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Crimes/enquêtes

Des hommes armés kidnappent des étudiants et tuent deux policiers nigérians

Un policier fait signe à des filles qui ont été kidnappées dans un pensionnat du nord-ouest de l'État nigérian de Zamfara de faire la queue après leur libération, à Zamfara, au Nigéria, le 2 mars 2021.

Les forces de sécurité ont repoussé une autre attaque contre un poste de police dans l'État d'Imo.

Dix personnes, dont deux policiers, ont été tuées et plusieurs étudiants enlevés dans le sud-est du Nigeria, a annoncé vendredi la police, dans une région théâtre de tensions séparatistes croissantes.

Des hommes armés ont pris d'assaut jeudi le poste de police d'Obosi, dans l'État d'Anambra, où les policiers ont riposté. "Deux agents de police ont payé le prix suprême", a déclaré le porte-parole de la police de l'État, Ikenga Tochukwu, dans un communiqué, ajoutant qu'une enquête était en cours pour identifier les auteurs.

Les assaillants ont également mis le feu à une partie du poste et à deux véhicules avant de prendre la fuite.

Dans un incident séparé, les forces de sécurité ont repoussé une attaque contre le poste de police d'Orlu, dans l'État voisin d'Imo, toujours selon la police.

Huit assaillants ont été tués, a affirmé à l'AFP une source policière locale, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Le sud-est du Nigeria connaît ces dernières semaines une recrudescence d'attaques visant les forces de sécurité, que les autorités attribuent à des membres de l'Ipob (Indigenous People of Biafra), un groupe séparatiste qui milite pour l'indépendance du Biafra.

Dans un autre incident dans cette même région du sud-est nigérian, cette fois dans l'Etat d'Abia, des étudiants et des passagers d'un bus ont été enlevés par des inconnus armés mercredi sur une route menant à l'État voisin d'Imo, a annoncé le gouvernement local.

Des étudiants de l'université d'État "ont rencontré une bande armée qui les a emmenés dans la forêt voisine avec d'autres voyageurs non encore identifiés", a déclaré le Commissaire à l'information de l'Etat d'Abia, John Okiyi Kalu,

"Deux des étudiants ont réussi à s'échapper (...), mais les autres sont toujours détenus", a-t-il précisé.

Les enlèvements par des criminels contre rançon sont fréquents au Nigeria. Dans le centre-ouest et le nord-ouest du pays, ils ont visé ces derniers mois des étudiants et écoliers par centaines.

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La menace jihadiste gagne le Golfe de Guinée, s'inquiète Paris

Des militaires marchent à l'intérieur de l'école scientifique du gouvernement à Kankara, dans le nord-ouest de l'État de Katsina, au Nigeria, le 13 décembre 2020.

La menace jihadiste s'étend aux pays du Golfe de Guinée, de la Côte d'Ivoire au Bénin, via le Burkina Faso, s'est inquiété vendredi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

“Je suis très soucieux des déstabilisations dans les pays du Golfe de Guinée", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur la chaîne BFM TV.

"La porosité terroriste, en particulier en passant par le Burkina Faso, aujourd'hui est en train de toucher le nord de ces pays, que ce soit la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin, le Ghana", a-t-il ajouté.

"Il y a là des risques et nous agissons beaucoup en ce moment pour que ces pays-là aussi s'organisent pour assurer la sécurité de leurs propres frontières et éviter que le terrorisme se répande dans ces territoires", a-t-il dit.

La France a annoncé une prochaine réduction et transformation de sa présence militaire au Sahel, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre la lutte antiterroriste dans la région.

La ministre des Armées Florence Parly a aussi souligné vouloir "travailler avec les pays du Golfe du Guinée" en la matière.

Jean-Yves Le Drian et le Premier ministre ivoirien Patrick Achi ont notamment inauguré le 10 juin près d'Abidjan l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT).

"Avec l'appui de la France, des Européens, de la communauté internationale, les Etats de la région doivent intensifier leur coopération militaire, leur coopération sécuritaire et leur coopération judiciaire", avait alors relevé le ministre français des Affaires étrangères.

L'AICLT doit former policiers, militaires, gendarmes, magistrats, douaniers et être un lieu d'échange sur la lutte antiterroriste.

Le nord de la Côte d'Ivoire, frontalier du Burkina Faso, a de nouveau été la cible le 7 juin d'une attaque de jihadistes présumés au cours de laquelle un soldat ivoirien a été tué.

