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Cérémonie du souvenir: "je choisis la paix", dit un survivant des mosquées de Christchurch

Des personnes allant à une veillée pour les victimes de la fusillade dans la mosquée à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 24 mars 2019.

Un survivant de l'attaque des mosquées de Christchurch qui a ébranlé la Nouvelle-Zélande et le monde a raconté vendredi lors d'une cérémonie du souvenir avoir pardonné à l'auteur du massacre dans lequel son épouse a perdu la vie ainsi que 49 autres fidèles.

"Je choisis la paix et j'ai pardonné", a déclaré Farid Ahmed dans son fauteuil roulant devant des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans cette localité de l'île du Sud où résonnait un chant de lamentation maori. Sous les applaudissements nourris de la foule, il a imploré les Néo-Zélandais de tourner le dos à la haine quelle que soit leur religion.

Le 15 mars, pendant la prière du vendredi, un suprémaciste blanc a abattu 50 fidèles rassemblés dans deux mosquées de Christchurch. L'effroi a été d'autant plus grand que l'assassin a diffusé en direct les images de la tuerie sur les réseaux sociaux.

Vêtue d'une cape traditionnelle maori, la Première ministre Jacinda Ardern figurait parmi les représentants d'une soixantaine de pays participant à la cérémonie. Les noms des 50 victimes ont été rappelés tandis que les présents ont rendu hommage aux morts comme aux survivants, dont 22 personnes qui sont toujours hospitalisées. Parmi elles, une fillette de quatre ans grièvement blessée.

La cheffe du gouvernement néo-zélandais a été longuement applaudie quand elle est arrivée sur l'estrade pour prononcer son discours après avoir été louée de toutes parts pour sa réaction au carnage.

Mme Ardern a salué la solidarité manifestée par les Néo-Zélandais envers la petite communauté musulmane de cette nation du Pacifique Sud de moins de cinq millions d'habitants réputée pour sa tranquillité et ses traditions d'hospitalité.

"Le racisme existe, mais il n'est pas le bienvenu ici", a-t-elle dit, espérant que son pays puisse donner l'exemple et interrompre le cycle des violences extrémistes qui engendrent des violences extrémistes.

"Nous ne sommes pas immunisés contre le virus de la haine, de la peur, ou autre. Nous ne l'avons jamais été", a-t-elle lancé. "Mais nous pouvons être la nation qui découvre le remède".

- "Unis" -

Cette cérémonie avait été organisée en toute hâte, ce qui n'a pas empêché les autorités de mettre en place d'importantes mesures de sécurité. Le commissaire Miek Bush a confirmé que des policiers australiens armés étaient sur les lieux pour prêter main forte à leurs collègues néo-zélandais.

La foule a entendu une supplication islamique ainsi que Cat Stevens. Le chanteur britannique qui avait tourné le dos à la célébrité dans les années 1970 pour se convertir à l'islam sous le nom de Yusuf Islam a livré une version poignante de son tube "Peace Train".

Mais le discours le plus émouvant fut celui de Farid Ahmed, dont la femme Husna a été abattue en tentant de secourir son mari handicapé.

L'air fragile dans son fauteuil roulant, lunettes noires sur le visage, il a expliqué qu'il n'éprouvait aucune haine pour le tueur, l'extrémiste australien Brenton Tarrant.

"Les gens me demandent, +Pourquoi pardonnes-tu à quelqu'un qui a tué ton épouse bien-aimée?", a-t-il dit. "Je peux répondre tant de choses. Allah dit que si nous nous pardonnons les uns les autres, il nous aime".

Les gens de cultures différentes sont tels des fleurs qui "forment ensemble un jardin merveilleux", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas d'un coeur qui bout comme un volcan, de rage, de fureur et de colère, qui se consume lui-même et ce qui l'entoure".

"Je veux un coeur empli d'amour et de pitié. Mon coeur ne veut pas que d'autres vies soient perdues, qu'un autre être humain endure la douleur que j'endure. C'est pourquoi je choisis la paix, pourquoi j'ai pardonné".

