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Moyen-Orient

Des ONG appellent à déterminer le sort de milliers de disparus en Syrie

Lors d'une réunion de l'ONU sur l'enquête des armes chimiques, en Syrie, le 10 avril 2018.

Huit ONG des droits humains ont appelé lundi la communauté internationale à faire pression sur les belligérants en Syrie, notamment le pouvoir de Bachar al-Assad, pour déterminer le sort de "dizaines de milliers" de personnes portées disparues en huit ans de conflit.

"Des dizaines de milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées par le gouvernement syrien. De nombreuses autres personnes sont portées disparues" après leur enlèvement par des groupes armés anti-régime ou des djihadistes, déplorent-elles dans un communiqué commun.

"Des centaines de personnes sont mortes en détention, sous le coup de tortures ou de mauvais traitements", affirment ces organisations parmi lesquelles figurent notamment Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Quelque 200.000 personnes seraient portées disparues dans un pays ravagé par la guerre depuis 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La moitié se trouveraient dans les geôles du régime, qui a réprimé dans le sang des manifestations pro démocratie déclenchant un conflit qui a fait plus de 370.000 morts, poussé à la fuite des millions de personnes et morcelé le pays.

Le communiqué appelle la communauté internationale à "faire pression" sur les belligérants et leurs alliés externes, notamment Moscou et Ankara pour "révéler les noms, le sort et le lieu des personnes victimes de disparitions forcées ou d'enlèvements, celles exécutées de manière extrajudiciaire ou mortes en détention".

Les huit ONG, dont des groupes de la société civile syrienne en exil, réclament que "les corps des victimes" soient rendus aux familles et que ces dernières soient informées "des circonstances de leur disparition et de leur mort".

Depuis des années, les proches des personnes disparues vivent dans l'incertitude, ballotés d'un service de sécurité à l'autre, et dépensant des fortunes pour tenter de retrouver un proche ou obtenir des informations sur son lieu de détention et son statut.

"Les familles vivent un enfer quotidien. Elles ne savent pas où sont leurs enfants, s'ils sont vivants ou morts, si elles vont les revoir à nouveau", déplore Leen Hashem, chargée de campagne sur la Syrie à Amnesty.

Ces derniers mois, des défenseurs des droits humains ont accusé les autorités de Damas d'avoir discrètement mis à jour les registres de l'Etat civil, en rendant publics des centaines de décès qui remontent parfois à 2013.

Damas a pris pour cible les personnes perçues comme étant des opposants "les manifestants, les défenseurs des droits humains, les journalistes, les avocats, les médecins et les travailleurs humanitaires", selon le texte.

Si le communiqué dénonce les exactions du régime, les rebelles soutenus par Ankara et les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), qui contrôlent la région d'Idleb (nord-ouest), sont aussi pointés du doigt pour des "enlèvements" ou des "tortures".

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Yémen: soutien saoudien à l'émissaire onusien, assure l'ONU

L'émissaire de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, à Genève, en Suisse, le 05 septembre 2018.

Le chef de la diplomatie saoudienne Ibrahim al-Assaf a affirmé lundi son soutien à l'émissaire onusien pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, critiqué récemment par le gouvernement yéménite, a assuré à New York une porte-parole de l'ONU.

Le ministre saoudien, et Abdel Aziz Hamad Aluwaisheg, un haut responsable du Conseil de coopération du Golfe (CCG), "ont tous deux exprimé leur soutien au travail réalisé par les Nations unies au Yémen et aux efforts de l'émissaire" pour mettre un terme au conflit, a déclaré cette porte-parole, Eri Kaneko, lors du point-presse quotidien de l'ONU.

Ce soutien a été exprimé à Ryad à la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, au premier jour d'une visite de deux jours dans la région. La responsable de l'ONU avait été envoyée en Arabie saoudite après des accusations de partialité proférées en mai par le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi à l'égard de Martin Griffiths.

Le président yéménite avait accusé le médiateur de prendre le parti des rebelles Houthis, contre lequel le gouvernement yéménite est en guerre, avec le soutien depuis 2015 d'une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite. L'ONU avait démenti tout parti pris.

Dans un communiqué lundi soir à New York, les Nations unies indiquent que Rosemary DiCarlo a ensuite rencontré à Ryad le président Hadi. Les discussions ont été "productives", indique le communiqué sans autre détail. Le Yémen doit être à nouveau discuté par le Conseil de sécurité de l'ONU le 17 juin.

Le Yémen a accusé en mai M. Griffiths de permettre aux rebelles de rester dans la ville de Hodeida (ouest) et dans son port, contrairement à ce que prévoit un accord conclu en décembre en Suède sous l'égide de l'ONU.

Les Nations unies avaient fait état le 14 mai du retrait des Houthis du port de Hodeida et de deux autres ports proches, mais des responsables gouvernementaux avaient dénoncé une "manipulation", accusant les rebelles d'en remettre le contrôle à des garde-côtes qui leur sont favorables.

Martin Griffiths est en fonction depuis février 2018. Il avait succédé au Mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, avec qui les Houthis avaient rompu les contacts. Le prédécesseur de ce dernier, le Marocain Jamal Benomar, avait démissionné en 2015 après l'entrée en guerre de l'Arabie saoudite.

Le conflit au Yémen a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU.

Avec AFP

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