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Des Sud-Africains offensifs confirment leur regain de forme face à l'Argentine

Le sud-africain Tendai Mtawarira court avec le ballon lors du deuxième match test de l’Afrique du Sud contre l'Angleterre au stade Free State à Bloemfontein, le 16 juin 2018.

Des Sud-Africains offensifs ont confirmé leur regain de forme en dominant l'Argentine, 34 à 21, avec six essais à la clef, dans leur premier match du Rugby Championship, samedi à Durban.

Ils rejoignent en tête de ce tournoi de l'hémisphère sud la Nouvelle-Zélande, victorieuse samedi en Australie 38 à 13.

Après deux saisons pénibles (11 victoires seulement en 25 matches), les Springboks avaient redonné l'espoir à leurs supporteurs au mois de juin en remportant à domicile leur série de test contre l'Angleterre (2 à 1).

Avec une équipe profondément renouvelée par rapport au Rugby Championship 2017, ils ont poursuivi dans leur volonté de jouer l'offensive, en rupture avec la tradition. Résultat: une pluie d'essais, dont un magnifique, au bout d'une passe au pied de l'ouvreur Handre Pollard, inscrit par Aphiwe Dyantyi, auteur d'un doublé comme l'autre ailier Makazole Mapimpi.

Le spectacle était donc au rendez-vous, mais les frissons aussi. En prenant des risques, les Springboks se sont exposés aux contres de l'Argentine, encore dans la roue à dix minutes de la fin (26-21). Récompensés par un premier essai dès la 8e minute, les Sud-Africains étaient d'ailleurs menés à la pause (14-10), surpris par des essais de Nicolas Sanchez et de Pablo Matera. Les incursions sud-américaines dans leur camp avaient pourtant été assez rares.

>> Lire aussi : Siya Kolisi nommé premier capitaine noir des Springboks en test-match

Dès le retour des vestiaires, la domination territoriale des Sud-Africains s'est accentuée, les Argentins pliant sous la pression physique des avants. Grâce à quatre essais en moins d'un quart d'heure, les Springboks ont fait définitivement le trou, même si Matias Moroni a relancé le suspense en marquant sur une interception (67e). Pour trois minutes seulement, le temps pour le demi de mêlée Faf de Klerk d'inscrire le sixième essai sud-africain.

Pour le nouveau sélectionneur Mario Ledesma, nommé au début du mois à la place de Daniel Hourcade, le baptême du feu a été difficile, dans un lieu qui avait pourtant de quoi inspirer ses joueurs. C'est à Durban en 2015 que les Pumas avaient gagné en Afrique du Sud pour la première fois.

L'Argentine, qui n'a gagné que deux de ses 16 derniers test-matches et dont les faiblesses défensives sont encore apparues au grand jour, essaiera de réagir face à ces mêmes Springboks la semaine prochaine à Mendoza. Les All Blacks accueilleront les Wallabies à Auckland.

Avec AFP

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Le Journal de la CAN 2019 du 25 juin avec Yacouba Ouédraogo

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CAN 2019: "Pas de stars" au Mali, insiste Hamari Traoré

Le défenseur malien Hamari Traoré face au Mauritanien Mohamed Dellah Yaly lors du match de football CAN 2019 opposant le Mali et la Mauritanie au Stade de Suez à Suez le 24 juin 2019.

"Il n'y a pas de stars, celui qui fait une erreur, on lui dira 'hé gros, t'as pas le droit de faire ça'. C'est ça qui va faire notre force": à 27 ans, l'arrière droit de Rennes, Hamari Traoré, est un ancien du Mali, engagé à la CAN.

"À nous de rester des frères, des potes comme on a toujours été et je pense que ça pourra passer", a-t-il encore lancé avant le début du tournoi, lors d'une rencontre entre la presse et les joueurs de Rennes concernés par la CAN.

"Quand j'étais jeune à l'Académie, je voulais vraiment porter ce maillot et essayer de faire mieux que mes aînés, pourquoi pas remporter une CAN pour le Mali". Les Aigles n'ont pu faire mieux que finalistes il y a une éternité, en 1972, et deux fois troisièmes en 2012 et 2013.

