Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Togo

Des jeunes entrepreneurs togolais se lancent dans la lutte antipaludique

Pommade Solim anti-moustique, exposée à la foire Made in Togo, 3 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Pour soutenir les autorités sanitaires dans la lutte contre le paludisme, de jeunes entrepreneurs togolais développent des produits, essentiellement naturels, pour des traitements préventifs et curatifs.

Bien que des progrès aient été réalisés dans la lutte contre la maladie dans le pays, le paludisme est la première cause de mortalité infantile, de consultation médicale et d’absentéisme scolaire et professionnel.

Création de nouveaux produits de lutte contre le paludisme
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:41 0:00

D’un point de vue économique, cette maladie, dont le vecteur est le moustique, est responsable d’une perte supérieure à 1% du PIB au Togo.

Pour intensifier la lutte contre le paludisme, l’accent est ainsi mis sur la prévention et une prise en charge rapide et efficace du malade. Parmi les produits antipaludéens en vogue dans le pays, on cite fréquemment la plante Artémisia.

Tisane Artémisia, exposée à la foire made in Togo, 3 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Tisane Artémisia, exposée à la foire made in Togo, 3 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

L'artémisia pour combattre le paludisme

La ferme-école Sichem propose l’Artémisia en une tisane qui prévient, mais traite également le paludisme, affirme Jérôme Mawussi, distributeur de la tisane Artémisia.

"A titre préventif, prenez une tasse par jour, mais si vous êtes déjà atteint du paludisme, vous prenez une tasse trois fois dans la journée", explique M. Mawussi en terme de posologie.

L’Artémisia n’est pas méconnue de la médecine moderne affirme Sélom Atsu, responsable d’une unité de production de cette boisson naturelle. De cette plante est soustrait le principal actif pour fabriquer des produits antipaludéens, soutient-il.

"L’Artémisia, c’est l’Artémisinine qui est soustrait pour fabriquer les autres produits. Alors que l’expérience a montré que la plante complète est plus efficace que l’actif lui-même", explique M. Atsu.

Depuis sa mise sur le marché, la tisane Artemisia a des adeptes qui ne jurent que par elle pour être à l’abri du paludisme. C’est le cas d'Emmanuel Emesina, qui assure ne plus avoir fait de crise de paludisme depuis qu’il l'utilise.

"J’avais des doutes, mais j’ai utilisé la tisane quand j’étais malade. Quand j’ai commencé à boire le médicament, j’ai vu que les douleurs et la fièvre ont commencé par être réduits. En une à deux semaines d’utilisation, je me suis retrouvé en bonne santé", témoigne-t-il.

L’une des mesures préventives homologuées par l’Organisation Mondiale de la Santé est la moustiquaire imprégnée d’insecticide. Une pratique qui connaît des limites que propose de repousser la pommade Solim.

Eyabana Hassikpessi à la foire made in Togo, 3 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Eyabana Hassikpessi à la foire made in Togo, 3 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"C’est lorsqu’on est dans la chambre qu’on peut se protéger contre les moustiques avec notre moustiquaire. Dès 18 heures, il y déjà les moustiques qui dérangent", explique Eyabana Hassikpessi, directeur général de Tradi-Naturelle Africa, l’unité de production de la pommade antipaludéen Solim.

Il indique que cette pommade est faite à base d’une plante qui était utilisée pour chasser naturellement les moustiques.

"Lorsque j’étais enfant, nos mères utilisaient une plante naturelle et ça chassait les moustiques et je me suis dit que si je prenais cette plante, je pourrais la transformer en pommade qu’on peut passer sur le corps et éloigner les moustiques", dit-il fièrement.

Depuis le 6 mai dernier, le diagnostic du paludisme par le Test de diagnostic rapide (TDR) et le traitement des cas graves par l'Artesunate et l'Artéméther injectables sont désormais gratuits dans les centres de santé publique sur toute l'étendue du territoire togolais.

Toutes les actualités

Journée de la femme africaine: appels à l'implication des hommes

La 4ème édition de la foire des droits de la femme se tient au marché de Hédjranawoé à Lomé, du 29 au 31 août 2018. (Twitter/Cacit Togo)

La journée de la femme africaine est célébrée le 31 juillet. 25 ans après la conférence de Beijing, un changement de stratégie s'impose.

Il y a 25 ans se tenait la conférence de Beijing, considérée comme un repère dans la lutte pour l'effectivité des droits des femmes. Un quart de siècle après, Solange Fiaty, directrice exécutive de l’association Alere Yike, se souvient de cette grande rencontre qui a suscité de l’espoir auprès des jeunes filles.

"En 1995, je commençais déjà à militer avec Amnesty Togo. Et voir toutes ces femmes que j’admirais se préparer pour participer à cette grande rencontre des femmes du monde entier, était pour moi ma porte d’entrée dans le monde des défenseurs des droits humains. Cette conférence devrait sortir des solutions pour tous les problèmes auxquels sont confrontés les femmes dans la jouissance de leur droit", souligne-t-elle.

Dans sa déclaration, la conférence de Beijing relève que les droits des femmes sont des droits fondamentaux de la personne.

Journée de la femme africaine: les Togolaises donnent leurs avis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:57 0:00

Mais dans certaines zones du Togo, notamment les milieux ruraux, des poches de résistance subsistent.

"Il existe encore dans la région des savanes, des femmes et des filles qui subissent des stéréotypes, des violences physique, psychologique, économique, des pratiques barbares, rétrograde, sexiste, qui portent atteinte à leurs droit fondamentaux et à la liberté de choix et d’intégrité physique", explique Confort Kabissa-Lamboni, coordinatrice du Réseau des femmes et développement des savanes.

