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États-Unis

Des républicains anti-Trump voteront pour Hillary Clinton en novembre

La candidate démocrate Hillary Clinton donnant un discours à Omaha, Nebraska, 1 août 2016.

Chez les républicains, le tabou du vote en faveur de la démocrate Hillary Clinton à l'élection présidentielle américaine est brisé, plusieurs personnalités de droite rejetant publiquement Donald Trump, plongé dans l'une des plus graves controverses de sa campagne à ce jour.

Maintes fois, la trêve fragile entre Donald Trump et les ténors de son parti avait failli s'effondrer depuis sa victoire aux primaires, en mai. Elle avait toutefois plus ou moins tenu, malgré les dissensions de la convention d'investiture à Cleveland il y a deux semaines.

A ce jour, la plupart des élus républicains du Congrès, ainsi que les dirigeants du parti, continuent de soutenir sur le papier Donald Trump ou de dire qu'ils ne voteront ni pour lui, ni pour Hillary Clinton.

Mais le comportement du candidat en réponse aux critiques du père d'un soldat américain musulman tué au combat en 2004 a conduit plusieurs républicains à rompre avec lui, soulignant le malaise grandissant au sein du mouvement conservateur vis-à-vis de son porte-flambeau officiel.

Le risque, pour le parti républicain, est de se présenter en ordre dispersé aux élections présidentielle et législatives du 8 novembre, alors qu'Hillary Clinton dispose de l'appui inconditionnel de tout l'appareil démocrate et du président sortant, Barack Obama.

L'inquiétude des républicains concerne le choix de Donald Trump de l'escalade verbale pour répondre à Khizr Khan, un Américain naturalisé d'origine pakistanaise dont le fils Humayun, capitaine de l'armée de Terre, fut tué en Irak en 2004. M. Khan avait vivement dénoncé jeudi dernier à la tribune de la convention démocrate les propos anti-musulmans de Donald Trump.

En réponse, Donald Trump a estimé qu'il avait été injustement attaqué, a insinué que l'épouse de M. Khan était restée silencieuse à la tribune car elle n'avait pas le droit de parler en tant que femme musulmane, et affirmé qu'il avait lui-même fait beaucoup de sacrifices dans sa vie.

Le patron du parti républicain, Reince Priebus est, selon la chaîne ABC, furieux de cette nouvelle polémique, alors que la semaine dernière fut dominée par l'appel supposément "sarcastique" de Donald Trump à la Russie pour retrouver certains messages privés effacés d'Hillary Clinton.

Selon NBC, un groupe de poids lourds républicains, dont l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, envisage de plaider directement auprès de Donald Trump pour qu'il rentre dans le rang.

Défections

Les défections se sont accélérées après la fin des primaires, en juin: Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale du président George H. W. Bush; Richard Armitage, ancien secrétaire d'Etat adjoint du président Bush fils; Hank Paulson, ancien secrétaire au Trésor du même président; et plusieurs anciens élus ont annoncé qu'ils voteraient pour Hillary Clinton.

A la convention démocrate, des républicains ont même pris la parole, ainsi que Michael Bloomberg, ancien républicain devenu indépendant à la mairie de New York.

Hillary Clinton, qui a promis dans son discours d'investiture à Philadelphie d'être "la présidente des démocrates, des républicains, des indépendants", tente activement d'attirer des personnalités républicaines dans son giron.

La patronne de Hewlett Packard Enterprise, Meg Whitman, une influente républicaine de Californie, a dit dans une interview publiée mercredi qu'Hillary Clinton l'avait personnellement appelée. Elle votera pour elle et mobilisera des réseaux, notamment financiers, pour faire battre le "démagogue malhonnête" qu'est Donald Trump selon elle.

Le représentant républicain de New York Richard Hanna est devenu mardi le premier élu républicain du Congrès à annoncer qu'il voterait pour Hillary Clinton en novembre. Il a dénoncé l'hypocrisie de ses collègues qui déplorent les déclarations de Donald Trump sans le rejeter complètement.

"J'estime qu'il ne suffit pas de dénoncer ses propos: il n'est pas capable de représenter notre parti et ne peut pas diriger notre pays", a écrit Richard Hanna dans une tribune.

Le sénateur John McCain, qui a vivement dénoncé Donald Trump, refuse par exemple de retirer son soutien.

Avec AFP

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Une Américaine soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de Pelosi

Riley June Williams, originaire de la Pennsylvanie, identifiée le 17 janvier 2021 par le FBI, est soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. FBI / Document via REUTERS.

Aux Etats-Unis, une femme de 22 ans est soupçonnée d'avoir voulu, sans succès, vendre aux renseignements russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. L’ordinateur avait été dérobé lors de l'attaque du Capitole, le 6 janvier.

