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Des tags antimusulmans sur les murs de plusieurs lieux de culte dans l'ouest de la France

Grande Mosquée de Strasbourg le 9 juillet 2013.

Le Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Bretagne va porter plainte après la découverte de tags antimusulmans lundi à Rennes sur les murs de plusieurs lieux de culte islamique, a-t-on appris de source proche du dossier.

Trois bâtiments ont été visés par ces inscriptions, a confirmé une source policière à l'AFP.

"88 Nic les Mus", un smiley avec l'inscription "go home" et sur un troisième tag, des symboles religieux - étoile de David, croix chrétienne, croissant et étoile - sous lesquels est écrit "Non merci": ces tags ont été découverts par des fidèles et des responsables musulmans lundi matin.

Selon le président de l'Observatoire national contre l'islamophobie (ONCI) et délégué du Conseil français du culte musulman (CFCM) Abdallah Zekri, des travaux pour effacer les inscriptions étaient en cours dans l'après-midi.

Le CRCM de Bretagne va porter plainte et, avec l'ONCI, se constituer parties civiles, selon M. Zekri.

Selon M. Zekri, les tags ont visé simultanément trois lieux de cultes dans un département peu habitué à des inscriptions haineuses contre les musulmans, et sont liés au contexte des prochaines élections européennes en mai.

La question des actes antimusulmans à l'approche des élections européennes avait été évoquée en décembre dernier lors du congrès du CFCM à Paris en présence du ministre français de l'Intérieur et des autorités politiques.

"Je suis habitué, cela fait huit ans que j'occupe ces fonctions. Chaque fois que des élections approchent, les maux de la France viennent de l'islam et des musulmans", commente M. Zekri.

"A l'approche du mois de Ramadan où les fidèles vont se rendre nombreux dans les mosquées de France", l'ONCI et le CFCM demandent au gouvernement français "de prendre des mesures pour assurer la sécurité des lieux de culte", dans un communiqué commun.

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La loi encadrant l'exercice du culte religieux a été adoptée

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Adoption de la loi encadrant l'exercice du culte après l'incendie de Maradi

Incendie d'une église au Niger le 16 janvier 2015.(VOA/Abdoul Razak Idrissa)

Le Parlement du Niger a voté lundi une loi pour régir l'exercice du culte dans ce pays pauvre majoritairement musulman et théâtre d'attaques jihadistes, a annoncé la radio du Parlement.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une église avait été incendiée à Maradi (centre sud), troisième ville du Niger, par des manifestants qui protestaient contre l'arrestation d'un influent imam, qui avait qualifié la loi "d'anti-islam". Libéré dimanche, Cheick Rayadoune a appelé ses partisans au calme et a indiqué avoir "été induit en erreur par ceux qui lui ont traduit (du français au haoussa) un texte supposé être le document officiel".

"La loi relative à l'exercice du culte en république du Niger est adoptée", a déclaré Iro Sani, un des vice-présidents du Parlement, à l'issue d'un vote à main levée des parlementaires. Le texte a recueilli 125 voix favorables, 32 contre et 2 abstentions.

Les votes défavorables sont celles de l'opposition qui juge la loi "inopportune".

"Cette loi n'a rien de contraire à l'islam, elle n'est pas faite pour réduire le rayonnement de l'islam, elle n'est pas faite pour apporter des obstacles dans la pratique de l'islam, cette loi est faite pour dire comment désormais utiliser l'espace" religieux, a affirmé Bazoum Mohamed, le ministre nigérien de l'Intérieur, devant les élus.

Le texte doit combler une "absence totale de normes" concernant "l'exercice du culte" sur fond d'un "environnement sous-régional marqué par un développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes", selon un communiqué du conseil des ministres remontant au mois d'avril.

Il consacre notamment "le droit de l'Etat de contrôler les sources de financement" pour "la construction et l'exploitation des lieux privés de cultes" qui seront "soumises à une autorisation préalable".

Le Niger est un pays majoritairement musulman, avec 1 à 2% de chrétiens sur une population de plus de 20 millions d'habitants. Il a déjà connu des troubles religieux graves. Après la publication de caricatures du prophète Mahomet par le journal français Charlie Hebdo en 2015, des émeutes antichrétiennes avaient fait dix morts à Niamey et détruit la plupart des églises de la capitale et de Zinder, la deuxième ville du pays.

Le pays fait face à des attaques jihadistes: celles du groupe nigérian Boko Haram dans le sud-est et celles des groupes jihadistes opérant dans l'ouest dans la zone frontalière du Mali.

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