La Côte d'Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque jihadiste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan: des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.

Allemagne: 2 morts dans une fusillade, opération de police en cours

Des policiers déployés l’attaque par un véhicule-bélier à Münster, Allemagne, 7 avril 2018.

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans une fusillade jeudi à Espelkamp, dans le nord-ouest de l'Allemagne, a annoncé la police locale sans avoir d'éléments sur les motivations du tireur.

La police ignore également à ce stade si l'auteur est l'une des victimes ou s'il a pris la fuite, a précisé un porte-parole à l'AFP.

Selon les quotidiens Westfalen Blatt et Bild, la police a lancé une vaste chasse à l'homme dans la région alors que l'auteur en fuite est armé, ce que la police a refusé de confirmer.

L'une des personnes a été tuée dans un bâtiment tandis que l'autre l'a été dans la rue, selon le journal local. La police évoque de son côté "deux lieux du crime".

Un important déploiement policier est en cours dans cette ville de 25.000 habitants située entre Hanovre et Osnabrück.

Selon Bild qui ne cite pas ses sources, il s'agit d'un drame "de la jalousie".

Boko Haram confirme la mort de son chef historique et nomme un remplaçant

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, dans une capture d'écran prise le 2 janvier 2018 d'une vidéo.

Le groupe nigérian jihadiste Boko Haram a confirmé la mort de son leader historique, mort lors de combats avec le groupe rival Etat islamique en Afrique de l'Ouest, l'Iswap, a annoncé Bakura Modu, dit Sahaba, le nouveau chef présumé, dans une vidéo envoyée mercredi à l'AFP par des sources vérifiées.

Sahaba, important commandant de Boko Haram connu par les experts pour être basé sur le lac Tchad, demande à "Allah de bénir l'âme de Shekau", mort "en martyr" et accuse le chef de l'Iswap, "Abu Musab Al-Barnawi, cet agresseur pervers", de l'avoir tué.

Dans son message, prononcé en arabe et qui s'arrête de manière très abrupte au milieu d'une phrase sans raison apparente, celui qui se présente comme le nouveau chef de cette ancienne secte islamique transformée en mouvement jihadiste violent, appelle à se venger contre le groupe rival, qui a fait scission de Boko Haram en 2016.

La semaine dernière, l'Iswap avait annoncé la mort d'Abubakar Shekau, chef historique du groupe depuis la mort du fondateur Mohammed Yusuf en 2009, qui se serait fait exploser pendant des combats entre les deux groupes rivaux dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria.

Cette annonce venait confirmer de nombreuses rumeurs donnant Shekau pour mort depuis le mois de mai.

L'Iswap, reconnu par le groupe Etat islamique, est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans.

Après être monté en puissance, il est désormais le groupe jihadiste dominant dans le nord-est du Nigeria, multipliant les attaques d'ampleur contre l'armée nigériane.

Depuis 2019, l'armée nigériane s'est retirée des villages et bases de petite importance, pour se retrancher dans des "supercamps", une stratégie critiquée car elle permet aux jihadistes de se déplacer sans entraves dans les zones rurales.

Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés.

Perpétuité requise contre l'ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro

Guillaume Kigbafori Soro, ancien premier ministre ivoirien et ancien chef de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, le 29 janvier 2020 à Paris, en France.

La prison à perpétuité à été requise mercredi devant le tribunal criminel d'Abidjan contre l'ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, accusé de complot contre le pouvoir.

Au terme d'un procès qui a débuté le 19 mai, le procureur Richard Adou a requis la perpétuité "pour atteinte à la sûreté nationale".

M. Soro et 19 de ses partisans sont accusés de "complot", "tentative d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" ainsi que de "diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations".

Vingt ans de prison ont été requis contre Souleymane Kamagaté dit Soul to Soul, ex-chef du protocole de Guillaume Soro. Les mêmes réquisitions ont été prononcées contre son avocate et ancienne ministre Affoussy Bamba, et contre son responsable de la Communication Toure Moussa, tous deux en exil.

Le parquet a aussi demandé 17 mois de prison ferme pour "troubles à l'ordre public" pour sept militaires, l'ancien ministre Alain Lobognon, considéré comme son bras droit, et Simon Soro, jeune frère de Guillaume Soro.