En 2017, pour sa première compétition continentale, l'aventure avait tourné court pour Traoré avec deux nuls et une défaite contre le Ghana au premier tour.

Avec un effectif bien moins riche en stars que les têtes d'affiches égyptienne, sénégalaise ou algérienne, mais très cohérent, le Mali veut cette fois jouer les trouble-fêtes.

"La solidarité, l'humilité et le respect" sont selon lui les principaux atouts du groupe.

"On se connait tous, on a tous grandi ensemble. On a fait l'Académie Jean-Marc Guillou, d'autres étaient dans d'autres clubs, on s'est rencontrés quasiment chaque week-end donc on se connaît très bien", rappelle Traoré, de son débit aussi rapide que ses foulées quand il déborde.

"J'ai grandi, j'ai appris"

"Ce qui te marque rapidement quand tu découvres Hamari, c'est son enthousiasme (...) Et son jeu est pareil: dynamique, positif...", avait dit de lui Alain Giresse, qui lui avait fait faire ses premiers pas sous le maillot malien en 2015, dans So Foot.

Toujours souriant, volontiers blagueur, Traoré est un coéquipier précieux sur le terrain et en dehors.

Un caractère qui l'a aidé au fil d'un parcours tout sauf simple, mais assez typique de celui de nombre de jeunes Africains qui veulent percer en Europe.

Passé par les sélections de l'Académie Jean-Marc Guillou, il est arrivé en France au Paris FC il y a sept ans, avant de partir à Lierse en Belgique l'année suivante. Il y reste 2 ans avant d'être repéré par Reims puis transféré à Rennes en 2017.

Associé le plus souvent au Sénégalais Ismaïla Sarr sur le flanc droit de l'équipe bretonne, avec lequel il est très complice, Traoré fait depuis lors souffrir les défenses de Ligue 1, et même d'Europe comme la saison passée.

Capable de multiplier les efforts le long de la ligne de touche, contre-attaquant très rapide, il a progressé dans le travail purement défensif qui était parfois son péché mignon.

"Cette saison, j'ai grandi, j'ai appris beaucoup de choses, je suis parmi les anciens de l'équipe nationale, je suis parmi les cadres", confie le joueur qui a aussi canalisé un tempérament de gagneur - il râlait trop - et réduit sa récolte de cartons jaunes.

Le journal de la CAN-2019 du 25 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo

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CAN 2019: Naby Keïta, un retour providentiel pour la Guinée

Le Guinéen Naby Keïta lors d'un match à Liverpool, le 26 avril 2019.

Pour la Guinée, son retour compte comme une victoire: Naby Keïta a contredit son entraîneur à Liverpool Jürgen Klopp, qui avait annoncé son forfait pour la CAN, en se rétablissant à temps pour rejoindre le Syli national, qui espère aller loin avec sa star.

Samedi, 62e minute: le milieu, après deux mois d'absence, remplace Mady Camara. Son impact est immédiat. Quatre minutes plus tard, François Kamano égalise pour sauver un point face à la surprise Madagascar (2-2) pour ses débuts.

"Son entrée nous a fait mal, évidemment. La Guinée est une très belle équipe", a reconnu le coach adverse Nicolas Dupuis. Avec son maître à jouer de retour, elle devient aussi un sérieux outsider, avant un beau test face au Nigeria, mercredi à Alexandrie.

"Il donne beaucoup, c'est un leader à sa manière. On a besoin de lui. Il nous fait profiter de son expérience des gros matches. Avec lui, c'est un plus", a déclaré à l'AFP l'attaquant de Dijon Sory Kaba.

CAN-2019: Koulibaly à "200% avec le Sénégal"
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Chez les Reds comme à la CAN, Keïta, 24 ans, vit dans l'ombre médiatique de l'Egyptien Mohamed Salah et du Sénégalais Sadio Mané. Mais Klopp, qui a déboursé 60 millions d'euros pour l'attirer de Leipzig, en a fait un titulaire dès sa première saison en Angleterre, dans un rôle plus défensif qu'en Bundesliga.