Selon l'acte d'accusation, Riley June Williams, originaire de Pennsylvanie, faisait partie des émeutiers qui se sont introduits au Capitole.

Des images diffusées par la chaîne britannique ITV montrent une jeune femme, dont la mère a confirmé l'identité auprès de la chaîne, enjoignant à la foule de se rendre à l'étage du bâtiment.

Un témoin anonyme, interrogé par les autorités américaines, affirme avoir vu d'autres vidéos dans lesquelles Riley Williams se saisit d'un ordinateur (ou d'un disque dur) dans le bureau de Nancy Pelosi.

Selon ce même témoin cité dans l'acte d'accusation, qui affirme être un ex-partenaire de la jeune femme, cette dernière avait prévu d'envoyer le matériel à un contact en Russie afin qu'il le vende aux services de renseignements extérieurs russes (SVR).

L'opération aurait finalement échoué, pour des raisons non précisées, et Riley Williams serait donc toujours en possession de l'ordinateur ou l'aurait détruit.

Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de la jeune femme, dont la mère a indiqué qu'elle avait quitté le domicile familial.

L'acte d'accusation n'a pour l'instant retenu contre Riley Williams que les chefs d'effraction et de trouble à l'ordre public, mais pas de vol.

Près de 70 personnes ont déjà été inculpées suite aux événements du 6 janvier, selon le ministère américain de la Justice.

Les autorités ont encore procédé ces derniers jours à une série d'interpellations en lien avec ces inculpations.

Les chefs d'inculpation vont d'effraction à port d'armes prohibé en passant par trouble à l'ordre public et agression d'agents de la force publique.

Journée Martin Luther King 2020 aux Etats-Unis

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Kamala Harris démissionne du Sénat et Alex Padilla la remplace

Le secrétaire d'État de Californie, Alex Padilla, s'exprime par vidéo lors de la Convention nationale démocrate de 2020, le 20 août 2020.

Le remplaçant au Sénat américain de la vice-présidente élue Kamala Harris a été dévoilé: il s'agit d'Alex Padilla, qui deviendra le premier Hispanique à représenter la Californie à la chambre haute des Etats-Unis.

La vice-présidente élue des États-Unis, Kamala Harris, a démissionné lundi de son poste de sénatrice représentant l'État de Californie, selon une lettre envoyée au gouverneur dont une copie est parvenue à VOA Afrique.

Mme Harris, 56 ans, doit prêter serment mercredi en même temps que son colistier, l'ancien vice-président Joe Biden, 77 ans.

La sénatrice a dû démissionner car, selon la doctrine de la séparation des pouvoirs aux États-Unis, un fonctionnaire ne peut appartenir qu'à une seule branche du gouvernement.

Lorsqu'un sénateur démissionne, son remplaçant est désigné d'une manière prescrite par les lois de l'État. En Californie, c'est au gouverneur qu'il revient de pourvoir le poste vacant, pour une période qui couvrira le reste du mandat pour lequel le sénateur a été élu.

Dans le cas de Mme Harris, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a décidé de nommer Alex Padilla pour la remplacer.

Fils d'immigrés mexicains, M. Padilla, 47 ans, a été désigné par le gouverneur comme un "guerrier pour le droit de vote et le rêve américain".

"Je suis honoré de la confiance que me place le gouverneur Newsom, et j'ai l'intention de travailler chaque jour pour honorer cette confiance", a déclaré M. Padilla dans un communiqué publié sur son site web.

Dans un entretien, M. Padilla a déclaré qu'il avait été submergé par l'émotion lorsque le gouverneur lui avait proposé le poste lors d'un appel Zoom. "Il y a beaucoup de travail à faire, bien sûr, mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mes parents, venus du Mexique pour poursuivre le rêve américain", a-t-il déclaré. "Tout ce que j'ai entendu étant enfant, c'est travailler dur, étudier dur, et tout ce que j'ai toujours voulu faire était d'honorer leurs sacrifices".

Sa nomination intervient après des mois d'intense lobbying parmi les démocrates de Californie, un Etat où la minorité hispanique représente 40% de la population, en vue de désigner le remplaçant de la future vice-présidente des Etats-Unis.

Élevé par un père cuisinier et une mère femme de ménage, Alex Padilla a grandi dans un quartier de Los Angeles touché par la violence des gangs.

Il a travaillé un temps comme ingénieur informatique sur des logiciels pour satellites avant d'entrer en politique à la fin des années 1990, à un moment où les discours anti-immigration fleurissaient en Californie.

Le nouveau sénateur va prêter serment mercredi.

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