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Une manifestation à Paris pour réclamer la libération de Gbagbo


Des pro-Gbagbo manifestent à Paris, France, 7 avril 2011.

Un petit groupe de militants ivoiriens manifestait mercredi soir à Paris pour réclamer la libération des "prisonniers politiques" dans leur pays et de l'ancien président Laurent Gbagbo, jugé à la Haye par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.

"Par cette action, nous entendons non seulement rendre hommage au président Laurent Gbagbo en ce jour où il fête ses 72 ans (...) mais également à toutes celles et ceux qui continuent de le soutenir, souvent au péril de leur liberté et au péril de leur vie", déclarent ces militants dans un texte remis à l'AFP.

Une vingtaine de personnes étaient regroupées place de la Bourse, devant le siège de l'AFP au centre de Paris, pour écouter les orateurs successifs réclamer la libération de M. Gbagbo.

L'ancien président ivoirien (2000-2011) est jugé par la CPI depuis janvier 2016 - au côté de son ex-chef de milice Charles Blé Goudé - pour des crimes contre l'humanité commis lors de la crise sanglante née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Mais il compte toujours de nombreux partisans, en Côte d'Ivoire et parmi la diaspora, qui se mobilisent régulièrement pour réclamer sa libération.

Une opération "CPI ça suffit" a ainsi été lancée samedi dernier à Yopougon, grand quartier populaire d'Abidjan réputé pro-Gbagbo, pour réclamer la libération "de Gbagbo et Blé Goudé, ainsi que de tous les prisonniers politiques en Côte d'Ivoire".

Michel Gbagbo, le fils de l'ex-président ivoirien, assistait à cette cérémonie, de même que de nombreux cadres du FPI (Front populaire ivoirien), le parti fondé par Laurent Gbagbo.

L'épouse de ce dernier, Simone Gbagbo, purge quant à elle en Côte d'Ivoire une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée en 2015.

Fin mars, elle a en revanche été acquittée par la Cour d'assises d'Abidjan des chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Avec AFP

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