Soudan du Sud.

Dans la province voisine du Maniema, MSF avait dénoncé le 19 novembre "un nombre choquant de cas de violences sexuelles perpétrés par des groupes armés à Salamabila".

Dans cette zone minière, MSF affirme avoir soigné "1.000 survivants de violences sexuelles depuis début 2020". A Salamabila, des groupes armés se battent pour le contrôle des mines d'or.

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