"C'est un très bon joueur, et il l'a montré depuis le début de la saison. Avec lui, on s'inscrit dans le long terme. De belles choses vont encore arriver", a déclaré le technicien allemand, au sujet de la progression de son joueur qui a découvert l'Europe, en Ligue 2, avec Istres.

Dépasser les quarts

Avec 33 matches, pour trois buts, le natif de Conakry ne s'est pas laissé impressionner par le lourd numéro qu'il porte, le 8, celui de la légende d'Anfield Steven Gerrard. Mais une blessure aux adducteurs en mai l'a éloigné de la finale de Ligue des champions gagnée contre Tottenham (2-0).

A en croire Klopp qui avait annoncé "une mauvaise nouvelle pour la Guinée", le joueur a failli tirer une croix sur la CAN. Le suspense a duré deux mois, jusqu'à sa réapparition sur la pelouse à Alexandrie, au plus grand soulagement du pays de 12 millions d'habitants qui vit pour son Syli.

En 2015, pour sa découverte de la compétition, Keïta avait débuté sur le banc lors de l'élimination par le Ghana (3-0) en quarts de finale, un stade qui n'a plus été dépassé par sa sélection depuis 1976. Non-qualifié en 2017, il revient avec une nouvelle génération, aux côtés de l'attaquant de Bordeaux Kamano ou du défenseur de Francfort Simon Falette.

C'est lui qui marque le but de la victoire face à la Côte d'Ivoire (3-2) à Abidjan lors des qualifications, un succès qui en dit long sur le potentiel de la Guinée.

Aller loin? "On va essayer de sortir d'abord de notre poule un peu difficile. On verra pour la suite", a commenté le Red, interrogé par la CAF.

Après avoir annoncé à tort le forfait de son milieu, Klopp pourra suivre son parcours en Egypte, avec un détail intéressant: en quarts de finale, Keïta pourrait croiser la route de Mohamed Salah.

NBA: le trophée de joueur ayant le plus progressé pour Pascal Siakam

Pascal Siakam, à droite, contre le grand défenseur des Golden State Warriors Draymond Green, finale NBA 2019, Toronto, Canada, le 30 mai 2019. (Kyle Terada-USA TODAY Sports)

L'ailier fort camerounais Pascal Siakam, sacré champion NBA avec Toronto mi-juin, a reçu lundi à Los Angeles le trophée de joueur NBA ayant le plus progressé lors de la saison 2018-19.

Siakam, 25 ans, était le grand favori pour ce trophée qui est attribué depuis 1986 et qui a notamment récompensé Boris Diaw (2006), Kevin Love (2011), Paul George (2013), Jimmy Butler (2015) et Giannis Antetokounmpo (2017).

Il est le premier joueur des Raptors et le premier Africain à être désigné "most improved player".

Venu au basket sur le tard, Siakam a fait ses débuts en NBA en 2016.

Il a terminé la saison régulière 2018-19, sa première comme titulaire, avec des moyennes de 16,9 points et 6,9 rebonds par match, contre 7,3 points et 4,5 rebonds par match en 2017-18.

Il a été encore plus productif durant les play-offs 2019 avec 19 points et 7,1 rebonds par match. En finale contre Golden State, battu 4 à 2 par Toronto, ses moyennes ont grimpé à 19,5 points et 7,5 rebonds.

"Ce trophée est quelque chose de fort pour moi, quand on voit mon parcours, j'espère que des enfants vont voir ça, s'en inspirer et penser que c'est possible pour eux aussi", a-t-il expliqué.

"Je suis content d'avoir ce trophée pour moi et pour ma famille, mais pour les enfants d'Afrique", a insisté Siakam.

Il a toutefois reconnu que le titre de champion NBA était ce qu'il allait retenir de sa saison 2018-19.

"Je suis quelqu'un qui privilégie l'équipe et à ce titre, il n'y a rien de mieux que d'être champions NBA, c'est le sommet et j'ai encore du mal à décrire ce que je ressens d'avoir remporté ce titre", a-t-il avoué.

L'ailier fort des Raptors a répété qu'il ne se fixait "aucune limite" pour l'évolution de sa carrière.

"Ce n'est que le début pour moi et il y a encore beaucoup de choses à venir", a-t-il conclu.

Avec AFP

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