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Au moins deux militaires et deux civils tués dans des attaques de rebelles étrangers en RDC


Des manifestants forment un cercle et se tiennent la main à Beni, Nord-Kivu, 26 septembre 2018. (Facebook/Lucha Beni)

Deux militaires congolais et deux civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi, dans des attaques distinctes attribuées aux rebelles hutu rwandais et aux milices ougandais au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon une source militaire et un responsable local.

"La position de l'armée à Mutabo (territoire de Nyirangongo au Nord-Kivu) a été attaquée par la coalition des rebelles hutu rwandais des Forces démocratique pour la libération du Rwanda (FDLR) et des maï-maï (groupe d'autodéfense à caractère communautaire, ndlr) Nyatura. Deux militaires ont succombé des suite de leurs blessures", a déclaré à l'AFP le major Guillaume Djike, porte-parole de l'armée dans la région.

Par ailleurs, la milice rebelle ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF) a attaqué, également dans la nuit de vendredi à samedi le village de Mukoko (30 km de Beni-ville). "Ils ont tué deux femmes. Les investigations sont en cours pour déterminer le nombre des personnes enlevées", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

Samedi matin, des manifestants ont transporté les deux cadavres devant le bureau de l'administrateur du territoire, avant d'être dispersés par la police, selon des témoins interrogés par l'AFP.

L'épiscopat catholique a dit son "indignation face à l'inertie" des autorités congolaises et de la communauté internationale à travers la mission de l'ONU en RDC (Monusco) après des tueries à répétition à Beni.

Il y a une semaine, une attaque attribuée au groupe ougandais ADF dans la ville de Beni (Nord-Kivu) avait causé la mort de 14 civils et 4 militaires congolais.

L'armée congolaise a accusé une coalition constituée de ressortissants étrangers "œuvrant à partir de certains pays voisins" d'être responsable de ces attaques et tueries à répétition dans l'est, promettant de les "éradiquer".

Avec AFP

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