La maire de la ville Lianne Dalziel a renchéri, jugeant que le carnage avait eu l'effet inverse de celui escompté par le tueur, convaincu que les musulmans sont en train "d'envahir" les pays occidentaux.

Ce massacre "était une attaque dirigée contre nous tous", a dit Mme Dalziel. "Inspirés par la haine, ces actes visaient à nous diviser et à nous déchirer. Mais il nous ont unis au contraire dans la compassion et l'amour".

Avec AFP

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Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
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Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
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Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

Plusieurs grandes villes envisagent un retour au confinement

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La maladie Covid-19 a fait au moins 569.000 morts dans le monde

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Retour au confinement pour contrer le coronavirus

Des gens assistent à un rassemblement , défiant les mesures de confinement du gouvernement, mis en place pour endiguer la propagation de l'épidémie de coronavirus à Belgrade, en Serbie.

Plusieurs pays ont ordonné des reconfinements dans la crainte d'une deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que l'Amérique latine est devenue la deuxième région du monde la plus touchée par la pandémie en nombre de morts, devant l'Amérique du nord.

En Espagne, le gouvernement régional de Catalogne s'est lancé dans un bras de fer avec la justice pour imposer sa décision de reconfiner chez eux les habitants de la ville de Lérida et de communes environnantes, déjà coupés du reste de la région depuis une semaine.

Alors que le tribunal de cette ville "a décidé de ne pas ratifier les mesures" prises par le gouvernement régional "car elles sont contraires au droit", le président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, a affirmé lundi qu'il adopterait un décret-loi pour l'imposer.

Dans les rues de Lérida, les boutiques restaient souvent ouvertes tout comme les terrasses des cafés et les habitants, masqués, continuaient de sortir.

En Allemagne aussi, la "menace" d'une deuxième vague d'infections est "réelle", a mis en garde lundi le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelant notamment ses compatriotes en vacances aux Baléares à respecter les gestes barrières.

Au Maroc, la ville de Tanger (nord), peuplée d'environ un million d'habitants, devait être reconfinée à partir de lundi midi après l'apparition de foyers épidémiques.

Les transports publics y seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a précisé le ministère de l'Intérieur.

C'est le cas également aux Philippines où environ 250.000 habitants de Manille vont à nouveau être confinés après une flambée des cas.

- Couvre-feu -

En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé de réimposer un couvre-feu en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. Les visites familiales seront aussi interdites.

Les restrictions imposées en mars pour tenter d'enrayer l'épidémie dans ce pays, le plus touché en Afrique, avaient été en partie levées en mai. L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 264.184 cas de coronavirus dont 3.971 mortels.

L'inquiétude demeure aussi forte en Australie: après le reconfinement pour six semaines décidé jeudi dernier pour Melbourne, la deuxième ville du pays, les habitants de Sydney ont été priés lundi de limiter lundi les soirées festives après l'apparition d'un nouveau foyer épidémique dans un pub.

Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché, la pandémie continue de flamber particulièrement dans de grands Etats du sud, et un responsable du ministère de la Santé à Washington a estimé dimanche qu'un reconfinement dans ces zones n'était pas exclu.

"Tout devrait être envisagé", a déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Les Etats-Unis ont recensé dimanche 59.747 nouvelles contaminations en 24 heures, selon le bilan quotidien de l'université Johns Hopkins. Le nombre de cas confirmés s'établit à 3.301.820 et le nombre de décès à 135.171.

A quatre mois de l'élection présidentielle, un débat y fait rage sur la réouverture des écoles, défendue par le président Donald Trump mais jugée dangereuse par ses adversaires du Parti démocrate.

"J'exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps", a déclaré dimanche sur CNN la ministre de l'Education Betsy DeVos. "Ils jouent avec la santé de nos enfants", a rétorqué la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants.

- L'Amérique latine, deuxième région la plus touchée -

L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues lundi la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie, derrière l'Europe, avec plus de 144.000 décès officiellement recensés. Le Brésil est le pays le plus endeuillé de la région et dénombre à lui seul 72.100 décès. Elle dépasse ainsi les bilans des États-Unis et du Canada.

La pandémie a fait plus de 569.135 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.

Donald Trump est apparu pour la première fois portant en public un masque

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