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États-Unis

Des femmes "probablement" les prochaines à marcher sur la Lune et Mars

L'astronaute américaine Anne McClain, avant le lancement du vaisseau spatial Soyouz MS-11 dans le cosmodrome loué par la Russie, Baikonur, Kazakhstan, 3 décembre 2018.

La prochaine personne à marcher sur la Lune sera sans doute une femme, a annoncé l'administrateur de l'agence spatiale américaine, qui prédit aussi qu'une femme sera la première à fouler le sol de Mars.

"Il est probable que la prochaine personne sur la Lune sera une femme, et la première personne sur Mars sera aussi probablement une femme", a dit Jim Bridenstine dans une interview enregistrée vendredi pour l'émission Science Friday de la radio américaine WNYC, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Le chef de la Nasa a également rappelé que le 29 mars, pour la première fois de l'Histoire, deux femmes astronautes effectueraient une sortie depuis la Station spatiale internationale. Jamais une sortie spatiale n'avait été 100% féminine jusqu'à présent.

Les deux astronautes, Anne McClain et Christina Koch, effectueront des opérations de maintenance.

"La Nasa s'engage à avoir un éventail large et divers de talents, et nous avons hâte que la première femme soit sur la Lune", a conclu Jim Bridenstine.

De nombreuses femmes ont été dans l'espace depuis la Soviétique Valentina Terechkova en 1963, et la Nasa compte de nombreuses astronautes.

Mais les douze astronautes à avoir marché sur la Lune lors des missions Apollo entre 1969 et 1972, étaient exclusivement des hommes. Depuis, aucun humain n'est retourné sur la Lune.

La Nasa est en train de construire la fusée la plus puissante de tous les temps, le Space Launch System (SLS), et une capsule baptisée Orion, pour le retour des humains sur la Lune en 2028. Quant à Mars, une mission habitée est prévue "dans les années 2030".

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Les motards du "Rolling Thunder" sur la route de Washington, Trump leur offre un sursis

Une foule de motards est réunie à la cathédrale nationale de Washington pour la «bénédiction des vélos», le 24 mai 2019, à Washington. - Un défilé de motards qui marque le premier amendement Rolling Thunder, une tradition depuis 1988.

Des dizaines de milliers de motards s'apprêtaient dimanche à rouler dans les rues de Washington en hommage aux soldats portés disparus, et ce défilé de deux roues, drapées de drapeaux américains, ne devrait finalement pas être le dernier, a promis Donald Trump.

"Les Grands Patriotes du Rolling Thunder reviendront l'année prochaine à Washingon D.C. et, espérons-le, pour beaucoup d'années à venir", a tweeté le président américain depuis le Japon où il est en visite d'Etat.

Ce 32e "Rolling Thunder", évènement dédié aux soldats ayant péri sous le drapeau américain mais aussi aux disparus, devait être le dernier rassemblement dans la capitale.

Les organisateurs justifiaient leur décision par un "manque continu de coopération des responsables de la police du Pentagone et de la police de Washington" et un coût, plus de 200.000 dollars, ayant grimpé en flèche.

Cette nouvelle avait attristé le locataire de la Maison Blanche qui avait promis samedi d'aider s'il le pouvait.

"Passez un très bon moment aujourd'hui. Merci à nos grands hommes et femmes du Pentagone d'avoir trouvé une solution", s'est félicité M. Trump.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fourni de détails supplémentaires.

Chez les motards, le tweet du président a fait des heureux.

"Trump dit que ce n'est pas terminé, donc ce n'est pas fini et c'est lui le chef et il tient sa parole", s'est réjoui Ron Galey, ancien combattant du Vietnam, présent à chaque "Rolling Thunder" depuis 1990.

A la mi-journée ils étaient déjà des milliers rassemblés sur le parking du Pentagone, prêts à prendre la route.

Vestes en cuir sur les épaules, drapeaux américains de rigueur, ils défilent chaque année jusqu'au Mall de Washington, célèbre artère de la capitale où se situe un mur marqué de près de 60.000 noms de soldats américains morts durant la guerre du Vietnam.

Venus de tout le pays, ces "bikers", souvent d'anciens combattants, défilent depuis plus de 30 ans derrière un seul mot d’ordre : "Nous n'oublierons jamais".

L'administration Trump annonce des ventes d'armes à Ryad en contournant le Congrès

Trump

L'administration de Donald Trump a "formellement informé le Congrès" de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis en contournant la possibilité dont disposent normalement les parlementaires de bloquer ce type de contrat, a annoncé vendredi un sénateur démocrate.

Le gouvernement a "invoqué une obscure disposition" législative sur les exportations de munitions à guidage de précision pour passer outre l'avis du Congrès au nom de la menace iranienne, a déploré Bob Menendez, numéro deux de la commission des Affaires étrangères du Sénat, dans un communiqué.

Le sénateur ne précise ni la nature ni le montant de ces contrats.

"En tentant d'expliquer sa décision, l'administration n'identifie même pas quel mécanisme légal elle pense utiliser, décrit des années de comportement néfaste de la part de l'Iran mais sans expliquer clairement ce qui constitue aujourd'hui une urgence", a-t-il estimé.

Il déplore une mesure "sans précédent" et dit redouter son impact sur les civils au Yémen, où l'Arabie saoudite et les Emirats dirigent une coalition militaire contre les rebelles Houthis soutenus par l'Iran.

