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Donald Trump dit qu'il n'est pas prêt à soutenir Ryan ni McCain

Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan participe à la répétition à l'arène de Quicken Loans alors que les prépératifs continuent à Cleveland, Ohio, le 17 juillet 2016.

Le candidat républicain à la Maison Blanche a dit mardi ne pas être prêt à soutenir la réélection au Congrès du président de la Chambre des représentants Paul Ryan, un geste de défiance à l'égard d'un des plus hauts responsables de son parti.

A moins de 100 jours des élections présidentielle et législatives, Donald Trump a exprimé le même dédain envers le président de la commission des forces armées du Sénat, John McCain, qui entend conserver son siège dans l'Arizona.

"J'aime Paul, mais notre pays traverse une époque horrible", a expliqué M. Trump dans un entretien au Washington Post, interrogé au sujet de la primaire républicaine du 9 août dans le Wisconsin pour un siège à la Chambre des représentants des Etats-Unis.

Le conservateur Paul Nehlen s'est en effet porté candidat, face au sortant Paul Ryan, pour représenter leur parti à ce scrutin législatif.

"Nous avons besoin d'un leadership très, très fort. Et je n'en suis pas tout à fait au point" de soutenir M. Ryan, a poursuivi Donald Trump.

Ces propos semblent faire écho à ceux de Paul Ryan qui avait déclaré début mai ne pas être prêt à soutenir Donald Trump dans la course à la Maison Blanche, avant de finalement se rallier derrière le milliardaire.

A peine deux semaines après la convention républicaine, où le parti a affiché un visage d'unité, Donald Trump a attaqué bien plus vigoureusement John McCain, qui se présente pour un sixième mandat de sénateur de l'Arizona.

"Je n'ai jamais été avec John McCain car j'ai toujours pensé qu'il aurait dû faire un meilleur travail pour les anciens combattants", a-t-il estimé. "Nos anciens combattants ne sont pas traités convenablement. Ils ne sont pas traités équitablement".

John McCain a vivement dénoncé l'attitude de Donald Trump qui s'en est pris ces derniers jours aux parents d'un capitaine américain musulman mort au combat en Irak, invités à la convention d'investiture démocrate la semaine dernière.

La sénatrice du New Hampshire Kelly Ayotte s'est aussi dite "consternée" par les propos du candidat à ce sujet.

Et la réponse de ce dernier n'a pas tardé: "Kelly Ayotte ne m'a apporté aucun soutien, et je m'en sors très bien dans le New Hampshire".

"Nous avons besoin de gens loyaux dans ce pays. Nous avons besoin de battants dans ce pays. Nous n'avons pas besoin de personnes faibles. On en a suffisamment", a-t-il estimé.

Avec AFP

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la dépouille de la juge Ginsburg sera exposée à la Cour suprême et au Capitole

La juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg à l'Université de Californie à Berkeley, le 21 octobre 2019. La magistrate est décédée le 18 septembre 2020 à l'âge de 87 ans. (Photo AP)

La dépouille de la juge Ruth Bader Ginsburg sera exposée mercredi et jeudi à la Cour suprême des Etats-Unis, et recevra un hommage national vendredi au Capitole, ont annoncé lundi les deux institutions.

La magistrate, une icône féministe et progressiste dont la succession fait l'objet d'une intense bataille politique, sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington. Les hommages débuteront mercredi, avec l'arrivée du cercueil à la Cour suprême à Washington, où elle a siégé pendant 27 ans.

Sa dépouille sera déposée sur le catafalque de l'ancien président Abraham Lincoln dans le hall de la haute Cour, juste en haut de marches monumentales de marbre blanc. Les Américains pourront venir lui faire leurs adieux mercredi ou jeudi, mais devront rester à l'extérieur, en raison de la pandémie de Covid-19.

Vendredi, la juge sera transportée au Capitole, le siège du Congrès américain qui fait face à la Cour suprême, où une cérémonie aura lieu, a précisé la cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. "La juge Ginsburg incarnait la justice, l'intelligence et la bonté, et son décès est une perte inestimable pour la démocratie", a commenté l'élue démocrate.

La magistrate est décédée vendredi à 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, et des milliers de personnes se sont déjà rendues spontanément à la Cour suprême pour rendre hommage à ses combats pour le droit des femmes et des minorités.

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection en novembre, a annoncé qu'il désignerait vendredi ou samedi une autre femme pour la remplacer.

L'arrivé d'une magistrate conservatrice ancrerait solidement la Cour à droite, ce qui pourrait avoir d'énormes conséquences pour la société américaine. Mais, Constitution oblige, il faut que le Sénat donne son feu vert, ce qui a ouvert un nouveau front dans une campagne déjà rude pour la présidentielle.

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