Le procureur a réclamé "la dissolution" de Générations et peuples solidaires (GPS) "parce que ce mouvement politique (créé par Guillaume Soro) se livre à des actes subversifs".

"Il y a beaucoup de complots, de parjures, trop de forfaitures dans ce dossier" a dénoncé, de son côté, Me Souleymane Diallo, l'avocat de la plupart des accusés, dans sa plaidoirie.

"La dissolution du GPS demandée par le procureur montre le caractère politique du procès. Parce qu'il n'appartient pas au juge pénal de prononcer la dissolution d'une association. Il n'y a pas de complot, pas d'atteinte à l'autorité de l'Etat", a assuré Me Diallo, plaidant "la relaxe pure et simple" de ses clients.

Ancien chef de la rébellion des années 2000, Guillaume Soro, 49 ans, qui vit en exil depuis deux ans, est jugé par contumace, comme cinq de ses partisans.

Les accusés ont nié toutes les charges.

Après une élection présidentielle tendue en octobre 2020, la Côte d'Ivoire traverse depuis plusieurs mois une période de détente politique, avec des discussions entre le pouvoir et les deux principaux partis d'opposition, et des libérations d'opposants.

Mais Guillaume Soro et ses partisans restent dans le collimateur des autorités et semblent marginalisés.

En avril 2020, M. Soro a été condamné à 20 ans de prison pour recel de détournement de deniers publics, pour avoir tenté de s'approprier, selon la justice, une résidence achetée par l'Etat pour le loger lorsqu'il était Premier ministre.

Cette condamnation avait justifié l'invalidation de sa candidature à la présidentielle, alors qu'il était vu comme un challenger sérieux.

D'anciens étudiants américains demandent une enquête contre un médecin accusé d'abus sexuels

Le stade du campus de l'Université du Michigan à Ann Arbor, Michigan, le 10 août 2020.

D'anciens étudiants et athlètes de l'Université du Michigan ont demandé mercredi à l'établissement de mener une enquête approfondie sur un de ses anciens médecins accusé d'avoir commis des agressions sexuelles pendant des décennies.

Richard Anderson, qui a travaillé à l'université basée à Ann Arbor de 1966 à 2003, est accusé d'avoir agressé des centaines d'étudiants et de sportifs. Il est décédé en 2008.

Tad DeLuca, qui affirme avoir été victime de M. Anderson dans les années 1970 quand il faisait partie de l'équipe de lutte, a demandé une enquête sur "la culture de protection des abus sexuels dans le Michigan".

Il a appelé le conseil 'administration de l'université, qui se réunit jeudi, à coopérer avec la justice de cet Etat du nord des Etats-Unis.

"Nous continuerons jusqu'à ce que justice soit rendue", a affirmé Jon Vaughn, membre de l'équipe de football américain de 1988 à 1991. "De victimes d'abus, nous devenons des survivants qui passent à l'action", a-t-il ajouté.

Un rapport, produit par un cabinet d'avocats à la demande de l'université, a conclu en mai que M. Anderson "avait eu un comportement sexuel abusif avec ses patients à de multiples occasions".

Plusieurs poursuites judiciaires sont engagées, et l'université s'est dit mercredi "activement engagée dans un processus de médiation confidentiel, guidé par le tribunal, avec les victimes du Dr Anderson".

Le scandale menace notamment de ternir la réputation de l'entraîneur emblématique de l'équipe de football américain, Bo Schembechler, décédé en 2006.

Un de ses enfants, Matt Schembechler, a récemment révélé avoir été agressé par le médecin à l'âge de 10 ans. Il affirme avoir averti son père, qui n'aurait rien fait.

D'autres membres de sa famille ont au contraire défendu Bo Schembechler, assurant qu'il "n'aurait jamais toléré" de tels actes.

Une autre institution locale, l'Université d'Etat du Michigan (MSU), a été secouée par le plus grand scandale sexuel de l'histoire sportive des Etats-Unis.

Larry Nassar, l'ex-médecin de l'équipe américaine de gymnastique qui a été condamné en 2018 à une lourde peine de prison pour avoir agressé sexuellement au moins 265 victimes durant deux décennies, officiait à la MSU comme thérapeute.

La même année, l'Université de Californie du sud (USC) de Los Angeles avait accepté de payer 215 millions de dollars d'indemnités à des victimes d'un ex-gynécologue employé sur le campus, accusé d'abus sexuels par des centaines de femmes.

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