"Une fois de plus, l'administration Trump ne donne pas la priorité à nos intérêts de sécurité nationale de long terme et ne défend pas les droits humains, préférant accorder des faveurs à des pays autoritaires comme l'Arabie saoudite", a-t-il déclaré.

Le Congrès américain avait adopté en avril une résolution exigeant du président "le retrait des forces armées américaines des hostilités" au Yémen, à l'exception des opérations visant Al-Qaïda. Donald Trump y a mis son veto.

Le nouveau casse-tête des législateurs

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Objets décoratifs en s’inspirant de la carte de l’Afrique

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Trump accusé de recourir de façon abusive au droit de grâce

Le président américain Donald Trump

Le président Donald Trump, qui envisagerait de gracier ce week-end plusieurs militaires poursuivis pour crimes de guerre, se voyait reprocher vendredi de recourir abusivement à ce droit de clémence que lui accorde la constitution.

Ces grâces, si elles se concrétisent, seraient "répugnantes", a estimé Pete Buttigieg, un candidat à la primaire démocrate.

Ce serait "un affront à l'idée de l'ordre et de la discipline, un affront aux lois de la guerre, auxquelles nous croyons quand nous mettons en danger nos vies pour défendre le pays", a ajouté cet ancien militaire de 37 ans, qui a servi en Afghanistan.

Selon des responsables cités de façon anonyme dans la presse, notamment par le New York Times, le président américain a l'intention de gracier plusieurs militaires pendant le week-end du Memorial Day, qui honore les soldats américains tombés au combat.

- Civils tués -

Parmi les militaires auxquels M. Trump envisagerait d'accorder sa grâce figure un soldat d'élite de 39 ans, Edward Gallagher, accusé d'avoir poignardé à mort un prisonnier blessé âgé d'une quinzaine d'années, alors qu'un médecin était en train de lui administrer des soins.

Membre des célèbres "Navy SEALs", unité d'élite de la Marine américaine, il est aussi accusé d'avoir abattu au fusil de précision une jeune fille et un vieillard et d'avoir arrosé des zones résidentielles à la mitraillette lourde. Son procès doit s'ouvrir le 28 mai devant un tribunal militaire dans la base navale de San Diego (Californie).

Mercredi, c'est l'ancien commandant des forces de l'Otan, l'ex-amiral James Stavridis, qui s'est élevé dans les colonnes du magazine Time contre l'idée de gracier des militaires soupçonnés ou reconnus coupables de crimes de guerre.

"J'ai commandé plusieurs des militaires que Trump veut gracier. Les libérer affaiblira l'armée", écrit l'amiral Stavridis, aujourd'hui à la retraite.

Ce genre de grâces "renforce la propagande ennemie, car ils pourront dire que nous ne respectons pas nos propres principes" et les conduira "à se comporter de façon encore plus barbare", a-t-il noté.

- Meurtres de prisonniers -

Le président américain s'intéresse aussi au cas d'un ancien membre des forces spéciales américaines, le commandant Matt Golsteyn, inculpé de "meurtre avec préméditation" pour avoir tué en 2010 un Afghan qu'il soupçonnait avoir fabriqué des bombes artisanales et avoir ensuite incinéré le corps pour le faire disparaître.

Selon l'armée, le crime de guerre est constitué, car l'Afghan avait été fait prisonnier. Matt Golsteyn doit être jugé en cour martiale à une date restant à fixer.

Les médias ont aussi mentionné trois soldats du corps des Marines punis par la justice militaire pour s'être fait filmer en train d'uriner en 2011 sur les cadavres de talibans tués au combat, et un ancien agent de la société de sécurité privée Blackwater, Nicholas Slatten, 35 ans, jugé coupable en décembre de l'assassinat d'un civil irakien en 2007, onze ans après un carnage à Bagdad qui avait suscité une indignation mondiale.

Pour le général Martin Dempsey, ancien chef d'état-major américain, "la grâce de militaires accusés de crimes de guerre montre à nos soldats que nous ne prenons pas le droit de la guerre au sérieux".

"Mauvais message. Mauvais précédent. Abdication de notre responsabilité morale. Représente un risque pour nous", a tweeté le général Dempsey, qui a pris sa retraite en 2015.

La grâce est un droit régalien que la Constitution des Etats-Unis confère à son président.

- Utilisation partiale -

Donald Trump n'hésite pas à y avoir recours et, selon ses critiques, en fait surtout profiter ses soutiens de la première heure.

Il en a ainsi fait bénéficier ce mois-ci l'ancien patron de presse Conrad Black, un grand laudateur du président américain.

Auparavant, M. Trump a gracié Dinesh D'Souza, un conservateur polémiste très anti-démocrate, ou encore l'ancien shérif Joe Arpaio, condamné pour ses méthodes policières discriminatoires envers les immigrés clandestins.

Deux grands quotidiens américains ont publié cette semaine des éditoriaux critiquant le projet de M. Trump.

"L'usage du droit de grâce par Donald Trump est peut-être légal, mais il n'est absolument pas normal", a jugé le New York Times.

Ces grâces "seraient une insulte aux millions de militaires qui se sont comportés honorablement", a souligné le Washington Post.

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