Même si la situation n’est pas encore idéale, la déception n’est pas non plus au rendez-vous.

"25 ans, je ne suis pas déçue. Je ne suis pas déçue parce qu’au Togo par exemple, le cadre juridique de protection de la femme est amélioré. Aujourd’hui, nous avons des jeunes filles, qui se lèvent, qui s’organisent pour protéger et défendre leurs droits", raconte Solange Fiaty.

A l’issue de la conférence de Beijing un programme d’action a été élaboré pour contribuer à une avancée significative dans le respect des droits des femmes.

Le plan d’action de Beijing est un document complet mais qui souffre de quelques lacunes, auxquelles il faut remédier pour relancer la lutte, suggère Confort Kabissa-Lamboni.

"La conférence de Beijing a accouché d’un plan d’action assez complet qui n’a pas simplement énuméré les objectifs à atteindre mais également des mesures pratiques pour y arriver", conclut-elle.

L’Alliance globale pour la protection de l'enfant et de la femme estime qu’il est temps de changer de stratégie de lutte.

Laure Amoussou-Amana, présidente de cette alliance, souligne qu'il faut "impliquer les hommes pour qu’ils puissent comprendre que les droits de la femme, ce sont les droits de la communauté".

Des écologistes togolais déplorent l'absence de stratégie pour la gestion des masques usés

Masque dans une rue à Lomé, 25 juillet 2020. (VOA/Kayi Lawson)

La gestion des masques usés devient de plus en plus délicate au Togo, d’autant plus qu’ils sont considérés par la population comme des déchets ordinaires.

Depuis le 9 juin, le Togo a rendu obligatoire le port systématique du masque dans les espaces publics. Mais pour le moment, aucune stratégie n’est mise en œuvre pour la gestion de ces masques après leur utilisation.

Dans la capitale togolaise, Lomé, pullulent désormais de nouveaux types de déchets: les masques de protection. Accessoires prisés en ces temps de crise due à la pandémie du nouveau coronavirus, ils contribuent à la pollution de l’environnement. Ils jonchent les rues et les caniveaux à ciel ouvert de la ville.

"Nous avons remarqué que beaucoup de Togolais, après avoir utilisé les masques, les jettent dans les rues", constate avec amertume Félix Tagba, Président de l’association de protection de l’environnement, EcoJogging. "Comme les sachets plastiques, ces masques peuvent faire plus de 400 ans dans la nature avant de se dégrader", souligne​ l'écologiste.

Les masques qui ne sont pas jetés dans les rues se retrouvent dans les poubelles et sont acheminés vers les décharges publiques ou les centres de gestion de déchets. Là aussi, en plus d’un déficit de protocole de recyclage, les masques usés deviennent un danger potentiel pour le personnel de ces centres.

"C’est un déchet très dangereux pour nous parce que d’abord nous n’avons pas de possibilités d’analyse de ces masques-là, pour voir s’ils sont infectés ou non", explique Gado Bemah, directeur exécutif de l’ONG STADD, Science et technologie appliquées pour un développement durable, qui dispose d’une unité de gestion et de recyclage des déchets.

Ces masques, faits avec du polypropylène, sont considérés comme du plastique et nécessitent une gestion adéquate, souligne l'expert.

Les centres de gestions des déchets se retrouvent impuissants face à ces déchets hors du commun.

"La précaution, c’est l’utilisation systématique des gants, des masques et des bottes, pour pouvoir protéger nos équipes. Donc quand les déchets arrivent, nos agents sont suffisamment équipés pour pouvoir manipuler les déchets en toute tranquillité. Et après, ils ont des désinfectants pour éviter la contamination", soutient M. Bemah, qui se réjouit que depuis le premier cas de Covid-19 en mars au Togo, aucun de ses agents n’a été contaminé.

Par ailleurs, il a fait savoir que l’ONG STADD accompagne aussi les populations dans la gestion de ces déchets délicats. "Nous essayons de faire des sensibilisations pour inviter les gens à mieux gérer ces déchets particuliers en les détruisant par incinération à la maison", a-t-il ajouté.

Et le mouvement EcoJogging s'est aussi lancé dans la sensibilisation par la mise en oeuvre d'une campagne de gestion des masques après usage sur les réseaux sociaux. La campagne est dénommée #BeatMaskPollution.

Félix Tagba, président de l’Association EcoJogging, Lomé, 02 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Félix Tagba, président de l’Association EcoJogging, Lomé, 02 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"La campagne consistait à faire une vidéo et à sensibiliser les populations à ne plus jeter les masques dans les rues", a indiqué Félix Tagba, responsable de cette association environnementale, soulignant que cette campagne leur a permis de cerner la perception des populations togolaises par rapport à l’impact environnemental de ces masques.

"Nous avons remarqué en fait, que certaines populations ne savent pas que les masques qu’on jette dans la nature ont des conséquences sur notre environnement", a révélé M. Tagba.

La justice émet un mandat d'arrêt international contre l'opposant Kodjo

La justice émet un mandat d'arrêt international contre l'opposant Kodjo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:22 0:00

Minute Eco: Risque de dislocation de la CEDEAO à cause de l'ECO

Minute Eco: Risque de dislocation de la CEDEAO à cause de l'ECO
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:38 0:00

Les élèves togolais de retour en classe

Les élèves togolais de retour en classe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:08 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG