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Des "faiblesses" dans le contrôle des ventes d'armes individuelles aux Etats-Unis

Des armes à feu exposés au B & J Guns à Colonie, New York, 26 Juin 2008.

Le système de contrôle des acheteurs souffre de "faiblesses", notamment dans l'actualisation des bases de données, révèle un rapport du service d'inspection du ministère américain de la Justice.

Selon une loi de 1993, un armurier homologué par les autorités fédérales doit demander à un client potentiel de remplir un formulaire, puis transmettre par téléphone ou internet ces données à un service national spécialisé.

Cet organe dépendant du FBI vérifie alors les antécédents judiciaires et psychiatriques de cet acheteur avant d'autoriser ou non la transaction. Ces contrôles sont normalement réglés en quelques minutes, mais peuvent durer jusqu'à trois jours si nécessaire.

Le FBI consulte plusieurs bases de données, parmi lesquelles le registre national des casiers judiciaires. S'il ne donne pas de réponse dans le délai de trois jours, le commerçant est libre de vendre l'arme à son client.

Or, souligne le rapport mercredi, "tout grippage dans le processus peut déboucher sur des conséquences tragiques, ainsi que l'a illustré la fusillade tragique de l'église de Charleston en juin 2015".

Dylann Roof, un Blanc affichant son racisme, avait tué par balle neuf paroissiens d'une église noire de cette ville de Caroline du Sud.

L'enquête a montré qu'il n'aurait pas dû être autorisé à s'équiper d'une arme, ayant été préalablement interpellé avec des stupéfiants. Mais des fautes dans la remontée des informations le concernant ont induit en erreur le FBI, qui a finalement laissé passer le délai de trois jours.

Depuis novembre 1998, le FBI a réalisé plus de 230 millions de contrôles d'antécédents, pour plus de 1,3 million de refus. Ceci illustre l'importance aux Etats-Unis du marché des armes individuelles, désormais plus nombreuses que les habitants.

Le 23 décembre 2015, la police a par exemple procédé à 151.061 contrôles d'antécédents concernant des clients faisant leurs courses de Noël.

Si le FBI oppose un refus à un acheteur potentiel, celui-ci a la possibilité de faire appel et le dossier est automatiquement transmis au Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs, une puissante agence fédérale connue sous son acronyme ATF.

Or, relève le rapport, le FBI et l'ATF sont en désaccord sur les critères permettant de considérer qu'une personne s'est soustraite à la justice, ce qui conduit l'ATF à autoriser parfois des achats d'armes... contre l'avis du FBI. De novembre 1999 à mai 2015, 2.183 transactions ont ainsi été réalisées.

Chaque jour aux Etats-Unis environ 90 personnes trouvent la mort par balle.

Et il reste toujours possible dans de nombreuses régions d'Amérique d'acheter une arme sans aucun des contrôles fédéraux exigés, notamment auprès de collectionneurs privés ou dans les foires itinérantes.

Avec AFP

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Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

Joe Biden veut allouer 1,9 trillion à la lutte contre la pandémie

Le président élu des États-Unis Joe Biden annonce son plan de sauvetage économique anti-coronavirus, le 14 janvier 2021, à Wilmington, Delaware, en présence de la vice-présidente élue Kamala Harris.

Le président américain élu Joe Biden a dévoilé jeudi soir un plan de lutte contre le coronavirus, soulignant l'urgence d'adopter une législation pour aider les Américains à traverser la pandémie et la crise économique qu'elle a engendrée.

"Au cours de cette pandémie, des millions d'Américains, sans que ce soit leur faute, ont perdu la dignité et le respect qui vont de pair avec un salaire", a déclaré M. Biden dans un discours présentant le plan de sauvetage depuis Wilmington, dans le Delaware.

Le plan de M. Biden comprend une nouvelle série de paiements directs de 1 400 dollars pour la plupart des Américains, un financement pour promouvoir l'ouverture des écoles en toute sécurité et la mise en place d'un programme national de vaccination. Il prévoit également une assurance chômage supplémentaire de 400 dollars par semaine jusqu'en septembre.

Le plan prévoit aussi une aide aux petites entreprises, notamment celles appartenant à des entrepreneurs issus des minorités ethniques.

Le plan, que l'équipe de transition a décrit comme "ambitieux, mais réalisable", est estimé à 1,9 trillion de dollars, selon une déclaration publiée avant le discours de M. Biden.

C'est un chiffre que les républicains jugeaient trop élevé il n'y a pas si longtemps.

Mais les choses sont différentes. Lorsqu’il prendra le pouvoir le 20 janvier, M. Biden, un démocrate, aura une Chambre des représentants contrôlée par son parti et un Sénat divisé à 50-50. Il reviendra alors à la vice-présidente élue, Kamala Harris, de faire pencher la balance. Aux États-Unis, le vice-président en exercice préside les plénières du Sénat.

M. Biden s'était déjà fixé comme objectif d'administrer 100 millions de vaccins au cours des 100 premiers jours suivant son entrée en fonction le 20 janvier. L’annonce de jeudi inclut un plan national chiffré à 20 milliards de dollars. Il comprendra le financement de centres communautaires et de centres de vaccination mobiles pour les régions éloignées, en coordination avec les gouvernements des États et des collectivités locales.

"Ce sera l'un des efforts opérationnels les plus difficiles que nous ayons jamais entrepris en tant que nation", a déclaré M. Biden. "Nous devrons remuer ciel et terre pour faire vacciner plus de gens", a-t-il ajouté.

Claude Porsella: "La nation a été choquée"

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Lady Gaga et Jennifer Lopez chanteront à la cérémonie d'investiture de Biden

Photo-montage de Lady Gaga (d) et Jennifer Lopez (g).

Les stars de la musique pop Lady Gaga et Jennifer Lopez participeront à la cérémonie d'investiture de Joe Biden le 20 janvier à Washington, a annoncé jeudi l'équipe du démocrate, un événement qui se tiendra dans un climat très particulier en raison du Covid-19 et d'une sécurité renforcée après les violences au Capitole.

Lady Gaga chantera l'hymne national américain, justement sur les marches du Capitole, puis Jennifer Lopez effectuera une "prestation musicale", a précisé le comité d'organisation de l'événement.

Toutes deux avaient soutenu Joe Biden lors de sa campagne, et Lady Gaga, que Joe Biden appelle sa "grande amie", s'était déjà produite lors de son dernier grand meeting. Lorsqu'il était vice-président de Barack Obama, ils avaient travaillé ensemble sur une campagne de lutte contre le harcèlement sexuel.

Sur le thème de l'"Amérique unie", la cérémonie d'investiture du démocrate ne ressemblera à aucune autre, les organisateurs tout comme la maire de la capitale ayant appelé les Américains à ne pas se déplacer mais à la suivre virtuellement, de chez eux. Le pays enregistre actuellement ses pires bilans de morts quotidiens dus au coronavirus.

Un "champ de drapeaux" sera installé sur une partie du "Mall", l'immense esplanade où se dressent musées et monuments officiels à Washington, face au Congrès. Ils représenteront "les citoyens américains" qui n'ont pu faire le déplacement, a précisé l'équipe de Joe Biden.

Après l'assaut sur le capitole par des partisans de Donald Trump le 6 janvier pour protester contre la certification de la victoire du démocrate, la cérémonie d'investiture se tiendra également dans un climat de tension extrême.

La sécurité a été fortement renforcée dans la ville aux airs de camp retranché, et le Pentagone a autorisé le déploiement de pas moins de 20.000 soldats de la Garde nationale le jour J.

Après la cérémonie, Joe Biden avait déjà annoncé qu'il se rendrait immédiatement au cimetière national d'Arlington avec trois de ses prédécesseurs: Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush, pour y déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu et lancer un appel à l'unité.

Le soir, le comédien américain Tom Hanks présentera une émission spéciale, diffusée sur toutes les grandes chaînes américaines, avec d'autres invités musicaux, dont Justin Timberlake.

En 2009, Aretha Franklin avait chanté lors de la première cérémonie d'investiture de Barack Obama, ainsi que Bruce Springsteen, U2, Shakira ou Stevie Wonder. Quatre ans plus tard pour sa réélection, Beyoncé avait chanté l'hymne national.

En 2017, Donald Trump avait dû lui se contenter d'artistes moins connus, l'homme étant peu apprécié du monde du spectacle.

Le président sortant a fait savoir qu'il ne participerait pas à la cérémonie le 20 janvier.

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