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L'armée accuse une coalition opérant depuis des "pays voisins" dans les tueries en RDC


Le corps d’une victime d’attaque présumée des Forces démocratiques alliées (ADF) près de Beni, le 16 avril 2015.

L'armée congolaise a accusé une coalition constituée de ressortissants étrangers "œuvrant à partir de certains pays voisins" d'être responsable des tueries à répétition à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, dans un communiqué parvenu à l'AFP.

L'armée congolaise accuse "une coalition terroriste internationale regroupant des sujets ougandais, rwandais, burundais, kenyans, tanzaniens, sud-africains, mozambicains ainsi que d'autres renégats œuvrant à partir de certains pays voisins", d'être responsables des tueries et autres atrocités à Beni, Uvira et Fizi.

"Ces hors la loi ont quitté leurs pays et se singularisent (en RDC) par des actes de violence dans la perspective de semer la terreur" dans ces régions de la partie orientale du pays, ajoute le communiqué.

L'armée promet de "combattre toutes ces forces négatives jusqu'à leur éradication totale". Elle promet en outre "de n'arrêter les opérations qu'avec la mise hors d'état de nuire du dernier terroriste sur le sol congolais", conclut le communiqué.

Samedi, une attaque attribuée aux milices d'Allied Democratic Forces (ADF) dans la ville de Beni (nord-Kivu) avait causé la mort de 14 civils et 4 militaires congolais.

Au même moment, l'armée était engagée dans des combats contre des miliciens maï-maï (forces d'autodéfense à caractère communautaire) à Fizi dans la province voisine du Sud-Kivu (est) et à Djugu en Ituri (nord-est).

Les habitants de Beni dénoncent l'impuissance de l'armée congolaise et des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), massivement présents dans la région, face aux attaques des ADF.

Une grève générale à l'appel de la société civile est observée à Beni depuis lundi et se terminera vendredi.

Mystérieuse nébuleuse, les ADF sont tenues pour responsables du massacre de plus de 700 civils à Beni et sa région depuis octobre 2014, en plus de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre.

Il s'agit historiquement d'un groupe ougandais musulman qui s'est replié en 1995 dans l'est du Congo pour combattre le président ougandais Yoweri Museveni.

Après chaque attaque, il n'affiche ni leader ni revendication. Son affiliation à l'islamisme radical n'a jamais été établie.

Avec AFP

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