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Moyen-Orient

Deux jeunes Saoudiennes réfugiées à Hong Kong

Saoudiennes à Hofuf, 22 novembre 2007.

Deux Saoudiennes réfugiées à Hong Kong depuis septembre disent avoir été interceptées par des responsables saoudiens lors d'une escale à l'aéroport alors qu'elles tentaient de prendre un vol pour s'enfuir en Australie.

Les deux sœurs, âgées de 18 et 20 ans, ont déclaré avoir renoncé à l'islam et craindre pour leur vie si elles étaient forcées à retourner en Arabie Saoudite.

Les jeunes femmes, témoignant sous les pseudonymes de Reem et Rawan, s'étaient enfuies en septembre à Hong Kong de leur lieu de vacances familiales au Sri Lanka avec l'intention de prendre un vol pour l'Australie.

Mais elles en ont été empêchées par des hommes qu'elles affirment être des responsables saoudiens. Elles vivent depuis cachées à Hong Kong, où elles ont dû changer treize fois de lieu de résidence, craignant pour leur sécurité, selon le communiqué de leur avocat.

"Nous avons fui notre foyer pour assurer notre sécurité", ont souligné les deux sœurs, qui selon leurs avocats ont subi des violences. "Nous espérons pouvoir obtenir l'asile dans un pays qui reconnaît les droits des femmes et les traite en égales", ont-elles déclaré dans ce texte publié par l'avocat Michael Vidler.

Le Justice Centre de Hong Kong, une association de défense des droits des réfugiés qui apporte son aide à Reem et Rawan, a souligné que les deux sœurs avaient fui "la violence basée sur le genre". "Nous rêvons d'un lieu sûr où nous pouvons être des jeunes femmes normales, libérées de la violence et de l'oppression", ont-elles déclaré.

Selon le communiqué des avocats, elles ont été interceptées au cours de leur escale à l'aéroport par des hommes inconnus qui ont confisqué leurs passeports et tenté de "les tromper" pour les amener à prendre un vol pour l'Arabie Saoudite.

Elles ont appris plus tard que l'un des hommes était le consul général d'Arabie Saoudite à Hong Kong et que leur réservation pour le vol de correspondance à destination de l'Australie avait été annulée. Le consulat saoudien à Hong Kong n'a pas donné suite aux demandes de réaction sur cette affaire.

La police de Kong Kong a indiqué que l'affaire faisait l'objet d'une enquête et qu'elle avait reçu un signalement pour disparition de personnes ainsi qu'un autre signalement concernant "deux femmes expatriées" en septembre.

Après avoir tenté en vain de prendre un autre vol et craignant d'être "enlevées", les deux jeunes femmes ont quitté l'aéroport de Hong Kong pour gagner la ville. La police aurait tenté de les retrouver afin de les mettre en présence d'hommes de leur famille et de représentants officiels saoudiens.

Les jeunes femmes ont indiqué par ailleurs, dans un tweet sur le compte @hksisters6, que leurs passeports avaient été invalidés et qu'elles redoutaient de devoir se rendre au consulat saoudien de Kong Kong. "Nous ne voulons pas risquer de subir le même sort que Jamal Khashoggi", ont-elles écrit en référence au journaliste assassiné au consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul.

Cette affaire intervient un mois après la fuite de la jeune Saoudienne Rahaf Mohammed al-Qunun, qui a trouvé refuge au Canada.

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Pékin appelle Washington et Téhéran à la retenue

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, le 8 mars 2018, à Pékin.

La Chine a appelé mardi Américains et Iraniens à la retenue, après l'annonce de l'envoi d'un millier de soldats américains supplémentaires au Moyen-Orient et l'avertissement de Téhéran qu'il franchirait bientôt une limite prévue par l'accord international sur son programme nucléaire.

"Nous appelons toutes les parties à garder la tête froide (...) et à ne pas ouvrir la boîte de Pandore", a déclaré devant la presse le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, interrogé sur les renforts américains.

"Les États-Unis notamment devraient changer leur pratique de pression maximale (...) Non seulement cela ne permet pas de résoudre le problème, mais cela aggrave la crise", a-t-il indiqué.

Washington a décidé d'envoyer environ 1.000 militaires supplémentaires au Moyen-Orient dans un contexte de tensions accrues avec l'Iran, a annoncé lundi le secrétaire américain à la Défense, Patrick Shanahan.

Cette annonce est intervenue peu après la publication par son ministère de nouveaux documents accusant l'Iran d'avoir attaqué deux pétroliers en mer d'Oman la semaine dernière.

Signé par l'Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l'accord de 2015 conclu à Vienne vise à limiter drastiquement le programme nucléaire de Téhéran en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.

Mais Washington s'est retiré unilatéralement du pacte en mai 2018 et a rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran, qui presse depuis des mois les autres signataires et partenaires de l'aider à en atténuer les effets dévastateurs.

Jusqu'ici, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a certifié que l'Iran agissait en conformité avec les engagements pris à Vienne.

Mais Téhéran a annoncé que ses réserves d'uranium enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l'accord de 2015.

"L'Iran doit prendre ses décisions avec précaution, il ne doit pas abandonner cet accord à la légère", a mis en garde Wang Yi lors d'un point presse avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moualem, en visite en Chine.

Semblant impuissants face aux sanctions américaines, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, signataires de l'accord de 2015, exhortent également Téhéran à continuer de respecter l'accord. Le chef de l'ONU a lancé un appel similaire.

Sur le dossier syrien, Wang Yi a indiqué à son homologue que la Chine soutenait "fermement" le pays dans "sa lutte contre le terrorisme" et "dans sa reconstruction économique".

A l'ONU, Pékin a toujours voté contre ou s'est abstenu lors de votes de projets de résolutions visant à sanctionner le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad.

"La Chine a toujours préconisé le règlement de la question syrienne par des moyens politiques", a souligné M. Wang.

Avec AFP

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