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Des tirs au centre des affaires de Kinshasa


Des militaires des FARDC à Kinshasa, 29 juin 2017.

Des tirs à l'arme légère ont été entendus mercredi pendant au moins vingt minutes dans le centre des affaires de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

"Depuis 09h30 (08h30 GMT), nous entendons des tirs nourris à l'arme légère du côté du rond-point Forescom et sur l'avenue Lukusa. Tous les bureaux et des magasins ont fermé. La circulation est perturbée. Ces coups de feu ont duré au moins vingt minutes", a rapporté à l'AFP un journaliste d'une télévision locale située près de cette zone.

"Effectivement, la police a tiré des coups de feu en l'air pour disperser des délinquants communément appelés "Shegué" (enfants de la rue, NDLR) qui s'attaquaient aux passants sur le tronçon entre le port fluvial de l'ex-Onatra (la société publique de transport fluvial, NDLR) et le rond-point Forescom", a déclaré de son côté à l'AFP le porte-parole de la police congolaise, le colonel Pierrot Mwanamputu.

"Le calme est revenu, les délinquants se sont retranchés dans des barges du port de l'ex-Onatra", a ajouté l'officier.

Des militaires de la garde présidentielle ont été déployés du port de l'ex-Onatra au rond-point Forescom, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans ce secteur du quartier huppé de Gombe se situent notamment l'ambassade des États-Unis, des banques commerciales et plusieurs boutiques de vêtements de luxe. Le siège de l'Agence nationale des renseignements (ANR) se trouve également à une centaine de mètres dans cette zone.

Plusieurs bureaux de change sont installés sur l'avenue Lukusa.

Depuis trois mois, des commissariats de police, des lieux de détentions et des prisons sont la cible d'attaques de personnes non identifiées dans le pays. Le 17 mai, plus de 4.000 prisonniers s'étaient évadés de la prison centrale de Kinshasa.

La RDC traverse une crise politique, aggravée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a échu depuis décembre.

M. Kabila, 46 ans, se maintient à la tête du pays en vertu d'une décision controversée de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre dernier entre la majorité et l'opposition.

Avec AFP

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